Bullet Journal update

29 janvier 2019

J’ai déjà parlé du Bullet Journal une fois sur le blog, il y a presque un an. Si je n’ai aucunement abandonné mes habitudes de journaling, mon Bullet Journal en lui-même a beaucoup évolué. Deuxième mini bilan donc.

J’ai commencé mon premier Bullet Journal en mai 2016. Comme ça, sur un coup de tête, après en avoir entendu parler, encore et encore, sur la blogosphère. Je suis en train de préparer mon Bullet Journal 2019, soit mon quatrième carnet.

Pour rappel

Je vous invite à relire mon premier article sur le Bullet Journal, modestement intitulé ‘L’art d’organiser mon quotidien‘. Car c’est bien de ça qu’il s’agit avec le BuJo : c’est une solution sur-mesures pour parvenir à se libérer l’esprit et à y voir un peu plus clair dans son quotidien. Du moins, c’est comme ça que je le vois (et il me semble que le créateur du BuJo partage cette vision). Une sorte d’optimisation maximale de ma propre organisation !

Mes besoins en matière de BuJo n’ont pas tellement évolué, et je retrouve quelques idées déjà citées dans le premier article. J’en ai besoin pour :

  • M’organiser au quotidien ;
  • Optimiser mon temps ;
  • Ne plus m’éparpiller ;
  • Garder une trace écrite de certaines choses ;
  • Gérer le blog.

Le fond n’a donc pas changé. La forme, elle, si.

Une solution qui ne me convenait plus telle qu’elle était

☛ Un hobby chronophage

Le problème du BuJo, c’est que son format ne me convient plus du tout. Si avant j’en appréciais la flexibilité, c’est parce que mon emploi du temps n’était pas tellement chargé et que j’avais pas mal de temps pour le peaufiner. Rajouter des dessins, de la couleur, créer des pages à foison. Maintenant, c’est différent. Je travaille à plein-temps et je n’ai aucunement envie de passer des heures à m’occuper du design. Ce qui était avant de la plus haute importance à mes yeux ne l’est plus du tout aujourd’hui.

☛ Le besoin de planifier sur long-terme

Le future log – ou calendrier annuel – a rapidement trouvé ses limites. J’ai toujours eu besoin de pouvoir planifier certaines choses sur le long terme  (rappel de faire le contrôle technique de la voiture en juillet, ou d’en faire la vidange en octobre, par exemple) et le format standard du Bullet Journal ne me le permettait pas. Certes, je pouvais noter les choses importantes à l’avance, mais il y avait d’autres choses a ajouter et ça devenait vite brouillon. Je ne m’y retrouvais plus.

Puis c’est pareil. Arrivée en fin d’année, la liste des choses prévues pour l’année suivante commence déjà à s’étioler et mon future log n’allait pas aussi loin.

☛ L’aspect brouillon du truc

En parlant de brouillon, c’est probablement un des aspects qui me gênent le plus avec le bullet journaling. J’adore l’idée d’avoir tous les aspects de ma vie réunit en un seul et même endroit : vie perso, blog, trucs d’adultes chiants (pas de vie pro dans mon BuJo, j’ai mon teacher’s planner pour ça). Sauf que voilà, un BuJo, avec toutes ses collections incorporées ici et là, ça fait vite brouillon-dégueu. Et ça, j’ai beaucoup de mal à supporter. C’est comme ça, je suis quelqu’un de très organisé, dans ma vie et sur papier !

☛ Abandon progressif

Au fil de l’année (et ça a été le cas en 2016, 2017 et la en 2018), je me détache rapidement de mon BuJo, à qui je reste très fidèle les premiers mois. Manque de temps, flemme, je me retrouve aussi rebutée par cet aspect brouillon justement. Loin de me motiver, il me démotive plutôt. En général, de septembre à décembre, l’abandon est progressif. Puis je me remotive pour la prochaine année : un carnet tout neuf, de nouvelles envies, de nouveaux besoins. Les dernières pages vierges de mon journal me servent donc de brainstorming place et de pratique de calligraphie. En général.

Mon Bullet Journal 2019

J’ai donc décidé, pour la nouvelle année qui s’apprête à débuter, à revoir ma vision du BuJo, et de la réaligner à mes véritables besoins. Le plus efficace, il me semble, c’est de m’avancer un maximum sur la mise en page. Je m’explique. L’idée du BuJo, à la base, c’est qui soit quasiment réalisé au jour le jour. Chaque jour, on y ajoute la page du lendemain. Il y a aussi le future log, l’index et les pages mensuelles.

Sauf que, ça ne m’aide pas du tout au quotidien. Du coup, pour cette année, je fais les choses différemment.

Dans mon Bullet Journal 2019

Au début :

  • le calendrier annuel 2019 pour avoir une vue d’ensemble et noter les dates prises / les vacances / les concerts (tout ce qui a une date précise) ;
  • le calendrier 2020, de janvier à juin pour ne pas galérer en fin d’année prochaine avec toutes les choses à reporter.

