Découvrir Beningbrough Hall

25 janvier 2019

Prendre la décision d’adhérer au National Trust l’été dernier a été une très bonne idée. Depuis, ma carte orange flashy de membre me permet d’accéder gratuitement à de nombreux demeures et jardins confiés au National Trust. Pour £5.75 par mois, ça aurait été idiot de ma part de ne pas en profiter.

Beningbrough Hall est une large demeure géorgienne qui se situe à 8 miles au nord-ouest de York – ce qui en a fait une escapade sur un coup de tête l’été dernier. C’est aussi une National Portrait Gallery et les murs y sont recouverts d’art.

J’ai aimé :

  • Une partie des jardins et ses rangs de lavande parfumée
  • La petite verrière où je me serais bien installée pour le thé
  • Les portes du premier étage qui surplombent le hall d’entrée
  • Les escaliers très travaillés.

Ce que j’adore aussi, avec ce genre de visites, ce sont toutes les personnes qui y travaillent et qui sont passionnés par l’histoire des lieux. Elles peuvent toujours répondre aux questions et débordent d’anecdotes qu’elles tiennent à partager !

Beningbrough Hall

La demeure, mansion comme on dit ici, paraît un peu austère lorsqu’on lui fait face. Rectangulaire, un peu comme un pavé fait de briques rouges, tout droit, avec de grandes fenêtres étroites bien alignées. Pourtant, l’intérieur en est bien différent : décoration d’inspiration baroque, énormes escaliers travaillés, murs en bois sculptés (les détails mon dieu, les détails !). Un vrai régal pour les yeux.

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

Beningbrough Hall a été construit en 1716 par John Bourchier III, un riche propriétaire terrien de York, dans le but de remplacer sa modeste demeure familiale : un manoir de type élisabéthain datant de 1556. Si les dates sont très précises, impossible par contre de connaître le nom du type qui l’a dessiné.

A sa mort, le Hall fut hérité par des membres de sa famille puis vendu et ce, jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. J’y reviendrais un peu plus loin. C’est en 1958 que le National Trust acquiert le domaine.

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

L’ère victorienne vit l’introduction des salles de bain à plomberies dans les maisons de campagne. La baignoire était à la pointe de la mode quand elle fut installée dans les années 1920.

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

Au cœur des jardins

Sur ce coup-là, venir en plein mois de juillet n’a pas été notre meilleure idée. A cause des grosses chaleurs de l’été, le jardin extérieur n’était pas très joli. La verdure avait laissé place au jaunâtre et au marron de l’herbe cramée et les feuillages étaient brûlés. Pour moi qui raffole des jardins et de leurs écrins de verdure, j’étais déçue. Par contre, c’était très sympa de pouvoir admirer la demeure vue de derrière.

Néanmoins, le jardin intérieur – ou plutôt, la partie qui était emmurée – était absolument superbe. Une madame travaillant dans la demeure nous a expliqué que les murs servaient à empêcher le bétail (moutons et vaches) d’entrer dans le Hall et de tout saccager. Ce genre de mur s’appelle un « ha-ha » et je trouve ça super drôle !

Toute l’attention des jardiniers étaient tournée vers cette partie du domaine en fait, ce qui expliquait le contraste saisissant entre l’herbe cramée et le foisonnement des fleurs. J’ai adoré les petits et grands arrosoirs mis à disposition des visiteurs pour venir en aide aux jardiniers justement. C’était tellement facile de se prendre au jeu !

Une journée ensoleillée à Benningbrough Hall

It takes 5 hours daily to water the garden. Spare 5 minutes and sprinkle me as you go.

Il faut 5 heures journalières pour arroser le jardin. Prenez 5 minutes et arrosez en marchant.

WWII : l’exposition

En 1916, la Comtesse de Chesterfield – Enid Scudamore-Stanhope de son petit nom -, riche héritière, achète Beningbrough Hall. Elle y ramène de nombreux meubles et oeuvres d’art de la demeure familiale, un village du nom de Holme Lacy (Hereforshire).

