Les Borders en été, autour de Peebles

par Ophélie G.
Publié le Edité le 4 commentaires
Borders Abbeys Way, Scottish Borders

Les Borders, ce n’est pas la région de prédilection des touristes, qui la boudent et préfèrent largement se balader du côté des Highlands (j’ai moi-même été coupable de cette bêtise). Pourtant, il y a de superbes endroits où aller entre la frontière anglaise et la ceinture centrale écossaise. J’avais déjà pu en avoir un bel aperçu lors d’un road trip au printemps 2019, mais j’étais alors trop préoccupée par mon pot d’échappement qui était en train de se faire la malle pour apprécier pleinement le coin. L’été dernier, je suis retournée dans les Borders, du côté de Peebles, avec mon acolyte de voyage, Camille.

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« The Great Polish Map of Scotland », une œuvre des plus intrigantes

En chemin vers Peebles, nous bifurquons quelque part après avoir vu un panneau indiquant « The Great Polish Map of Scotland ». Camille voulait voir ça depuis un moment alors que je n’avais jamais entendu parler de cet endroit. Heureusement, Internet est un outil merveilleux qui me permet de jeter un coup d’œil à ce vers quoi nous nous dirigeons. Intriguées, nous nous engageons dans l’allée qui mène au Barony Castle Hotel.

Le château-hôtel dénote parmi la végétation omniprésente et vraiment, vraiment verte ! Il est littéralement immaculé et fait presque trop propret (j’aime les bâtisses en ruines). Nous nous garons – il n’y a que quelques grosses berlines sur le parking de l’hôtel – et nous suivant les petits signes. Le chemin longe le château, ça permet d’en admirer l’architecture sous toutes ses coutures. 

The Great Polish Map of Scotland, Scottish Borders
The Great Polish Map of Scotland, Scottish Borders
The Great Polish Map of Scotland, Scottish Borders

Un étroit pont de boit permet de rejoindre la fameuse « carte polonaise » – nous apercevons les restes d’un moulin sur notre droite. Et au détour d’un buisson, nous tombons sur la fameuse carte. Bon, je ne vais pas vous mentir, c’est bien plus impressionnant sur Instagram, avec les photos prises par drone. Il y a une petite plateforme qui permet de prendre de la hauteur et d’admirer la carte d’un autre point de vue, mais rien ne vaut les clichés pris du ciel. Pour que ça soit plus parlant, je vous glisse une photo IG.

L’eau est dégueulasse, marronâtre – ça fait clairement abandonné. Il y a trois panneaux explicatifs autour de la carte. C’est une œuvre gigantesque (50 mètres par 40) en 3D qui représente les reliefs écossais. On l’appelle aussi Mapa Scotland ou plus simplement la Carte de Barony.

A propos de la création : Jan Tomasik, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, achète le château de Barony en 1968 et confie la modélisation de la carte à Dr. Kazimierz Trafas dans les années 1970. Ça leur prend quand même plusieurs étés pour venir à bout de leur création en béton : commencé en 1974, elle est achevée en 1979.

L’endroit ne m’a pas spécialement plu même si je reconnais que c’est un très bel hommage d’immigrés envers leur terre d’accueil. Et le cadre est superbe, on ne va pas se mentir.

@love.scotland

La mignonne Peebles

J’aime le nom de ce town, Peebles – ça roule sur la langue, c’est mignon. Nous ne restons pas très longtemps mais suffisamment pour une courte balade sous la pluie et un bon chocolat chaud. Après avoir traversé le Hay Lodge Park, nous avançons sur le sentier qui longe la rivière Tweed, jusqu’à atteindre le contrebas des ruines du château de Neidpath. Malgré les quelques averses, nous apprécions de nous dégourdir les jambes au cœur de la nature. Il est d’ailleurs facile d’oublier que la route passe vraiment pas loin. C’est tellement calme et vers, ce n’est pas sans me rappeler les paysages des films Twilight (oui, j’ai succombé à l’appel des films quand j’étais plus jeune). L’Ecosse n’a vraiment rien à envier aux paysages du nord-ouest des Etats-Unis.

Avant de quitter Peebles, pause goûter à Cocoa Black Chocolate, dont Camille me parle depuis que nous avons quitté Edimbourg le matin même. Je dois bien admettre que la vitrine est alléchante et que toutes les pâtisseries ont l’air délicieuses. J’arrête mon choix sur un brownie – delicious !

Sur les traces de Sir Walter Scott à Abbotsford

Comme la première fois où je me suis arrêtée à Abbotsford, il est trop tard pour visiter la demeure qui a vu grandir le célèbre auteur écossais. Du coup, Camille et moi sommes limitées à une balade dans le parc alentour – mais zéro regret ! Je trouve la modeste résidence de Sir Walter Scott, une référence littéraire écossaise (je déconne, elle est gigantesque !) aussi impressionnante que la première fois où mes yeux se sont posés dessus.

Abbotsford, la demeure de Sir Walter Scott

Nous reprenons le chemin le long de la rivière Tweed, sur un sentier qui s’appelle le Black Path – le « sentier noir ». Il se mêle le Borders Abbeys Way, un chemin de rando qui fait une centaine de kilomètres et qui rejoint trois abbayes médiévales (Melrose, Dryburgh et Jedburgh) et tout un tas de villages plus mignons les uns que les autres.

Le chemin que nous empruntons est charmant et là encore, j’ai l’impression d’avoir changé de continent ! Il y a des petites passerelles de bois là où le terrain est trop accidenté et des petites plages de galets. Nous nous arrêtons sur l’une d’entre elles pour tremper nos pieds et faire (ou plutôt tenter de faire) des ricochets. Nous en profitons aussi pour ramasser des fleurs pour nos herbiers.

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Cette sortie dans les Borders m’a donné envie d’y retourner pour explorer davantage la région. Un après-midi n’est vraiment, vraiment pas suffisant pour découvrir tout ce que le coin a à offrir !

✏️ Des recommandations dans les Borders ?

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4 commentaires

3 kleine grenouilles 13 janvier 2021 - 14:24

L’office du tourisme écossais devrait t’embaucher. Tes photos donnent vraiment envie de partir en vacances là-bas.
Sinon, je suis comme toi, j’aime moins les châteaux « tout neufs », trop bien rénovés mais le premier, tout blanc, est quand même très joli quant à la bicoque de Sir Walter Scott, je pourrais aussi y passer mes vacances sans problème. 😉
Bonne semaine à toi !

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Ophélie G. 15 janvier 2021 - 11:06

Ça fait vraiment plaisir à lire, merci ! ❤️
On ne va pas faire les difficiles hein, c’est quand même plus sympa de vivre dans un château qui tient debout que dans des ruines. :p xx

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Camille 21 janvier 2021 - 14:00

Je ne suis toujours pas allée dans les Borders ! Apparemment, c’est une erreur 🙂 Mais dans ma tête, ça ressemble à la Central Belt qui est franchement inintéressante, du coup… bon. Quand on aura à nouveau le droit, etc…!
Le château de Walter Scott est délirant. Tout ce vert, ça fait envie ! J’adore l’hiver quand il y a de la neige, mais le printemps c’est juste magique.

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Ophélie G. 21 janvier 2021 - 17:45

Découvrir les Borders, c’est un de mes objectifs « exploration » de cette année, quand il nous sera permis de bouger un peu. Comme toi, j’adore l’hiver et la neige mais le printemps est une période que j’aime énormément aussi. ♥ xx

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