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Humeurs d'expat'

Deux ans en Angleterre : Bilan

Deux ans en Angleterre : le bilan

Ça fait exactement deux ans et quatre jours que j’ai fraîchement débarqué en Angleterre. Si à la base je partais pour une année scolaire, je ne me doutais pas que deux ans plus tard, je ne serais toujours pas partie. Pour mon plus grand plaisir. J’avais fait un article similaire pour mes neuf mois en Angleterre, et j’ai un peu hésité avant d’écrire celui-ci. C’est pourtant une bonne occasion de dresser une rétrospective de l’année qui vient de s’écouler et du chemin parcouru depuis que je suis arrivée.

Deux ans en Angleterre : le bilan

Parlons développement personnel

Quand on s’expatrie, on ne sait pas franchement à quoi s’attendre. Mon expérience à Glasgow me l’a bien fait comprendre, ce n’est pas forcément en changeant de pays que tout s’arrange. Pour être tout à fait honnête, en partant là-bas, je fuyais juste mes problèmes au lieu de les affronter.

Quand je suis partie pour Stamford, c’était dans un état d’esprit bien différent. J’étais mieux dans ma tête et ma vie n’était plus en bordel (du moins, elle l’était beaucoup moins). Et c’est sans doute ça qui a fait toute la différence entre réussite et échec.

Aujourd’hui, et depuis quelques mois déjà, j’ai véritablement l’impression d’avoir trouvé ma place. Au final, il ne m’aura pas fallu très longtemps pour m’intégrer à cette nouvelle vie et à tous les changements qui en ont découlé. Je peux donc l’affirmer, aujourd’hui je suis heureuse. C’est un grand pas pour moi que de l’affirmer ici, devant tout le monde. Je n’ai jamais caché le fait que j’aimais ma vie ici, mais c’est tout autre chose que de comprendre, que de réaliser qu’on est heureux. Parce que je ne trouve pas d’autres mots. Et pourtant, à l’heure où j’écris ce billet, j’ai passé une matinée pourrie, enchaînant galère sur galère. Mais voilà, ça n’entache pas mon bonheur. Je crois que c’est à partir du moment où j’ai compris qu’il ne fallait pas faire dépendre mon bonheur sur d’autres personnes que tout a pris son sens.

Ce qu’être expatrié m’a appris

Habiter dans un autre pays que le sien, ce n’est pas être en constantes vacances. Du moins, c’est ce que j’ai compris. Pendant ma première année en Angleterre, j’ai multiplié les sorties pour voir d’autres villes. La raison principale, c’était ma date de péremption. Il fallait que je profite un maximum d’être sur place pour voir du pays.

Ma deuxième année, j’ai ralenti le rythme. Je me suis quand même octroyée des balades de temps en temps, et c’était super chouette. J’ai même l’impression d’avoir plus profité, même en sortant moins. Chaque sortie était brève, mais tellement appréciable. Je pense que cette année va être pareille. Je vais partir à la découverte d’autres horizons, peut-être moins souvent, mais en prenant davantage plaisir à le faire. J’aimerais organiser un autre séjour comme celui à Oslo, que j’avais adoré. Je réfléchis à la prochaine destination.

L’émerveillement a-t-il une fin ?

Pris dans l’engrenage de la routine, on en arrive vite à oublier de s’émerveiller sur les choses qui nous entourent. Des petites choses toutes simples que l’on ne prend pas forcément le temps d’apprécier. Avoir fait le challenge photo « Un mois, dix photos », j’ai réappris à ouvrir les yeux sur ce qui m’entourait, à m’émerveiller pour tout et rien. Ça m’a fait un bien fou !

C’est peut-être con à dire, mais je pense que quand on ne s’émerveille plus, la vie perd un peu de son sens. Aujourd’hui, chaque petite chose à son importance et j’en suis ravie. C’est d’ailleurs pour ça que je publie de plus en plus d’articles dans la catégorie « expat' » du blog. Ça m’aide à me souvenir de ce que j’ai pu ressentir en découvrant la joie de m’expatrier. Attendez-vous d’ailleurs à des articles plus « techniques » sur l’expatriation en Angleterre, j’en ai plein en réserve !

De la difficulté de sortir

Mes deux premières années en tant qu’expat en Angleterre illustrent un véritable contraste. Si j’ai vécu ma première année à cent mille à l’heure, j’ai pris le temps de vivre pendant la deuxième. Du coup, je suis moins sortie. L’envie me manquait un peu, j’avoue. Je ne trouvais plus aucun plaisir à sortir tous les weekends. Toujours les mêmes endroits, avec les mêmes gens et leurs discussions futiles, le même verre de bière à la main. Maintenant quand je sors, c’est parce que j’en ai envie (même si je préfère toujours les soirées chez quelqu’un, à papoter autour d’une bonne bouteille). Cet été j’ai réappris à aimer les sorties occasionnelles, qui ont beaucoup plus de sens et de valeur à mes yeux.

