Vis ma vie de prof en Angleterre : une semaine dans mon quotidien

par Ophélie G.
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Vis ma vie de prof en Angleterre : une semaine dans mon quotidien

Je reçois régulièrement des questions vis-à-vis de mon quotidien de prof en Angleterre. Un peu lassée de répéter la même chose, j’ai documenté une semaine de travail pour pouvoir vous la raconter ici. Je vous ai demandé sur Twitter si un tel article vous plairait, vous avez majoritairement répondu que oui. Préparez-vous une boisson chaude, ça risque d’être long.

Être prof en Angleterre : un témoignage personnel

Disclaimer : comme tous les articles de ce genre, je relate mon expérience personnelle. Chaque personne est différente, chaque établissement fonctionne différemment. Mon quotidien ne sera le même que personne.

Pour ce micro-documentaire personnel, j’ai choisi une semaine complètement lambda. Aucun jugement dans ce récit, je vais me contenter de relater les faits, pour que vous puissiez vous faire votre propre idée de ce qu’est le métier de prof en Angleterre. Il n’y aura pas non plus de comparaison avec un autre système éducatif, parce que je n’y connais rien (je n’ai jamais enseigné en France par exemple). Pour rappel, j’enseigne le français dans un collège anglais public, où les élèves vont de la 6e à la 2nde (inclus).

Avant les cours : une routine bien rodée

Ma journée commence toujours de la même manière. J’arrive à l’école entre 7h et 7h15. Je suis largement en avance, mais ça me permet de faire tout un tas de tâches, principalement administratives.

La première chose que je fais : je vérifie mon casier, mon pigeon hole comme on dit ici. C’est là que sont déposés des cahiers, des notes, des documents persos. Puis je traverse l’école pour rejoindre ma salle de classe. Je profite du démarrage de mon ordinateur pour aller me faire un café – le premier d’une longue série. Ensuite, c’est la même rengaine.

Je lis mes emails et y réponds, je vérifie que tout est prêt pour mes leçons du jour, je distribue le matériel qui reste sur les tables de leçon en leçon, j’écris la date et les objectifs des leçons au tableau. J’en profite aussi pour corriger des contrôles de vocabulaire et remplir mon carnet de notes. Après, c’est l’heure de la pause toilettes et du deuxième café. Il est 8h20, la première sonnerie retentit.

Pendant la journée de cours

De 8h20 à 14h30, la journée se déroule comme suit dans mon école :

  • 8h20 – 9h25 : Leçon 1
  • 9h25 – 10h25 : Leçon 2
  • 10h25 – 10h40 : Form
  • 10h40 – 11h : Récréation
  • 11h – 12h : Leçon 3
  • 12h – 13h30 : Leçon 4 / Déjeuner*
  • 13h30 – 14h30 : Leçon 5

*La 4ème heure de cours est partagée avec l’heure du déjeuner. Selon les jours et les classes enseignées, le déjeuner peut-être à 12h, 12h30 ou 13h. La leçon 4 s’articule alors autour du déjeuner.

Bien évidemment, impossible de faire quoi que ce soit d’autre que d’enseigner pendant ces heures. J’ai trois heures de « libre » par semaine : première heure le mardi, le jeudi et le vendredi. Ce sont en général des heures que je passe à corriger des cahiers, à faire du marking. C’est obligatoire dans mon département : je lis les cahiers des élèves et corrige la moindre faute que j’y trouve, armée de mon stylo vert. Une tâche absolument impérative ! Malheureusement, trois heures ne sont pas suffisantes pour cette tâche. J’ai neuf classes de trente-deux élèves. Une classe me prend une bonne heure si je suis organisée, à défaut d’une session de marking par classe toutes les deux ou trois semaines.

Il y a également une heure le mercredi pendant laquelle j’aide les élèves de dernière année à pratiquer leur oral, et une heure le vendredi pendent laquelle je prépare des ressources pour le département.

Vie de classe : être mentor

Tous les jours pendant quinze minutes, je vois le même groupe d’élève. C’est ma form, constituée de vingt-deux élèves. Je suis leur professeure principale et je les suis pendant leur scolarité. Ce qu’on fait pendant ces quinze minutes dépend du jour de la semaine. En général, le lundi je commence par faire passer les messages importants. Le jeudi, ils ont (parfois) une assemblée avec tous les autres cinquièmes, sur des thèmes divers et variés. 

