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J’ai survécu à mon premier semestre à l’université !

A moins que vous ne viviez sur la Lune (ou que vous débarquiez tout juste sur le blog), vous n’avez pas échappé à mes péripéties pour entrer à l’université en Angleterre. Et bien ça y est, j’ai officiellement survécu à mon premier semestre de PGCE. Pour rappel, le Post-Graduate Certificate of Education, ou PGCE pour les intimes, c’est le diplôme qui permet d’enseigner au Royaume-Uni. Cette année, je prépare donc ce diplôme en vue d’enseigner le français et l’espagnol dans le secondaire.

Et autant vous le dire, c’est du sport !

Petit disclaimer : Ce que je raconte dans cet article concerne mon expérience à l’Université de York. Le PGCE ne se déroule pas partout de la même manière. Pour preuve, une de mes amies est à Leeds et nos programmes sont franchement différents ! Donc si jamais vous faites votre PGCE/l’avez fait/comptez le faire, souvenez-vous que ce n’est pas à prendre pour argent comptant.

Note : j’ai déniché les photos de cet article sur le site de l’université. 😉

Comment ça se passe en vrai ?

Officiellement donc, j’ai commencé mon année scolaire mi-septembre, avec deux semaines de stage d’observation en école primaire britannique. Trouver où faire ce stage était à notre charge. J’ai choisi la solution la plus facile, je l’ai effectué dans l’école primaire rattachée à l’école secondaire où j’ai bossé pendant trois ans, à Stamford.

Immédiatement après ce stage, nous avions une semaine d’Induction – une sorte de pré-rentrée. Tout est allé très vite : rencontre de nos tuteurs et de nos professeurs, découverte de nos groupes respectifs (le mien étant celui des MFL, des Modern Foreign Languages), présentation des différents modules, liste des papiers à rendre, etc. Ça a été une semaine relativement éprouvante, avec un millier d’informations balancées de-ci, de-là. Je ne vous raconte pas le mal de crâne.

Une fois cette semaine d’introduction passée, nous sommes entrés dans le vif du sujet : le PGCE. Jusqu’à mi-novembre, nous étions trois jours par semaine à l’université. Le lundi et vendredi étaient consacrés à de l’enseignement uniquement lié au cursus MFL tandis que le mercredi était un rassemblement de tous les PGCE, pour les Whole School Issues, aka ce qui concerne l’enseignement en général (comment gérer les enfants en classe, ce genre de choses). Les mardi et jeudi, nous les passions dans notre première école, à faire de l’observation de classes.

Puis, de mi-novembre à mi-décembre, nous avions quatre semaines consécutives en école, pendant lesquelles nous avions entre huit et quinze heures de cours à planifier et délivrer. Le début des hostilités, en quelque sorte. Et enfin, une dernière semaine de cours à l’université.

Et surtout, pas de vacances dans tout ça. La lose.

Des papiers, des papiers

Un des premiers articles du blog s’intitule de la sorte, des papiers, des papiers… Trois ans après, je ne suis même plus surprise de la quantité de formulaires à remplir et à rendre. Pour autant, c’est quand même super time consuming.

Quiconque souhaite faire un PGCE doit se rendre à l’évidence : les Britanniques aiment l’administration et la paperasse. Je ne vois pas d’autre explication ! Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai répondu « oh, I just did some admin yesterday » quand on me demandait ce que j’avais fait de ma journée. Parce que mine de rien, ça prend un temps fou.

Nous avons une bonne quinzaine de formulaires à remplir, avec des deadlines bien précises. Emploi du temps d’enseignement, fiches d’informations sur l’école, check-listsreviewsMême en étant très organisé, on oublie facilement ce genre de choses. Et puis il y a aussi toute la paperasse liée à l’enseignement. Des plans de leçons, des ressources, des notes.

Bref, après trois mois de cours et d’école, j’ai deux énormes classeurs à levier qui débordent. Il me reste six mois, ça risque d’être compliqué !

J'ai survécu à mon premier semestre à l'université !

