J’ai arrêté d’être prof

par Ophélie G.
Publié le Edité le 18 commentaires
J'ai arrêté d'être prof

Cet article sera très probablement le tout dernier à aborder le métier d’enseignant en Angleterre sur le blog. Il est temps de tourner la page. Tout est dit dans le titre pour une fois, j’ai arrêté d’être prof. Plus d’un an après avoir pris cette life changing decision, je reviens m’épancher sur le sujet. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous avez probablement vu l’évolution de ma vie professionnelle en Angleterre. Aujourd’hui, l’enseignement est derrière moi et va le rester.

Disclaimer : comme tous les articles qui traitent de l’enseignement, ce que je raconte n’est qu’issu de mon expérience personnelle. Je ne suis pas là pour cracher sur le système anglais et pour dégoûter qui que ce soit de devenir enseignant ici. J’écris cet article pour expliquer mon choix de quitter la profession, et cela n’implique que moi.

► Mon background professionnel en Angleterre

De septembre 2014 à juin 2017, je travaillais comme assistante de langue dans un collège-lycée privé dans le Lincolnshire. En parallèle, j’enseignais le français à des adultes dans une école de langue – le tout sans autre diplôme que ma licence d’anglais et mon master recherche en civilisations anglophones.

De septembre 2017 à juin 2018, j’ai préparé (et eu avec succès) mon diplôme pour enseigner le français dans le secondaire anglais – le fameux PGCE. Le Graal de toute personne qui voudrait enseigner au Royaume-Uni.

Entre septembre 2018 et août 2020, j’ai donc travaillé comme prof de français dans une école à Scarborough.

J’ai beaucoup parlé de mes aventures professionnelles sur ce blog, depuis le moment où j’ai atterri à Stamford, petite ville du Lincolnshire. Au début de mon année de NQT, j’ai documenté mon expérience mais le temps est rapidement venu à me manquer. J’ai arrêté de mentionner sur le sujet, parce qu’il ne me fascinait pas autant qu’il aurait dû. Je reçois encore beaucoup de questions sur le PGCE et tout ça, et j’y réponds quand j’ai le temps, mais ce n’était plus un sujet sur lequel j’avais envie de me pencher. Jusqu’à maintenant.

► Pourquoi j’ai arrêté d’être prof ?

Après seulement deux ans d’enseignement dans le secondaire, j’ai tiré ma révérence. C’est une décision définitive. Je pourrais vous citer mille et une raisons qui m’ont poussée à faire ce choix, mais je ne vais parler que de quelques-unes d’entre elles. Les plus importantes. L’idée me trottait en tête depuis des mois, et si je devais la résumer en une phrase : l’impact de cet emploi pèse sur ma santé mentale. Ça eu raison de tout le reste. Déjà, je pose quelques pours et contres (selon moi) de cet emploi :

Les pour :

  • Treize semaines de vacances, ce n’est quand même pas dégueu.
  • Le salaire suit bien – si on n’est pas trop regardant.
  • L’impression d’être utile et de changer la vie de certains.
  • Les congés payés.

Les contre :

  • Travailler en école ne se résume pas à enseigner.
  • La pression du succès aux examens, toujours.
  • L’impression de ne jamais en faire suffisamment.
  • Le sentiment de culpabilité qui te ronge H24, sept jours sur sept.

En soi, l’équilibre a l’air plutôt pas mal, quand on lit ça comme ça. Mais c’est tellement, tellement plus compliqué en réalité.

► Avantages et inconvénients mélangés

→ La work/life balance

Alors oui, en tant que prof, on a treize semaines de vacances en Angleterre (dans le public) : une semaine à la Toussaint, deux à Noël, une en février, deux à Pâques, une en mai et six (ou sept selon les années) en été. Sauf qu’en réalité, une partie de ces vacances est occupée à travailler : s’avancer dans la préparation de ses cours, faire du marking, réfléchir à ce qu’on va devoir faire en cours, préparer les assessments, etc.

Pendant l’année, c’est le branle-bas de combat. Certes, les journées faisaient 8h-15h en présentiel. Heures pendant lesquelles il faut enseigner, mais aussi surveiller la cour, gérer les heures de colle, participer à des meetings innombrables et interminables (et obligatoires, cela va de soi). En général, je ne rentrais pas chez moi avant 17 heures. Heure à laquelle il faut se mettre à corriger les cahiers et les copies, et aussi à préparer ses leçons pour le lendemain. Parce que oui, enseigner c’est également du travail en coulisses : préparer les activités, les PowerPoint, les photocopies. Donc les soirs de semaine, c’est boulot boulot boulot.