Le reste du temps, nous suivons une série d’activités pensées pour faire d’eux des citoyens modèles. En ce moment, nous travaillons sur la gentillesse ou comment développer sa bienveillance. Ce n’est pas déplaisant, simplement rébarbatif. C’est pourtant un moment que j’apprécie beaucoup, car j’aime énormément ces enfants. Encore heureux, vu la fréquence de ces mentor times !

Pause, déjeuner et break duty

Il n’y a qu’une récréation par jour, de 10h40 à 11h. Pendant ces vingt minutes, j’ai en général la même routine : je vérifie mes emails et y réponds si besoin, je passe aux toilettes et je me refais un café. Il y a toujours des imprévus qui raccourcissent la récré : des élèves qui viennent rattraper un test de vocab foiré, d’autres qui viennent vous demander de l’aide pour un devoir. Comme la cloche sonne à 10h55 pour rameuter les élèves, ça réduit également la récré des profs.

Le mercredi, je n’ai pas de pause car je suis de break duty, c’est-à-dire que je surveille une zone de la cour de récréation. En général, il ne se passe pas grand-chose. Il faut toutefois faire gaffe aux garçons de dernières années qui aiment se planquer dans les toilettes pour regarder leurs portables ou fumer (les deux sont interdits dans mon école). Les filles vont dans les toilettes, simplement pour se protéger du froid, mais il faut quand même les chasser.

La pause déjeuner dure 30 minutes en théorie, 25 en pratique (vu que la cloche sonne 5 minutes avant le début du cours, pour éviter la cohue dans les couloirs). En 25 minutes, c’est un peu le même bordel que la pause, avec les emails à gérer, les élèves qui viennent te demander un truc. Le repas est vite avalé et reste sur l’estomac. 

Vis ma vie de prof en Angleterre : une semaine dans mon quotidien
Le café, aka mon meilleur allié pour garder les yeux ouverts toute la journée.

Après les cours

Si la journée de classe se termine officiellement à 14h30, le corps enseignant doit rester jusqu’à 15h minimum. Néanmoins, il y a toujours quelque chose après l’école et quitter les lieux à 15h est une utopie.

Les jeudis et vendredis, il y a une heure avec les élèves de dernière année. Ce sont des séances de speaking, pendant lesquelles ils se préparent pour leur examen oral. Au total, deux heures à les écouter réciter leurs paragraphes et à corriger leurs erreurs de prononciation. Parfois, il faut aussi les aider à apprendre.

Le mardi, il y a les retenues de français. Tous les élèves collés la semaine précédente se doivent d’être dans ma salle, pendant une heure. Aucun bruit n’est toléré, chacun doit faire ses devoirs de français, quels qu’ils soient. Je sais que les retenues ne sont pas aussi courantes en France mais pour vous donner une idée, voici quelques raisons qui amènent à une retenue dans mon école : oublier son cahier d’exercices, mâcher un chewing-gum, porter un bijou, avoir un comportement inacceptable, ne pas porter l’uniforme réglementaire. Ce qui fait que chaque semaine, la salle est relativement remplie d’élèves. Comme ils n’ont pas le droit de parler, il faut les surveiller de près. Impossible de vaquer à ses propres occupations. Par conséquent, c’est autant une punition pour les profs que pour les élèves.

Le mercredi, le corps enseignant doit rester à l’école jusqu’à 16h45. C’est un après-midi dédié à différentes choses, mais ça commence (ou finit, ça dépend des semaines) par un briefing de quelques minutes. Puis c’est soit du CPD (des trainings comme on dit), ou du temps en département. En général, je m’occupe de créer des ressources. Récemment, j’ai surtout entré des données dans le système.

Et ensuite ?

En résumé, de 8h20 à 15h30, impossible de faire autre chose que d’enseigner – ce qui est normal, c’est mon métier. Quand je rentre chez moi, ma seconde journée de travail commence. Parmi tout ce qui m’attend après 15h30, il y a (en vrac) :

  • Planifier les leçons pour le lendemain ;
  • Appeler les parents quand c’est nécessaire ;
  • Lire et répondre aux emails (encore !) ;
  • Signaler les incidents survenus dans la journée (ou les motifs d’inquiétude) ;
  • Préparer le travail pour les élèves placés en isolation* le lendemain ;
  • Corriger les piles de cahiers inachevées.