Assignments et autres travaux de self-reflection

Les devoirs à rendre

Bien entendu, en plus de la préparation de nos cours et des ressources liées, nous avons des essais à rendre à l’université. Trois en tout. Avec mes mémoires de Master Recherche, je me disais que c’était dans la poche. Silly me! C’est bien différent des travaux effectués jusqu’à alors ! La recherche se fait de la même manière bien sûr, mais la manière de rédiger est vraiment différente.

Pour le moment, nous avons rendu le premier assignment avant les vacances de Noël. Nous devions écrire 4000 mots sur ce que nous avions observé dans notre première école. Et bien entendu, il y avait un formulaire à remplir et à remettre en même temps ! Soit dit-en passant, j’ai validé ce premier devoir. Maintenant, j’attaque le deuxième !

Il nous reste encore deux essais à rédiger, qui ont l’air bien plus compliqué que le premier. Ce qui ne va pas nous rendre la tâche facile !

J'ai survécu à mon premier semestre à l'université !

Un aperçu de mon canapé en ce moment : des papiers, des papiers, des papiers. Et un livre de cours de GCSE !

Le travail sur le long-terme

L’aspect le plus important du PGCE, c’est l’idée de self-reflection. Je ne connais pas l’expression française mais en gros, c’est tout un processus d’évaluation personnelle. Il faut constamment réfléchir et revenir sur ce qu’on a vu, dit ou entendu et expliquer en quoi ça renvoie aux Teachers’ Standards, qui sont les 9 commandements d’un professeur au Royaume-Uni. Tout ce que l’on fait donc, doit avoir un certain rapport avec ce document. Après trois mois, nous le connaissons d’ailleurs tous par cœur.

Nous avons donc tous un portfolio électronique à remplir avec ces observations. Il ne faut pas se contenter de tout bien noter dans les cases correspondantes, il faut expliquer pourquoi on a mis ça là, ce sur quoi ça nous a fait réfléchir et en quoi ça va nous aider à devenir de meilleurs enseignants. Ça prend des plombes à remplir chaque semaine. Surtout qu’en tant que non-natifs, il nous faut parfois réfléchir aux termes à employer pour exprimer ce que nous pensons vraiment.

Et enfin, nous avons deux autres documents électroniques à compléter. Le Subject Knowledge trucmuche, c’est l’endroit où l’on explique ce qu’on fait pour améliorer nos sujets d’enseignement, à savoir les langues. Révisions d’un sujet, exercices grammaticaux, apprentissage de vocabulaire, tout doit y être consigné. Le dernier document, c’est l’ICT Audit, dans lequel nous devons écrire tout ce que l’on fait en rapport avec l’informatique. C’est le travail le plus chiant je crois, puisque nous sommes plus ou moins tous calés en informatique (vive le XXIe siècle !) alors c’est difficile de trouver quoi inscrire.

L’organisation, c’est la clé

On peut dire ce qu’on veut, c’est impossible de s’en sortir sans un minimum d’organisation. Pourquoi ? Parce que si vous m’avez bien suivie, il faut à la fois gérer les lectures pour l’université, la préparation des cours pour l’école, l’enseignement à l’école, les dissertations à rédiger pour l’université et tout le côté self-reflection de la chose. Et à tout ça, il ne faut pas oublier d’ajouter les choses de la vie de tous les jours : le transport, les tâches ménagères, les courses entre autres. Mais surtout, la vie sociale ! Parce que sincèrement, il ne faut pas espérer survivre au PGCE sans le soutien de ses amis ou de sa famille. Même si, bien sûr, quand nous sortons entre potes-profs, nous parlons évidemment de nos élèves.

Sans organisation, vous vous en doutez, c’est donc facile de tomber dans une espèce de spirale infernale dont il est quasi impossible de se sortir. C’est d’ailleurs pour ça que beaucoup de trainees abandonnent en cours de route. Pour le moment, personne n’a abandonné en MFL, c’est une victoire !

Pour ma part, je n’ai vraiment pas de problème de ce côté-là. Je ne dis pas que je suis parfaite, loin de là. Seulement, je dois admettre que je suis quelqu’un de très organisée et que faire quelque chose la veille pour le lendemain, c’est vraiment pas mon truc (sauf la préparation de mon déjeuner, mais c’est une autre histoire). Du coup, je m’en sors plutôt pas mal !