Et le weekend, au moins une journée complète saute à cause du travail à terminer. Et puis il y a tout le côté data en Angleterre. Ce qu’il faut comprendre par-là : remplir des rapports détaillés sur chaque enfant, plusieurs fois par an et prédire les notes qu’ils auront à leur exam en fin de scolarité. Genre, les Year 7s (sixièmes), on sait déjà (grosso-merdo), les notes qu’ils auront en Year 11 (seconde)… La blague ? Et bien non.

Sans oublier les réunions parents-profs (seulement 4 par an dans mon école donc ça allait) : de 16h à 19h non-stop, à répéter les mêmes choses à des parents souvent aussi détachés que leurs enfants. Donc on mérite nos vacances quand même.

→ Niveau fiche de paie

Le salaire suit donc : en tant que NQT, mon salaire avoisinait les £2000 bruts mensuels, £1600 une fois les taxes parties (National Insurance, retraite et impôt sur le revenu). Si on compte faire 35 heures par semaine, ça revient à du £10 de l’heure. Pas négligeable me direz-vous. Sauf qu’en comptant tout ce qu’on fait comme heures sup’ non payées, on est loin, très loin du compte. A titre personnel, je bossais environ 4h supplémentaires par jour, 6h le weekend. J’étais plus près des 61 heures par semaine. Ce qui nous fait retomber à £6 de l’heure. Donc non, ce n’est pas si rentable que ça au final.

→ La pression des résultats

Vous n’êtes peut-être pas au courant mais en Angleterre, le salaire d’un prof dépend du succès de ses élèves aux examens. Avant, ça me paraissait logique. Mais après avoir vu le truc de près, je me rends compte à quel point c’est mal foutu. Les profs ne peuvent préparer les élèves qu’à une certaine mesure : c’est à eux de faire le reste pour gérer leurs exams. Sauf que non. Du coup, s’il y a une trop grosse différence entre l’estimation des profs et les résultats (parce que oui, les profs doivent prédire les résultats que leurs élèves auront), ça sent mauvais pour les profs, qui peuvent dire adieu à leur montée d’échelon.

Du coup, il y a toujours cette épée de Damoclès qui se tient au-dessus de ta tête et qui fait que c’est difficile à gérer. En plus de toute le reste.

→ La culpabilité

Avec la pression vient un autre problème : le sentiment de culpabilité omniprésent. Il est devenu mon ombre, me suivait absolument partout. Je m’octroie quelques heures pour lire un soir de semaine ? Mon dieu, tous ces cahiers que je pourrais marquer à la place ! Un weekend entre amis ? Non, je ferais mieux de rester à la maison pour m’avancer dans la préparation de mes cours. Un weekend dans une autre ville ? Ça fait pas mal de corrections dans le train ça.

Même tomber malade et devoir louper une journée de travail me rendait anxieuse. Parce qu’un prof en Angleterre, s’il manque une journée de cours, doit s’assurer que ses classes auront de quoi s’occuper pendant leur cover lesson. En gros, si un matin tu te réveilles à 6h en vomissant corps et âme, bah tu dois quand même préparer les 5 leçons que tu vas rater. Et le tout avant 7h30, s’il te plaît, histoire que tout s’organise correctement à l’école.

→ Le côté assistance social

Être prof en Angleterre, c’est se familiariser avec un tas d’enfants (normal) et leurs besoins respectifs. Mais il y a aussi une grande part de social qui, s’il me plaisait au départ, est vite devenu un fardeau. En tant que prof, on est responsable de ces enfants et à plus d’un titre. Il faut être attentifs à tout un tas de choses : signes d’abus, de négligence… Tout en ne s’impliquant pas plus qu’il ne le faut. Croyez-moi, c’est plus difficile à dire qu’à faire.

Quand la santé mentale ne suit plus

Je suis quelqu’un de très anxieux. Un rien m’angoisse, vraiment. Je croyais aimer mon travail – et c’était vrai, dans une certaine mesure. J’aimais voir mes élèves progresser, j’aimais leur apprendre ma langue et leur faire découvrir ma culture. Les heures d’enseignement étaient vraiment appréciables (comparées à tout le reste). Mais ça n’a pas suffi.

Mes insomnies sont revenues, je n’arrivais plus à m’alimenter comme il fallait. Moi qui rêvais de me débarrasser de quelques kilos, j’en viens à être dégoûtée d’en avoir perdu autant. J’étais constamment stressée, angoissée à l’idée de faire une bêtise. Il y avait cette impression de ne jamais en faire assez, de toujours avoir quelque chose à faire. Chaque minute passée à faire autre chose que de bosser pesait sur ma conscience. J’aurais pu utiliser ce temps-là pour préparer une leçon ou marquer quelques cahiers. J’aurais pu m’avancer en rentrant quelques données dans le système. Chaque minute, de chaque heure, de chaque journée était envahie par le travail. Toujours le travail.