Il faut dire aussi que mon groupe d’amis a volé en éclat. Non pas qu’on ne se parle plus. Certains ont déménagés, d’autres sont rentrés dans leur pays d’origine. C’est ça aussi, d’avoir un groupe d’amis internationaux. Les amitiés ne durent pas forcément aussi longtemps qu’on pourrait le penser. Mais ça y est, je m’y suis faite et ça ne me dérange plus vraiment. Le principal, c’est d’en profiter le temps que ça dure.

Vivre, mais aussi travailler

Mon bilan professionnel de cette année est positif, au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. On m’avait dit que deux ans comme assistante, ça risquait de faire beaucoup. Que je risquais de ne plus voir en peinture les ados. Pour certains, j’imagine que c’est le cas. Alors que pour moi, non. Vous savez déjà à quel point j’aime mon travail. Et le deuxième travail que j’ai, celui de professeur de FLE pour adultes, me plaît presque tout autant. Bref, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, car vous savez déjà tout.

Et la suite alors ?

Je ne veux pas rentrer en France. Ça peut peut-être en étonner certains, mais je n’arrive toujours pas à imaginer construire ma vie en France. Je ne suis pas encore prête pour ça, et je doute d’ailleurs de l’être un jour. En attendant, j’ai décidé de bâtir mon futur ici, en Angleterre, et pour ça, je vais reprendre mes études (ça me rend folle de joie d’ailleurs !).

Je l’ai mentionné une ou deux fois, travailler comme assistante m’a donné goût aux salles de classes, aux élèves ronchonneurs et à la joie d’enseigner ma langue et ma culture. C’est donc pour ça que j’ai décidé de me lancer et de passer un diplôme d’enseignement. Il faut savoir qu’au Royaume-Uni, seuls les titulaires d’un PGCE (Postgraduate Certificate in Education) peuvent espérer enseigner. C’est donc ce diplôme que je vais devoir préparer.

Seulement voilà, entrer à la faculté en Angleterre est beaucoup plus complexe qu’entrer à la fac en France (du moins, à la fac de Poitiers). Cette année va donc être une année assez riche pendant laquelle je vais postuler pour entrer à l’université anglaise. Je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet pour le moment, mais je pense que ça va être laborieux et que j’aurais l’occasion d’en reparler sur le blog.

Deux ans en Angleterre : le bilan

Le bilan du bilan

Au terme de ces deux années, je peux affirmer que j’ai grandi et évolué. Je ne sais pas si j’aurais évolué de la même manière si j’étais restée en France, et je ne le saurais jamais. Mais une chose est sûre, le jour où j’ai décidé de monter un dossier pour devenir assistante de français en Angleterre, j’ai probablement pris la meilleure décision de toute ma vie. Une décision que je ne regretterai jamais, que ce soit dans cinq ou dix ans.

C’est parti pour une troisième année !

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20 Commentaires

  • Reply MamzelDree

    Bravo à toi !
    C’est bon de voir que tu es épanouie et que tu es heureuse des choix que tu as fait ! Bravo ! 🙂
    La vie en Angleterre est très particulière, j’avoue qu’elle me manque énormément ! Je ne me vois pas non plus construire un avenir en France, et j’y travaille aussi actuellement !
    Bon courage pour ta reprise d’études ! Bises !

    13 septembre 2016 at 09:49
    • Reply Ophélie G.

      Merci beaucoup ! 🙂
      Ohhh, je suis contente que tu envisages le retour en Angleterre ! Bon courage pour tout ça ! xx

      14 septembre 2016 at 09:39
  • Reply Frenchie au Canada

    Moi ca fait 10 ans cette annee que je suis partie! Et je te rejoins sur ton bilan, apres l’excitation des debuts on n’a finalement une vie « normale » avec du tress, un boulot etc. Mais je suis tellement plus epanouie ici

    13 septembre 2016 at 15:48
    • Reply Ophélie G.

      10 ans déjà ?! Le temps passe super vite, j’ai du mal à me dire que ça fait déjà deux ans que je suis là !
      L’épanouissement personnel est tellement importante aujourd’hui ! Je suis contente de t’entendre dire que tu es épanouie, malgré la vie « normale » et la routine qui va avec. 🙂 xx

      14 septembre 2016 at 09:42
  • Reply Marion

    Quel joli bilan! Ca fait plaisir à lire! Je me retrouve beaucoup dans certains points concernant comment on apprécie les choses du quotidien quand on sait qu’on reste longtemps, en contraste avec les expatriations courte durée avec date de péremption! Continue à bien profiter!!! <3

    13 septembre 2016 at 16:37
    • Reply Ophélie G.

