La distance vue par une expatriée

par Ophélie G.
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La distance vue par une expatriée

La distance, c’est un sujet qui revient régulièrement sur le tapis quand on est expatrié. Comment l’appréhender ? Comment la gérer ? Comment parvenir à suffisamment se détacher de sa vie d’avant l’expatriation pour apprécier sa nouvelle vie ? J’ai raté le coche cet été, quand la distance était le thème des #HistoiresExpatriées. Qu’importe, je vous raconte aujourd’hui comment je vis cette distance au quotidien.

Ma situation personnelle

Je suis partie en Angleterre en septembre 2014. Je n’avais pas la contrainte d’une relation amoureuse, ni celle d’attaches particulières. Bien sûr, je laissais derrière moi ma famille et mes amis proches, mais c’était le genre de relations solides, de celles qui résisteraient à l’éloignement et à la distance.

Je suis aussi quelqu’un de très solitaire : être seule ne me dérange pas. Je n’ai pas peur de ma propre compagnie, et sait très bien m’en contenter. Je n’avais pas cette peur de l’éloignement à laquelle font face de nombreux expats. Je savais aussi pourquoi je partais et surtout, je savais que je retournerais en France. Je partais travailler en Angleterre, me forger un peu d’expérience professionnelle tout en terminant mon Master, avant de reprendre le cours de ma vie

Et puis, comme je l’ai déjà dit et redit, la date de retour a reculé, avant de disparaître complètement. Aujourd’hui, je n’ai aucun plan de retour en France, autrement que pour des vacances.

Gérer la distance au quotidien

On ne va pas se mentir, ma situation est différente des expats qui ont choisi un autre continent pour résidence. Je suis encore et toujours en Europe. Poitiers n’est qu’à une poignée d’heures d’avion de là où j’habite, et les prix des vols sont généralement peu onéreux. Ce qui me permet de rentrer au moins deux fois par an : pour les vacances d’été et pour celles de Noël. Parce que je n’envisage pas de passer les fêtes de fin d’année ailleurs qu’avec mes proches. Cette proximité géographique permet aussi à ma famille et à mes amis de me rendre visite. Il ne s’est pas passé un an sans que je reçoive de visite !

Il n’y a pas non plus de décalage horaire avec la France. Enfin si, une heure – rien d’insurmontable ! Du coup, je n’ai pas besoin de me poser la question si j’ai envie de passer un coup de fil à mes proches. Les nouvelles technologies sont quand même très pratiques aussi : What’s App, Messenger ou Skype – les applications et plateformes pour communiquer gratuitement avec des gens du monde entier ne manquent pas.

👉 J’ai déjà parlé du sujet, dans un article sur comment rester en vacances avec ses amis !

Rien ne me manque alors ?

Pour le coup, je vais vous renvoyer à un des premiers articles du blog, écrit et publié en mars 2016 : ces moments de vie qui manquent. J’y racontais que j’avais loupé les dix ans de ma cousine adorée, et que c’était le genre d’événements qui me manquait. 

Maintenant, j’ai appris à faire la part des choses. Ça me fait toujours un petit pincement au coeur de manquer ce genre de choses, mais je sais être présente quand c’est nécessaire. En octobre l’année dernière par exemple, je suis rentrée en France pour les 20 ans de ma sœur, les 25 ans de mon frère et les 50 ans de ma maman. Un anniversaire 3 en 1, absolument merveilleux pour rattraper le temps perdu. C’était une décision de dernier moment, mais j’avais envie de me faire plaisir et de faire plaisir aussi. L’été dernier, je suis rentrée en France pour le mariage de mon petit frère aussi. Je n’aurais loupé cet événement pour rien au monde. ♥ 

Pour conclure, non, la distance n’est pas un problème au quotidien pour moi. Il y a des moments où bien sûr, je suis un peu triste (et encore, j’utilise ce terme très loosely, ce n’est pas véritablement de la tristesse) de ne pas être présente pour mes proches. Mais la grande majorité du temps, tout se passe très bien. Si je sens que j’ai envie de papoter avec ma famille, je leur passe un coup de fil ou on se facetime sur What’s App.

Et bien sûr, on organise leur(s) prochaine(s) venue(s) ! Je sais déjà qu’une amie proche vient en avril/mai, que mon frère et sa femme viennent en mai, que ma soeur et sa chérie (et probablement ma meilleure amie :D) viennent en juin/juillet. Sans oublier que je rentre pour les vacances de noël ! Donc très honnêtement, la distance s’efface très facilement.

✏️ Expats ou non, vous la vivez comment, cette fichue distance ?

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