Mes derniers mois d’enseignement ont été vraiment difficiles. Je n’ai pas fait transparaître tout ça sur le blog parce que je n’y tenais pas, et que je n’étais pas encore prête à revenir sur cette douloureuse expérience que j’ai vécue comme un échec.

L’environnement joue beaucoup

Je détestais Scarborough. J’avais horreur de vivre dans cette ville. C’était moche, c’était gris, c’était ennuyeux. Et en six ans en Angleterre, je n’avais jamais autant détesté un environnement que celui-ci. Je m’en suis vraiment rendue compte quand l’été 2019, pour la première fois depuis que je vivais en Angleterre, je n’ai pas eu envie de rentrer de France. J’avais envie de rester dans le cocon familial, loin de cette vie que j’en étais venue à détester.

C’était le signe qu’il fallait que ça change.

Chaque weekend, je me débrouillais pour voir du monde. Que ce soit glander sur le canapé de mon amie Sarah, ou explorer le Yorkshire avec une amie, ou juste me promener toute seule – il fallait que je m’éloigne de cette ville. Bien sûr, je regrettais souvent après-coup. Imaginez, j’emmenais même du travail chez Sarah et on passait nos dimanches à bosser ensemble, sans se parler, sans profiter !

Et puis un jour…

J’ai décidé que c’était trop. J’ai laissé tomber l’affaire. J’ai fait la liste des pours et des contres, en essayant de me convaincre que ça ne durerait pas, que ça irait mieux. Mais non, j’ai décidé que ma santé mentale et mon bien-être passaient avant tout.

Prendre une telle décision n’a pas été aisée. Je quittais un boulot stable (ahem), pour me lancer dans l’inconnu complet. J’avais des projets, mais trop vagues pour être réalisables. Mais tant pis, il fallait que je le fasse.

Et maintenant ?

J’ai quitté l’Angleterre pour aller vivre en Ecosse, à Edimbourg. Ce qui a toujours été le long term plan de toute façon. Ça s’est juste passé plus vite que prévu. En janvier, j’ai fêté mes six mois à Edimbourg (déjà !). Le confinement en Angleterre a joué en ma faveur puisque je peux compter sur les doigts de mes mains le nombre de fois où j’ai dû aller à l’école entre le 23 mars et le 17 juillet.

Pour ceux qui s’inquiètent, je vais mieux. Je dois me reconstruire, physiquement et mentalement, mais ça va tellement, tellement mieux. Aujourd’hui, je peux dire que je suis heureuse, pour de vrai. Je retrouve goût à la vie au Royaume-Uni et profite de chaque instant de mon temps libre pour apprécier la vie. Même si la pandémie ne rend pas les choses aisées, ça n’a pas d’importance.

Le tag « Être prof en Angleterre » reste ouvert à celles et ceux qui se posent des questions sur le sujet. J’ai notamment parlé de mon quotidien de prof, et de mon entrée à l’université de York pour y décrocher min diplôme d’enseignement, le PGCE.  Gardez toutefois en mémoire que beaucoup de ces articles sont désormais obsolètes, comme la longue F.A.Q. qui répond aux questions récurrentes que je reçois.  A cause du Brexit, pas mal de choses ont changé et je n’ai ni le temps, ni l’envie de me replonger là-dedans pour tout changer. Il y a d’autres blogs francophones qui parlent du sujet, comme celui de The Green Frog, qui est actuellement en plein dans le PGCE.

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18 commentaires

Karine 6 avril 2021 - 07:40

Je te souhaite plein de bonheur dans ta vie de non-prof… 🙂 que cette nouvelle voie t’amène un super équilibre et beaucoup d’enthousiasme!

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Ophélie G. 8 avril 2021 - 12:14

Merci beaucoup Marine ! xx

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Anna 6 avril 2021 - 08:15

Je comprends 1000 fois le sentiment exprimé dans cet article, l’ayant moi-même vécu il y a quelques années. Je crois que en effet, la chose à ne pas négliger est le lieu de travail. Après quelques années en sabbatique je suis revenue dans un établissement beaucoup plus agréable avec plus de soutien de la part de la direction. Pour ce qui est des “target grades”, il faut être un peu cynique: beaucoup de SLT ne sont pas si terribles que cela en tant que prof mais ont une chose (qui manifestement nous manque à toutes les deux): une confiance en eux inébranlable. Ce qui m’énerve c’est que c’est souvent les profs de sport ou de théâtre (enfin bref ceux qui objectivement bossent le moins)qui gravissent les échelons rapidement et atteignent les salaires plus que confortables, puis se retrouvent à “boss everyone around” sans comprendre le travail des autres départements. Bah oui mais les pauses cafés à répétition aident à faire son petit réseautage auprès des bonnes personnes (moi j’ai pas le temps). Cette “hiérarchie” débile des écoles anglaises m’énerve, elle coûte beaucoup et produit peu.