Pendant la WWII ou World War II (la Seconde Guerre Mondiale donc), le Hall est occupé par la Royal Air Force, puis par la Royal Canadian Air Force. Du coup, au troisième étage de cette jolie demeure se trouve une petite expo sur le No. 6 Group of Bomber Command, qui a principalement occupé les lieux pendant la guerre.

Bien que ce soit une époque qui me laisse indifférente (je lui préfère les périodes plus anciennes, détachées d’aujourd’hui), j’ai beaucoup aimé en apprendre davantage sur le Hall à cette période. Il y avait des albums photos à parcourir, des lettres à lire. Un plaisir.

J’espère que la balade vous aura plu ! ♥

Les domaines dans ce genre vous plaisent ?

Comments (6)

  • lewerentz

    26 janvier 2019 at 05:47

    Bonjour Ophélie,
    La lecture de ton billet au petit-déjeuner et en plus pour découvrir une belle demeure, c’est la classe
    Ce que tu écris sur les bénévoles du NT correspond tout à fait à mon expérience lors d’une semaine de vacances à Bristol il y a qq années et pour lesquelles j’avais acheté un pass valable qq semaines. Ça m’avait marqué et j’avais adoré discuter avec eux, accompagnés de leur tasse de thé et d’un biscuit – un peu cliché mais magnifique et surtout des anecdotes et discussions passionnantes et de passionnés.

    Bon week-end ! Amitiés.

    1. Ophélie G.

      26 janvier 2019 at 21:32

      Lire tes commentaires me fait toujours beaucoup de bien, merci !
      C’est ça que j’adore avec le NT ou English Heritage. Les bénévoles sont passionnés et parviennent très bien à transmettre leur passion !
      Le thé et les biscuits, c’est peut-être cliché, n’empêche que ça a dû être super sympa ! Bon weekend à toi ! xx

  • Clem

    26 janvier 2019 at 20:26

    C’est vraiment très joli comme mansion ! Je suis particulièrement fan de la salle de bains haha. Et le jardin est très mignon, c’est beau à voir !
    C’est marrant, personnellement j’adore l’histoire de la WWII (bon, pas la guerre en elle-même, on est bien d’accord…) et ce côté historique de cette mansion me donne bien envie de la visiter. J’ai d’ailleurs eu la chance d’aller à Bletchley Park cet été pour un jazz festival dans ses jardins et c’était super, même si je voudrai visiter les bâtiments pour de vrai un jour. Je pense que j’adhèrerai au national trust quand je serai de retour en Angleterre parce que tu montres de si jolies choses que ça donne envie !
    Side note, je viens de découvrir que j’avais des commentaires en attente sur mon blog depuis le mois d’avril dont 3 de toi, du coup je m’excuse de ne pas t’avoir répondu si tu es revenue pour voir si oui! Je viens de les valider, je me sens vraiment bête sur le coup hahaha!
    Des bisous xx

    1. Ophélie G.

      26 janvier 2019 at 21:34

      Le jardin est ADORABLE ! J’ai trop regretté de pas avoir apporté un livre pour m’y poser (mais en même temps, il faisait une chaleur à crever, ça aurait pas été super agréable ahah). Bletchley Park est sur ma liste !
      Je conseille vraiment d’adhérer au NT ! Je sais déjà que l’année prochaine, je continue mon abonnement, et je pense même prendre celui d’English Heritage. Comme ça, à moi les visites à moindres frais. 😀
      Pas de souci, t’inquiète ! Du coup j’irai voir tes réponses demain ! 😉 xx

  • Madame Dree

    1 février 2019 at 19:12

    C’est splendide !
    Tu me donnes vraiment envie d’adhérer également.
    Quelle belle visite ! 🙂

    1. Ophélie G.

      1 février 2019 at 19:50

      Vas-y ! Ça va te plaire je suis sûre ! xx

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent

Chroniques anglaises #63 : Baby it's cold outside

Chroniques anglaises #63 : Baby it's cold outside

20 janvier 2019

Article suivant

Bullet Journal update

Bullet Journal update

29 janvier 2019