My Scottish diaries #3 : Eat Out to Help Out

par Ophélie G.
8 commentaires
My Scottish diaries #3 : Eat Out to Help Out

Troisième épisode de mes Scottish diaries : j’ai manqué celui de la semaine dernière, volontairement, à cause des #HistoiresExpatriées dont j’étais la marraine. Mon quotidien à Édimbourg est toujours aussi follement intéressant. J’ai une vie sociale, des amis qui me rendent visite (je ne leur en veux pas de ne pas être venu.e.s à Scarborough), des sorties planifiées. Mon Bullet Journal se remplit peu à peu, c’est merveilleux ! Depuis plusieurs semaines, je profite du programme Eat Out to Help Out du gouvernement pour essayer de nouvelles adresses à Édimbourg, entre deux visites culturelles. Merveilleux !

Eat Out to Help Out

Du 1er au 31 août, le gouvernement britannique a lancé le programme « Eat Out to Help Out« , qui vise à aider les pubs, restaurants et cafés du pays. En gros, du lundi au mercredi, les adresses participantes offrent -50% sur leur menu (à hauteur de £10 par personne maximum). Le gouvernement (ou plutôt, les tax payers) prend en charge le reste de la note. C’est une bonne excuse pour tester tout un tas d’adresses sans trop culpabiliser !

★ Pourquoi j’aime ? J’adore découvrir de nouvelles adresses et après Scarborough et ses 3 cafés, ça fait du bien de pouvoir sortir un peu. Et surtout, ça me permet de retrouver une vie sociale !

★ Pourquoi j’aime pas ? Parce que beaucoup de « grandes » enseignes font partie du programme, et que je trouve ça dommage. Personnellement, je préfère me tourner vers les petites enseignes indépendantes – c’est bien plus sympa.

Union Brew Lab ♥
The place to be pour les étudiants et les hipsters semble-t-il !
Cactus Coffee Ltd
Cactus Coffee Ltd ♥
Un bon petit-déjeuner / brunch dans un endroit tout mignon.
Southern Cross Cafe
Leurs parts de gâteaux sont juste ÉNORMES. Avis à bon entendeur.
Gel hydroalcoolique et infos perso : is this the new normal?

Is this the new normal?

C’est toujours le même rituel maintenant.

#1 : Attendre

Quand tu entres dans un café/pub/restaurant, ça sent le désinfectant à plus ou moins grande échelle. Tu dois attendre sagement que les serveurs vérifient s’il y a bien une table disponible. Il ne faut pas se fier aux apparences : parfois, ça a l’air vide mais social distancing oblige, toutes les tables ne sont pas en service.

#2 : Désinfection

Ensuite, il faut se désinfecter les mains à coup de gel hydroalcoolique, en général disponible à l’entrée (mais parfois aussi, sur les tables).

#3 : Echange de données 

Dernière étape : le Track and Trace. Pour les plus modernes, tu dois scanner le QR Code et donner tes infos. Pour les moins modernes, tu écris ton nom et ton numéro de téléphone sur une liste genre feuille d’appel.

Ce système permet de track, de tracer les infections potentielles : si un client est testé positif au covid, il contacte les endroits visités, qui eux-mêmes se chargent de contacter les autres clients. Pratique en ces temps de pandémie.

A l’intérieur, les déplacements sont limités, les serveurs font du table service : ils viennent prennent les commandes directement à la table, et ils t’apportent les consos. Pratique, je vous dis !

👈 Café, gel hydroalcoolique et informations personnelles : is this the new normal?

#FacePalm

J’ai publié une story Instagram à ce sujet hier (venez, je montre plein de trucs cool) et si j’ai reçu beaucoup de messages de personnes adeptes du concept (qui est similaire au Canada et en Allemagne apparemment), j’ai aussi reçu des messages de gens qui trouvent que c’est invasif et vraiment pas cool pour les échanges de données. J’avoue que je ne comprends pas ce principe de se méfier de tout.

Oui, je laisse mon nom et mon numéro de téléphone dans tous les endroits que je fréquente, sans exception. D’une part, parce que c’est obligatoire et d’autre part, parce que c’est essentiel face au virus qui nous pourrit la vie depuis des mois. Ce qui me fait doucement rire, c’est quand quelqu’un avance l’idée que mes infos pourraient être utilisées à mauvais escient via les réseaux sociaux. Bref, je ne sais pas ce que vous en pensez mais cette manière de systématiquement se plaindre de tout ce qui est mis en place pour limiter la propagation du virus a tendance à me taper sur le système

Un festival écossais pour les amateurs de lecture

En ce moment, et jusqu’au 31 août, c’est le Edinburgh International Book Festival – le festival du livre à Edimbourg, l’Ed Book Fest pour les intimes. Bien évidemment, à cause du covid, tout se déroule en ligne – dans la lignée du zero contact ! Ce serait dommage de s’en priver, car toutes les conférences et les talks sont disponibles en ligne gratuitement ! J’ai une liste longue comme le bras de conférences que je veux voir, et ça tombe bien puisqu’elles sont disponibles après avoir été diffusées en live. 