Ce qui, en règle générale, me prend entre 2 et 3h30 chaque soir d’école (sauf le vendredi !). Je refuse de travailler le vendredi, et le samedi dans la mesure du possible. Le dimanche, je passe environ 5h à travailler, notamment pour préparer les leçons et corriger les cahiers (vous avez dit redondant ?)

*L’isolation n’est pas chose rare dans les écoles anglaises. Dans mon école, ça a un autre nom mais l’idée reste la même : les élèves qui ont écopé d’une journée en isolation se retrouvent dans une salle à part, avec des bureaux cloisonnés pour éviter que les élèves parlent entre eux. Ils passent la journée là, en silence complet, à travailler. Ce qui rajoute bien évidemment une certaine charge de travail aux profs qui doivent préparer quelque chose rien que pour eux.

Toujours plus

Voici un récit relativement juste d’une semaine d’école lambda. Parfois, il y a des choses qui changent : une réunion parents-profs (qui ont lieu le jeudi, de 16h à 19h) ou des training days pendant lesquels l’école est fermée aux élèves. Cela étant dit, ce n’est pas très souvent dans mon école. Il y a aussi les périodes d’examen, où je me retrouve avec des centaines de copies à corriger dans des délais parfois très courts. Il y a aussi les jours où tu es malade, mais tu dois quand même préparer les leçons qui seront données en ton absence. 

Trois fois par an, je dois également remplir les rapports de mes élèves. Grosso merdo, j’ai 280 élèves. Pour chacun d’entre eux, je dois attribuer 3 notes : pour leur comportement, pour leur engagement et pour leur attitude vis-à-vis des devoirs. Je dois également pour chacun indiquer s’ils ont atteint leurs objectifs en matière de progrès ou non. Pour mes élèves les plus âgés (équivalent 4e), je dois enfin prédire la note qu’ils auront à leur examen de fin d’année de 2nde. Une semaine pour faire tout ça, je ne vous raconte même pas.

La vie de prof en Angleterre est très prenante. C’est le genre d’emploi pour lequel l’investissement est permanent. Le cerveau ne se repose jamais et il y a toujours quelque chose à faire. Malgré toute ma bonne volonté, j’ai toujours l’impression de ne pas en faire suffisamment. Et il y a aussi la sensation de culpabilité – j’en parlais récemment  avec ma collègue en duty. Si on se prend une soirée « off », on s’en veut d’une manière ou d’une autre, et on compense en travaillant beaucoup plus le lendemain.

La suite au prochain épisode : une présentation du système éducatif anglais. Quand je vois certains mots-clés qui amènent les lecteurs sur mon blog, je me doute que certains se posent des questions sur le système éducatif en Angleterre. J’ai déjà parlé de 5 différences entre les écoles (privées) en France et en Angleterre, mais je dois vous parler de l’envers du décor, de toutes les choses qui font le quotidien des profs mais qui ne se voient pas au premier coup d’œil. 

✏️ Un avis ou une remarque sur la vie de prof ?

✏️ Si vous êtes vous aussi enseignant, quel que soit l’endroit, je serais ravie de lire vos témoignages !

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19 commentaires

Flavie 29 janvier 2020 - 19:53

Hello! Je suis super heureuse d’aller sur ton blog et de voir cet article ce soir! Je souhaite moi aussi être prof de français au Royaume-Uni et je suis contente de pouvoir m’imaginer ce que pourra être une journée de mon futur job.
Au fait, je me posais trois questions:
– est-ce qu’il y a, comme en France, des échelons de salaire en Angleterre ou ton salaire peut varier d’une école à une autre?
– sais-tu si enseigner en Angleterre et en Ecosse c’est la même chose (les horaires de classes, les salaires, etc…)
– j’ai eu la chance l’an dernier de rencontrer une « headteacher » de français mais je n’ai pas eu l’occasion de lui demander comment fait-on pour devenir headteacher, le sais-tu? Y a-t-il un nombre d’années d’expérience minimum, par exemple?

Je te souhaite bon courage pour ta fin de semaine ! Hâte de lire ton prochain article!