      Je suis d’accord, il y a un vrai contraste entre les expatriations courtes et celles longue durée ! On ne vit pas du tout de la même manière. 🙂 xx

      14 septembre 2016 at 09:58
  • Reply Anaïs

    Ton bilan des 2 ans me rends vraiment heureuse pour toi, et je te souhaite du plus profond de mon cœur de réussir ce que tu souhaites entreprendre mon chat!
    On part ou alors? :p
    Et tu me donnes encore plus envie de m’expatrier 😉 ♥

    13 septembre 2016 at 23:15
    • Reply Ophélie G.

      Merciiiii mon Chaton ! ♥
      On part où tu veux ! 😀 😀
      VAS-Y LANCE-TOI ! 😀 xx

      14 septembre 2016 at 09:58
  • Reply Sabine

    Super ce bilan, que du positif 🙂
    Et bon courage pour le retour sur les bancs de l’école !
    xx

    14 septembre 2016 at 08:04
    • Reply Ophélie G.

      Merci beaucoup ! Il va me falloir beaucoup de courage, surtout pour me remettre aux maths.. 🙁 xx

      14 septembre 2016 at 10:00
  • Reply prettylittletruth

    Super! J’ai l’impression de me revoir, il y a 3 ans quand je dressais aussi mon bilan des 2 ans en Angleterre (5 ans deja pour moi!). Comme toi, je ne me vois pas rentrer en France, et je suis sure que l’Angleterre va t’apporter encore tout un tas de jolies choses 🙂

    14 septembre 2016 at 08:28
    • Reply Ophélie G.

      Je l’espère aussi ! Tout comme j’espère que ton expatriation continuera à bien se passer. 🙂 xx

      14 septembre 2016 at 10:00
  • Reply teabeestrips

    Génial pour ta reprise t’étude ça va permettre de te sentir encore plus à la maison. Moi aussi j’attaque ma 3ème année en Angleterre et pour le moment je n’ai pas envie de rentrer.

    14 septembre 2016 at 14:57
    • Reply Ophélie G.

      Oui, ça va être top ! Je comprends, l’Angleterre est tellement chouette ! xx

      15 septembre 2016 at 16:03
  • Reply Sarah

    Bravo ! Je te rejoins tellement dans « je ne veux pas rentrer en France » pour l’instant. Pour y faire quoi ? 🙂
    Bon courage et plein de bonnes choses pour cette troisième année : ça va être trop cool la fac !

    16 septembre 2016 at 22:52
    • Reply Ophélie G.

      « Pour y faire quoi ? », c’est exactement ce que je demande à ceux qui s’interroge sur mon absence d’envie de retourner en France.. xx

      17 septembre 2016 at 10:32
  • Reply Nathalie Cookieetattila

    Tout d’abord, je suis heureuse de lire que tu es heureuse. On ne se connait pas mais c’est un plaisir de lire cela!
    Je ne me vois pas non plus construire un avenir en Belgique (ou peut-être dans trèèès longtemps) mais je ne me vois également pas construire un avenir en République Tchèque. Je vais profiter de chaque instant dans cette ville que j’adore et je m’envolerai ensuite vers une autre destination. Ça ne me dérange absolument pas, je suis heureuse comme ça 😉
    Maintenant que je suis également expat, je suis très intéressée par tes articles sur le sujet. J’ai hâte de lire la suite! 🙂

    19 septembre 2016 at 19:55
    • Reply Ophélie G.

      Merci beaucoup. On ne se connaît pas, mais ça me touche beaucoup ! ♥
      Tu as déjà une idée pour ta prochaine destination ? 😀 Tant que tu es heureuse, c’est vraiment tout ce qui compte. 🙂
      J’espère que tu trouveras ton compte dans les articles sur l’expatriation alors ! xx

      20 septembre 2016 at 15:10
  • Reply Camomille

    Joli bilan hyper positif! 🙂
    Même si je construis ma vie en France dans ma ville natale et que j’en suis heureuse, je garde un beau souvenir de la vie au Royaume-Uni, j’ai adoré y vivre (pendant une année Erasmus), et si je n’avais pas tout ce que j’ai ici je pense que je me poserais la question d’y retourner! C’est super ton projet de formation, j’espère que ça va marcher! Fingers crossed! 😉

    22 septembre 2016 at 20:04
    • Reply Ophélie G.

      Quel que soit l’endroit que l’on se choisit, l’important c’est de s’y sentir épanoui je pense. Rien ne t’empêche de revenir au RU pour des vacances.. 😉 En tout cas, j’ai la chance de ne pas avoir d’attaches en France, donc l’expatriation est plus aisée. 🙂
      Merci beaucoup ! 😀 xx

      24 septembre 2016 at 09:55

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