Chroniques anglaises #100 : Goodbye England, hello Scotland!

par Ophélie G.
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Chroniques anglaises #100 : Goodbye England

Quand je suis sortie du train à la gare de Stamford avec mes deux valises et mon sac-à-dos, je ne me doutais pas que mon séjour allait se prolonger de la sorte. Et pourtant, six ans plus tard, je suis toujours en Angleterre. Du moins, pour encore quelques jours. Ma vie en Angleterre touche à sa fin et avec elle, les chroniques anglaises. Allez, je vous raconte ça !

Six ans en Angleterre

On ne va pas chipoter, ça fera six ans en septembre – le 12 exactement. Quand j’y pense, ça fait long six ans mais c’est passé tellement, tellement vite. Quand je suis arrivée en Angleterre, je venais d’avoir 24 ans. Je n’avais pas encore fini mes études, j’étais jeune. Je ne savais pas quoi faire de ma vie, je n’étais pas tout à fait adulte je crois.

Dans deux semaines, je fêterai mes 30 ans, avec un master et un diplôme d’enseignement en poche. Je suis adulte, mais je ne sais toujours pas quoi faire de ma vie. Mais je suis prête à repartir de zéro, à me construire une nouvelle vie. Ce n’est pas comme mon départ de Stamford, ou comme mon départ de York. C’est différent. C’est mieux.

Je ne vois pas ce nouveau départ comme un échec, loin de là. Je suis aujourd’hui bien plus sereine que je ne l’ai été ces deux dernières années. Je ne sais pas ce que l’Ecosse me réserve, mais ça ne me fait pas peur. Je suis arrivée à Stamford car l’école avait choisi mon dossier. A York, car la fac m’y a offert une place. A Scarborough, car j’y ai trouvé un emploi. Là, je m’apprête à emménager à Édimbourg, parce que j’en ai envie. Et c’est tout

« Tu as de la chance ! »

On m’a dit plusieurs fois que j’avais de la chance. C’est d’ailleurs quelque chose dont j’ai parlé dans un billet il y a plusieurs années. Parce qu’à ce moment-là oui, j’avais beaucoup de chance. Un tas d’opportunités à saisir qui n’ont fait qu’améliorer mon expérience en Angleterre. Mais là, en l’occurrence, ça m’énerve beaucoup qu’on me dise que j’ai de la chance.

J’ai simplement fait ce qu’il fallait pour parvenir au but que je m’étais fixé, et c’est un mélange de travail et de volonté qui a rendu ça possible. La chance n’y est vraiment pour rien. Me dire que j’ai de la chance, c’est minimiser les choix et les sacrifices que j’ai dû faire. Je trouve ça réducteur. Je conçois qu’on ne puisse pas penser comme moi sur ce sujet, mais ça m’embête quand même.  

Chroniques anglaises #100 : Goodbye England

Cross my Heart and Hope to Die

Quand je dis que ces chroniques anglaises sont les dernières, ce n’est pas tellement le cas. J’aime beaucoup trop écrire ces articles pour y mettre un terme. En revanche, comme je change de pays, le nom ne me semble plus approprié. Rendez-vous dans quelques semaines pour la nouvelle édition des chroniques anglaises !

D’ailleurs je vais profiter du déménagement pour faire une courte pause backstage et modifier deux-trois aspects du blog. L’idée, c’est qu’il reflète mon passage en Ecosse. Aucune inquiétude pour ceux d’entre-vous qui aimez l’Angleterre, j’ai encore plusieurs articles à écrire et à publier sur ce merveilleux pays. Mais le blog va irrévocablement évoluer vers quelque chose qui aura le goût du tartan et du charbon. Elementary, my dear Watson !

A priori, je ne devrais pas avoir de coupure d’internet puisque ma ligne devrait être reconnectée le 24 juillet – mais on ne sait jamais. On verra bien.

By the way, c’est les vacances !

Je sais que beaucoup estiment qu’avec le Covid-19 et la fermeture des écoles, les vacances ont commencé il y a quelques mois déjà pour les profs. Bien évidemment, ça n’a pas du tout été le cas car il a fallu se réinventer pour adapter l’enseignement à la crise. Mais c’est pas de ça dont je veux vous parler !

Aujourd’hui, 17 juillet 2020, les vacances scolaires anglaises commencent ! Je dis anglaise parce que l’Ecosse n’a pas les mêmes dates que nous. Ma dernière journée officielle, c’était mardi. J’ai vidé ma salle de classe, rendu mes clés et mon badge et passé les portes pour la toute dernière fois. Ce sentiment de complétion est tout simplement magique. Pour ceux qui me pose la question : non, je n’enseignerai pas en Ecosse. J’en reparlerai, mais pas avant plusieurs mois pour des raisons qui me sont propres.

Dernières errances à Scarborough

Depuis le début du confinement, je vais souvent me promener le long de la North Bay, en bas de ma rue. Jusqu’à présent, je me contentais de quelques photos prises avec mon fidèle Huawei mais il y a quelques jours, j’ai sorti l’appareil photo. Fun fact : une demie-heure après avoir pris celles qui suivent, je me suis pris la saucée du siècle et suis rentrée trempée de la tête au pied.