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Ophélie G. 29 janvier 2020 - 20:02

Salut Flavie !
Alors, pour te répondre :
– Oui, il y a des échelons. Si tu tapes « Teacher Pay Scale » sur Google, tu devrais avoir accès au document (via le site de la NASUWT je crois). Ta progression dépend du nombre d’années enseignées mais également des résultats de tes élèves aux examens (!). Par contre, ça ne varie pas d’une école à une autre, c’est national.
– Je ne sais pas du tout si enseigner en France ou en Angleterre est différent, mais j’imagine que dans l’ensemble non. Je sais que les Ecossais ont un système différente au niveau des termes employés, mais c’est tout.
– Pour devenir Head Teacher (tu parles de Head of Department ou de directeur d’école ?), il suffit de postuler pour le poste en question. 🙂 En général, c’est faisable après quelques années d’enseignement, mais je ne crois pas qu’il y ait un nombre d’années précis. 🙂 Par contre, la charge de travail est vraiment énorme en tant que HoD !

J’espère avoir répondu à tes questions du mieux que je le pouvais ! xx

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Flavie 29 janvier 2020 - 20:42

Merci beaucoup pour toutes tes réponses Ophélie! Je parlais bien de Head of Department. Il paraît en effet que la charge de travail est énorme…
Tu m’as bien éclairé, merci et bonne soirée!

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Ophélie G. 29 janvier 2020 - 20:44

Quand je vois comment ma HoD bosse, je trouve ça ouf ! xx

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Alex 30 janvier 2020 - 08:24

Wow quelle routine. Comme tu le sais, je ne suis pas prof mais j’ai toujours aimé aller à l’école (sauf lors de mon bachelor) justement parce que j’ai toujours (ou presque) eu des profs absolument géniaux et c’est également grâce à eux que je suis comme je suis aujourd’hui. Du coup j’ai tellement de respect pour ton travail, c’est vraiment fou le nombre d’heures supplémentaires qui sont demandées…
Merci pour ton article super intéressant !

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Ophélie G. 30 janvier 2020 - 16:29

Merci beaucoup Alex, ça fait beaucoup de bien de lire ce genre de commentaires ! Parce que les gens qui pensent encore qu’à 14h30, c’est bon j’ai fini ma journée… J’en ai juste ras le bol ! xx

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Clem 30 janvier 2020 - 09:05

J’étais super contente quand j’ai vu que t’allais faire un article de ce genre!! Je suis super curieuse et j’adore savoir ce que les gens font de leur journée dans leur métier haha. Et comme je veux être prof en UK, ça m’intéresse particulièrement! C’est vrai que ça a l’air très prenant et un peu répétitif mais c’est normal dans ce genre de métier… J’ai hâte que tu parles du système éducatif en Angleterre parce que je ne m’y retrouve toujours pas lol!
J’espère que tu passes une bonne semaine! xx

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Ophélie G. 30 janvier 2020 - 16:30

J’avoue que j’adore lire ça aussi ! On est trop curieuse je crois.. 😀 Franchement, bon courage. Faudra qu’on en parle ahah.
L’article en question arrivera bientôt ! xx

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Mariion2404 30 janvier 2020 - 13:47

C’est un gros planning ! Ce n’est pas du tout fait comme en France mais c’est prenant aussi.
J’ai une classe de CM1 CM2 dans le sud de la France et j’ai aussi la direction.
Je commence tous les jours par être à l’école à 7h30 pour vérifier que tout est prêt pour la journée et faire mes tâches de direction.
De 9h à 12h je suis en classe.
De 12h à 13h20 je suis en pause
De 13h20 à 16h30 je suis en classe.
Si je peux je rentre mais c’est rare car je dois souvent faire des taches de direction.
Le lundi je suis déchargée, ce qui veut dire que je suis dans mon bureau seulement pour la direction mais je profite aussi pour préparer ma classe si j’ai le temps.