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Ophélie G. 8 avril 2021 - 12:16

Les différences entre les départements, c’est un coup à se taper la tête contre les murs. Le mien était très exigeant en matière de correction de cahiers par exemple, alors que certains ne le faisaient pas du tout. Une pression supplémentaire et une perte de temps incroyable ! En tout cas je suis contente (enfin, tu vois ce que je veux dire !) de lire ton témoignage qui rejoint le mien. Tu penses continuer dans l’enseignement ? xx

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Anna 14 avril 2021 - 18:05

Je n’en sais rien! J’aime préparer les cours mais je ne suis pas très bonne en ‘behaviour management’ et ça me pompe. Avec les bons groupes c’est super mais avec les autres je me vide. Peut-être prof en ligne ou au lycée?

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Ophélie G. 27 avril 2021 - 21:28

J’avoue que le behaviour management, ça peut vraiment faire pencher la balance du mauvais côté… Pour moi, l’enseignement est bel et bien terminé. 🙂 xx

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3 kleine grenouilles 6 avril 2021 - 13:26

Coucou,
Merci pour cet article très intéressant ! Je trouve ça incroyable qu’on demande aux profs de prédire les notes que les élèvs auront quatre ans plus tard et surtout que ces prédictions aient des conséquences sur le salaire. C’est tellement absurde comme système, c’est faire comme si les élèves n’avaient aucune capacité d’intervention sur leurs résultats.
Contente pour toi que tu ailles mieux et que tu t’épanouisses dans un nouvel environnement et un nouvel emploir !
A bientôt !

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Ophélie G. 8 avril 2021 - 12:18

Merci beaucoup. 🙂
Je ne pense pas qu’il y ait de système éducatif parfait… Mais c’est clair que le système anglais ne l’est pas. En tout cas, il ne me convient pas du tout et je pense que le fait d’être française et d’avoir reçu une éducation en France a grandement influencé ma vision des choses.. xx

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FRANCOIS Elodie 6 avril 2021 - 19:51

Ravie de voir que vous allez mieux. On ressent, à la lecture de cet article, votre détresse passée et le mal-être qui vous habitait. J’ai découvert un système scolaire anglais que je ne connaissais pas, en particulier le lien entre les résultats scolaires des élèves et la progression de votre carrière d’enseignante…
Bon courage pour la suite de vos aventures qui ont l’air de plutôt bien se passer en Ecosse

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Ophélie G. 8 avril 2021 - 12:18

Merci Elodie, tes mots me touchent beaucoup. 🙂 Tout se passe en effet très bien en Ecosse ! xx

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Lolli 7 avril 2021 - 18:26

Ton post est très très intéressant. Je pense qu’on sous -estime la pression dans l’enseignement. Je suis ravie que tu te sentes mieux et que tu exerces un métier qui te rend heureuse.

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Ophélie G. 8 avril 2021 - 12:19

Merci Lolli ! Je suis d’accord, le métier enseignant est vraiment sous-estimé. Les gens ne retiennent que le côté vacances.. xx

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Lucie 10 avril 2021 - 15:11

Bon courage pour la suite alors, on ne se rend pas forcément compte de la pression vu de l’extérieur. J’avais entendu parler du fait que les profs doivent prédire les notes, il n’y avait pas d’ailleurs des discussions l’an dernier pour utiliser l’IA à la place des profs ? J’avoue ne pas avoir tout suivi mais le concept m’a paru assez bizarre. Contente de voir que ça va mieux et que la vie à Edimbourg te plaît 🙂

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Ophélie G. 27 avril 2021 - 21:27

Merci Lucie !
L’année dernière, à cause des examens annulés, les profs ont dû utiliser les « predictive grades » pour noter les élèves. Ça a été un espèce de bordel, je te raconte même pas.
Mais oui, la vie à Edimbourg est bien plus belle pour moi. 🙂 xx

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Marie 10 avril 2021 - 22:20

Contente de voir que ça va mieux maintenant 😉 Des fois, rien de mieux qu’un grand changement pour se remettre d’aplomb !

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Ophélie G. 23 avril 2021 - 19:20

Exactement ! xx

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Fanny 25 avril 2021 - 21:42

Comme je te comprends ! J’ai été instit pendant 10 ans puis je me suis reconvertie déjà 2 fois. Je suis tellement contente d’avoir quitté ce métier. Le problème, ce n’est pas ce qui se passe dans la classe, c’est tout ce qu’il y a autour : la hiérarchie, les réformes, les préparations, les corrections, les parents, le manque de moyens pour les élèves en difficulté…
Je te souhaite plein de belles choses pour ta nouvelle vie écossaise.

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Ophélie G. 27 avril 2021 - 21:29

Tu résumes très bien la situation. L’enseignement, ça passe, mais alors tout le reste… C’est l’enfer !
Merci Fanny ! ♥ xx

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