Une jolie découverte made in Scotland : Atelier Escapades

Crise sanitaire oblige, le port du masque est obligatoire dans les magasins en Ecosse depuis le 11 juillet (et devrait l’être en Angleterre le 24 juillet). Quand il m’a fallu en acheter un, je me suis tournée vers l’artisanat d’Atelier Escapades, découvert sur le blog de French Kilt il y a quelques mois.

Derrière Atelier Escapades se cache Mathilde, une Française installée à Édimbourg. Pour la noob en couture que je suis, ses créations prennent une dimension incroyable, presque magique. Entre bijoux, vêtements et objets de décoration en tissus made in Scotland, impossible de ne pas craquer ! Les couleurs et les textures sont tout simplement superbes. 

J’ai acheté mon premier masque juste avant d’aller à Édimbourg pour récupérer les clés de l’appartement – j’ai opté pour le modèle avec des petits chardons bleus. Et je peux vous dire qu’il est agréable à porter, en plus d’être beau ! Il ne bouge pas une fois en place et aucune buée sur les lunettes grâce à une petite pièce de métal qui permet de fixer le masque au niveau du nez. Avant d’avoir eu le temps d’en acheter un second (le modèle chardon rose cette fois), Mathilde me l’a gentiment offert. Mille mercis à toi ! ♥♥ Ces masques ne quittent plus mon sac !

★ Retrouvez Atelier Escapade sur son e-shop et aussi sur Instagram ! ★

Je tiens à préciser que je ne suis pas payée pour faire la pub des visites virtuelles d’Edimbourg à emporter. J’ai véritablement adoré le concept et si vous aimez l’Ecosse et les histoires, je peux vous assurer une chose : cette visite est faite pour vous !

Les prochaines visites auront lieu le 3 août et le 15 août.

Edimbourg à Emporter : la visite virtuelle qui vous donnera envie de voyager !

Quand Sarah de French Kilt m’a parlé de son projet de visites virtuelles à Édimbourg, mon cœur a commencé à battre un peu plus vite que la normale. A défaut de devoir patienter avant de pouvoir y déménager, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée pour pouvoir arpenter le Royal Mile – même via écran.

La première visite a eu lieu mercredi, et comment vous dire… C’était génial ? Bien installée dans mon canapé, avec mon thé à la main, j’ai suivi la visite guidée comme si j’y étais ! 

Édimbourg à Emporter, ce n’est pas seulement rester spectateur de la visite, loin de là ! Édimbourg à Emporter, c’est une équipe au top, des anecdotes et des histoires bien documentées, des rencontres surprises et de l’interactivité ! Car oui, des questionnaires s’affichent à l’écran pour choisir la direction que va prendre la visite ! C’est original, innovant et tellement, tellement incroyable ! J’ai vraiment passé un excellent moment. ♥ 

Toutes les infos sont de ce côté-là et vous pouvez acheter votre billet ici.

Les chroniques anglaises, the End.

Mais on se retrouve vite avec un autre format ! 😀

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8 commentaires

Karine 17 juillet 2020 - 10:35

Je te souhaite un bon déménagement en Ecosse, et surtout, de n’y trouver que le meilleur (et aussi de réussir à résoudre tous les mystères écossais comme le Loch Ness, le haggis ou les kilts :-P)

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Ophélie G. 17 juillet 2020 - 10:43

Merci mille fois Karine ! Nessie manquait à l’appel la dernière fois que je suis allée au Loch Ness, le haggis végétarien (et la sauf au whisky !!) est délicieux et le kilt… Conseil d’ami : ne jamais demander à un Écossais alcoolisé s’il porte quelque chose sous son kilt. 😀 xx

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Lolli 17 juillet 2020 - 16:44

Comme je suis contente pour toi !! Et tout excitée par les prochaines nouvelles aventures écossaises !!!! C’est TROP GENIAL !!

Bon déménagement 🙂

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Ophélie G. 21 juillet 2020 - 12:00

Merci Lolli ! J’espère que mes aventures écossaises te plairont tout autant que mes aventures anglaises. 😀 xx

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Clementine Tangerine 17 juillet 2020 - 19:07

Bon, on ne va pas reparler de la notion de « chance », etc. Tu sais ce que j’en pense. ☺ En tout cas, je te souhaite du courage pour la fin de ton emménagement. xx
Et… bonne chance. ❤️

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Ophélie G. 21 juillet 2020 - 12:01

Oui, je sais tout à fait. ♥ Merci Clem ! xx

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Mariion2404 19 juillet 2020 - 06:44

Je suis contente de lire que tu vas continuer d’écrire des chroniques malgré la fin des chroniques anglaises. Ce n’est pas de la chance mais le travail et ton expérience qui t’ont permis de rester, d’évoluer et de prendre une nouvelle direction. La chance n’est peut être simplement qu’une expression pour certains, comme ça l’est pour moi. Mais je comprends ton point de vue. On me dit souvent que j’ai de la chance d’avoir été directrice d’école dès mes 25 ans… Ben pas du tout ! C’est du travail, de la persévérance et si je le suis encore aujourd’hui c’est pas de la chance mais toujours ce travail et cette envie de bien faire pour l’école.
Bon courage pour le déménagement 🙂

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Ophélie G. 21 juillet 2020 - 12:01

On se comprend ! Merci à toi Marion ! xx

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