J'ai survécu à mon premier semestre à l'université !

Le mot de la fin

Avec cet article un peu (!) descriptif, j’avais envie de vous expliquer un peu mon quotidien à l’université – ce pour quoi je me suis battue sans relâche l’année dernière. Ça me permet également d’expliquer mon irrégularité sur le blog et le manque de contenu. Je manque tout simplement de temps pour me battre sur tous les fronts. Pour être honnête, il est tout à fait normal que je me concentre sur mes études plutôt que sur le blog – même si j’y tiens toujours autant !

13 Commentaires

  • Clémence

    25 janvier 2018 at 20:20

    Hey you! Article très intéressant, ça me donne une bonne idée de ce à quoi m’attendre si jamais je décide de faire un PGCE, comme je pense faire du teaching lorsque j’aurai fini mes études. Bravo pour avoir survécu à ton premier semestre xx

    1. Ophélie G.

      27 janvier 2018 at 10:36

      Ahah comme tu peux le voir, il faut se préparer mentalement ! :p Merci ! xx

  • tania

    25 janvier 2018 at 20:42

    chouette d en apprendre plus sur ton semestre
    j n y aurais pas survécu
    moi qui suis team derière minute
    bravo à toi vraiment
    tu m épates

    1. Ophélie G.

      27 janvier 2018 at 10:37

      Merci Tania ! ♥ Avec le PGCE, t’as pas vraiment le droit à la dernière minute malheureusement.. xx

  • Madame Dree

    25 janvier 2018 at 21:58

    Ca fait plaisir d’avoir de tes nouvelles ! Tu as effectivement l’air bien chargée ! Tiens le coup surtout, tu as déjà fait 1/3 ! 🙂
    Bon courage et gros bisous et si jamais dans tout ça t’as le temps de venir me faire un coucou à Cambridge, t’es la bienvenue ! 🙂

    1. Ophélie G.

      27 janvier 2018 at 10:38

      Plus que 2/3 ahah !
      T’en fais pas, c’est bientôt les vacances alors je vais pouvoir venir ! 😀 xx

  • Maëva’s Mapa Mundi

    27 janvier 2018 at 22:33

    Bon tu l’as fait! Manque plus que le deuxième semestre..
    Ha, ce sacré livre de GCSE…
    j’avoue que l’idée de m’inscrire à la fac aux Uk me plait de plus en plus mais quand je vois la montagne de paperasse ça me fait un peu peur…

    1. Ophélie G.

      28 janvier 2018 at 10:03

      Ahah oui ! Le plus dur reste à venir, mais j’y crois !
      Te laisse pas impressionner, c’est franchement faisable. Casse-pieds, c’est clair, mais faisable ! xx

  • Marie P.

    29 janvier 2018 at 23:13

    Félicitations ! 😀 Et chaque article me donne une idée encore plus précise de ce qui m’attend l’année prochaine, alors merci 😉

    1. Ophélie G.

      30 janvier 2018 at 06:31

      Merci Marie ! J’espère que je ne te fais pas trop peur alors. 😉 xx

  • Jaqueline

    11 juillet 2018 at 10:27

    Salut Ophélie! Merci pour cet article très intéressant!
    Tu faisais comment pour t’organiser pendant le PGCE? Agenda, bullet journal…? En fait je commence mon PGCE en septembre et toute cette question de l’organisation m’angoisse un peu… est ce que tu aurais des conseils à donner sur comment s’organiser pendant le PGCE?
    Merci encore pour ton article!!

    1. Ophélie G.

      11 juillet 2018 at 10:35

      Je suis en train de rédiger un article sur le sujet, il paraîtra avant la fin du mois. 🙂 Mais globalement, j’avais mon Bullet Journal pour la vie de tous les jours et un Teacher’s Planner pour la fac (pour le côté admin) et les cours à préparer. Le plus important, c’est d’avoir un calendrier annuel où noter toutes les deadlines, histoire de ne pas être pris au dépourvu. A très vite ! xx

      1. Jaquelne

        11 juillet 2018 at 11:16

        Merci pour ta réponse!! ‍

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