Sur les 140 événements listés sur le site du festival, voilà ceux qui m’intéressent :

  • Illustrate your Feelings, avec Dunja Jogan. Initialement, cette conférence est pour les enfants mais j’aime l’idée d’illustrer ses sentiments et ressentis.
  • Healing the Digital Divide, avec Iain MacRitchie et Rich Thanki. Sur le contenu virtuel et digital que le covid a pousser à s’étendre.
  • The Human Need for Stories, avec Richard Holloway. Le titre m’a immédiatement interpellée, parce que personnellement, j’ai besoin de lire des histoires. Mais pourquoi ?
  • Tales of Two Planets: Making Climate Change Personal. Pourquoi tout le monde devrait se sentir concerné par le changement climatique.
  • Writing Resistance, avec Nikita Gill et Nic Stone. J’aime beaucoup la poésie contemporaine de Nikita Gill et je suis très curieuse de savoir ce qu’elle va dire.
  • All that Glitters is Not Gold, avec Cassandra Clare. Idem que le point précédent, j’aime beaucoup les sagas de fiction young adult qu’écrit Clare.
  • Representation Matters, avec Hannah Lee et Jessica Love. Un truc qui m’a toujours choquée en étant prof, c’est le manque de diversité dans la représentation des gens dans les livres de cours. Les familles reproduisent le schéma « un papa, un maman, deux enfants » dont j’ai horreur et tout le monde est blanc, sauf peut-être deux ou trois personnages qui sont la personnification pure et dure de tous les clichés inimaginables. 

Je vous retrouve dans quelques semaines avec un résumé de ce que j’aurais appris, et par la même occasion, du ressenti après mon premier Ed Book Fest.

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8 commentaires

Elodie FurtherWest 22 août 2020 - 03:48

Haha deux fois « merveilleux » dans ton intro, la vie là bas te réussie 😉
Oui je suis comme toi, ces gens m’agacent, et sincèrement s’ils ne veulent pas donner leurs infos = qu’ils suppriment tous leurs réseaux sociaux car c’est clairement sur ces plateformes qu’ils sont déjà fichés partout… Bref c’est une très bonne initiative ce système je trouve et ça devrait être pareil dans tous les pays !
Top ce festival du livre !

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Ophélie G. 22 août 2020 - 22:17

J’avais même pas fait attention.. 😀
On est bien d’accord ! Ce genre de discours est tellement typique de ce que je n’apprécie pas dans la mentalité française.. C’est juste super égoïste en fait. Mais de toute façon, c’est pas une option ici. Si tu refuses, tu n’es pas accepté. xx

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Fanny le jour où 22 août 2020 - 19:36

J’avoue que le programme a compliqué mon road trip en Cornouailles car ça marche tellement bien qu’il fallait absolument réservé à l’avance. Certains restos se retirent de l’offre car les clients deviennent agressifs s’ils n’ont pas de place ou exigent la même réduction de reste de la semaine…

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Ophélie G. 22 août 2020 - 22:18

Ah c’est marrant, on n’a pas ce souci à Édimbourg. Mais en même temps, il y a tellement d’adresses qui participent au programme que c’est compliqué de ne pas en trouver une. Pour les gens agressifs, il y a des cons partout malheureusement. xx

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Mariion2404 23 août 2020 - 17:54

Je trouve le principe du track hyper bien pensé et rassurant. Ici nous n’avons rien de tel, et franchement les règles ne sont pas bien respectés, on est loin d’être rassurés.
Merci pour l’information sur le festival du livre car je l’avais vu passer mais n’avais pas fait attention à la date.
Tes chroniques sont toujours aussi intéressantes à lire et puis ce côté écossais est tellement cocooning 🙂

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Ophélie G. 23 août 2020 - 18:10

Contente que mes chroniques te plaisent malgré le changement de pays. 🙂
Comme je disais à quelqu’un d’autre, y a des cons partout. Le virus n’est pas près de nous lâcher la grappe… xx

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Clementine Tangerine 23 septembre 2020 - 14:34

Je trouve ça très bien cette façon de tracer les potentielles infections ! Il y a des pays qui devraient prendre exemple, hum, hum…
 
En tout cas, ici, on « attend ». J’ai l’impression de passer ma vie à attendre en ce moment. Attendre la fin des périodes d’isolement, attendre la possibilité de déménager, attendre la possibilité de sortir dehors, attendre la possibilité de voyager (en faisant attention), … A·T·T·E·N·D·R·E.

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Ophélie G. 23 septembre 2020 - 18:36

Ici, c’est surtout les étudiants qui posent problème (à cause des rassemblements constants) et des anti-masques. Sans parler de tous ces cons de Français qui tiennent ABSOLUMENT à venir au Royaume-Uni pour leurs vacances et qui ne respectent PAS la quarantaine imposée (et qui s’interrogent vraiment sur le pourquoi du truc quoi). Ça commence sérieusement à me taper sur le système. Courage à vous. ♥

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