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Ophélie G. 30 janvier 2020 - 16:31

Merci pour ton retour d’expérience ! J’adore en apprendre davantage sur comment ça se passe pour les enseignants d’autres pays. 🙂
Tu es à la direction de quoi en fait ? xx

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Fanny - Le jour où 31 janvier 2020 - 22:02

Et y’en a encore qui ose dire que les profs sont des fainéants de fonctionnaires ! J’ai été instit pendant 10 ans, certaines années avec avec la direction en plus càd plein de tâches administratives et de lourdes responsabilités à peine payées. J’avais 27h face aux élèves et entre 6h et 10h minimum de travail en plus de préparation ou correction. A cela s’ajoutent les heures de formation, de réunions et de rencontres avec les parents. J’ai quitté l’enseignement car les réformes en France font tout pour détruire l’éducation. J’apprécie aujourd’hui d’avoir de vrais weekends , soirées et vacances sans boulot à la maison. Bon courage à ceux qui sont encore en poste !

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Ophélie G. 1 février 2020 - 10:12

C’est ça. Je pense que les gens ne se rendent absolument pas compte de ce que les profs vivent, et que la seule chose qu’ils retiennent, ce sont les vacances scolaires. Ils ne tiendraient pas deux mois dans une école. Merci pour ton retour d’expérience. 😀 Et merci pour tes encouragements ahah, je vais en avoir besoin. xx

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Lolli 2 février 2020 - 09:07

C’est très intéressant ton article. Je travaille dans un collège en France en tant qu’assistante d’éducation et assistante documentaliste et j’aimerai que la discipline soit plus présente en France. Bon les motifs des heures de colle sont un peu extrêmes je trouve en Angleterre 😀 mais j’hallucine en tout cas de l’investissement des profs , je te tire mon chapeau !!

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Ophélie G. 2 février 2020 - 13:03

Merci Lolli ! L’investissement des profs, une autre façon de dire « l’absence de vie des profs » ahah.
La discipline a de quoi déranger parfois. Surtout que l’impact que ça a sur les élèves n’est pas forcément tangible. J’y reviendrai ! xx

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3 kleine grenouilles 3 février 2020 - 13:09

Merci pour cet article très intéressant ! Je ne connais pas vraiment le système scolaire anglais et je trouve que la charge de travail est quand même lourde (j’espère que le salaire suit). Tu as très peu de temps pour pouvoir échanger avec tes collègues. A ma connaissance, les colles et les journées d’isolation n’existent pas à Hambourg, ce qui pourrait être utile. Que l’on insulte un prof ou que l’on porte un bijou, on est collé de la même manière ?

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Ophélie G. 3 février 2020 - 19:01

Le salaire ne suit clairement pas non, mais j’en parlerai plus tard. Pas de temps pour échanger avec les collègues, d’autant plus que dans mon école, notre bloc est assez isolé des autres. Nous avons notre propre salle des profs, mais du coup on reste entre nous.
Alors pour les heures de colle, ça dépend en fait. Si un élève te manque de respect, tu fais appel à un collègue qui viendra mettre le gamin en isolation pour le reste de la journée. Mais sinon oui, même conséquence pour un uniforme non réglementaire, un bijou porté, un chewing-gum mâché ou être en retard. xx

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Marion 4 février 2020 - 10:35

Wow, respect sister 😉
Ton planning est ultra intense, j’ai l’impression que tu n’as jamais le temps de souffler!
Quand je travaillais comme contractuelle en France, comme j’ai commencé en cours d’année je me suis rapidement retrouvée submergée par les prépas de cours, les fins de trimestres avec les conseils de classe et tous les bulletins à remplir étaient vraiment intenses et je n’avais en général plus de vie! Je bossais les weekends, je préparais mes cours en corrigeais les copies tous les soirs jusqu’à minuit alors que je devais me lever à 6h… Par contre je profitais des pauses avec les collègues, c’était ma bouffée d’oxygène! Bref, je suis contente d’avoir eu cette expérience, mais je suis aussi soulagée d’avoir pu laisser tomber et retourner dans le privé et ma micro-entreprise.
Certains détails de ton quotidien me font sourire et me rappellent des souvenirs de mon année en Angleterre, tels que les Assembly et les raisons d’être collés XD
Courage pour cette fin d’année en tout cas 😉
Ca t’embête pas si je publie aussi une semaine dans ma vie de Prof? Ton article m’a donné l’inspi mais tkt ce sera complètement différent de ton article 😉

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Ophélie G. 4 février 2020 - 17:42

Merci pour ton retour ! J’aime trop en apprendre davantage sur les expériences des copines qui lisent ce blog. Evidemment, feel free de partager ta semaine à toi, histoire qu’on compare ! 😀 xx

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