Chaque mois, il y a :

  • Un calendrier mensuel sur une double page, dans lequel je peux noter les choses à venir au cours du mois ;
  • Deux pages Gratitude, dont je suis très friande depuis au moins deux BuJos ;
  • Deux pages review pour la fin du mois. Parce que j’aime bien cette notion très anglophone de « self-review », l’idée de réfléchir sur soi-même pour en tirer le meilleur.

Et chaque semaine :

  • Une double page qui inclue toute la semaine, pour une vue d’ensemble et une meilleure planification.
  • Un mini habit-tracker, un graphique pour mes heures de sommeil et un autre pour les pas que je fais dans la journée.

Bullet Journal update

En rose, les vacances scolaires. En vert, les visites des copains.

Bullet Journal update

Le M.O.T. (à lire « em oh ti », c’est le contrôle technique de la voiture !

Bullet Journal update

Page de garde de janvier carrément copié d’une illustration dénichée sur Pinterest.

La vraie nouveauté, c’est que j’ai déjà préparé tous mes mois. Alors oui, mon BuJo ressemble à un agenda lambda dans sa structure, mais avec des pages supplémentaires pour les choses importantes.

Les 50 dernières pages de mon carnet sont réservées aux collections. Mais alors là, finis les pages repérées sur Pinterest et ajoutées parce qu’elles sont à la mode. Dans tous mes BuJos, j’ai des pages qui sont certes très jolies, mais que je n’ai jamais pris la peine de remplir. Or, cette profusion de pages inutiles embrouillent mon esprit et ne me permettent pas de me concentrer sur l’essentiel. Aux oubliettes donc !

Bullet Journal update

Les petits onglets sur le côté me permettent de facilement retrouver les mois/infos que je veux. Parce qu’en général, j’oublie de regarder dans l’index prévu à cet effet.

Bullet Journal update

Chaque semaine reprend le même format de base, que j’agrémente au fur et à mesure de mes besoins. Je sais d’avance que les trackers ne me serviront probablement pas pendant les vacances, pendant lesquelles je serai trop occupée pour mettre le nez dans mon BuJo.

Dénaturer le Bullet Journal ?

J’en vois déjà arriver au galop pour me dire à quel point je dénature l’idée même du Bullet Journal, et que c’est pas censé être comme ça, et que du coup je ne devrais pas avoir le droit de l’appeler comme ça. Bla Bla Bla. Je n’ai pas vraiment à me défendre sur le sujet, mais j’y tiens quand même un peu.

L’idée de départ avec le BuJo, c’est donc d’organiser son quotidien au mieux. Ce que j’aime avec ce concept, c’est la flexibilité du truc. Chacun fait ce qu’il veut. Le principe reste le même pour tout le monde, mais à chacun sa sauce ! Le BuJo dit standard ne convient pas à ma vie personnelle et la manière dont j’ai fait évolué ce concept pour l’adapter à mes besoins me convient tout à fait.

Alors certes, mon organisation me fait perdre une certaine flexibilité au quotidien. Sauf que, je n’ai plus de temps à perdre avec les structures principales : elles sont déjà prêtes ! Je vais donc pouvoir, au gré de mes envies, de ma motivation et du temps dont je disposerai, agrémenter mon propre BuJo comme bon me semblera. Et ça, c’est ce qui m’inspire le plus. Je veux que mon BuJo soit fonctionnel et qu’il soit joli à regarder. Chacun son truc donc !

Le matériel

Comme le veut tout bon article sur le BuJo, je me dois de parler du matériel que j’utilise.

  • Un carnet Leuchturm 1917 au format A5 avec les points à l’intérieur.
  • Des crayons Faber Castell. Le S pour écrire au quotidien, le XS (leur petit dernier, il est top !) et les autres pour les fioritures.
  • Des surligneurs Mildliners Zebra. Je ne vous en dis pas plus, mais je vous invite à aller lire l’article très complet d’Alex à leur sujet (c’est d’ailleurs de sa faute si je les ai achetés !).
  • Une règle, un crayon à papier, une gomme et une souris Tipp-Ex pour les éventuelles erreurs.
  • Des petits onglets Post-It, mais c’est pour ma frivolité personnelle.

Et vous alors, #TeamBuJo ou #TeamAgenda ?

Comments (6)

  • Clem

    29 janvier 2019 at 19:59

    Pendant des années j’ai été team agenda (mais genre les beaux agendas tu vois, pas les oxford sobres, plutôt les Kikki K., Kate Spade et autres agendas hors de prix) mais depuis l’année dernière je suis une dingo du planning (j’ai enfin compris que pour être productive il faut que ma journée soit planifiée au détail près ! j’en ai fait un article sur le blog il y a pas longtemps) et les agendas classiques ne me conviennent plus du tout, trop restrictifs. J’avais essayé le bujo il y a quelques années mais il ne m’avait pas convenu, j’ai réessayé cette année et je suis vraiment fan ! Les gens qui disent que le bullet journal devrait être comme ci ou comme ça me tapent sur les nerfs, le principe du bullet journal c’est justement d’expérimenter et de trouver ce qui marche pour nous ! Je ne sais pas dessiner donc je ne m’embête pas, mon bujo est minimaliste et tout noir, sans couleurs, très sobre, et il me convient bien comme ça.
    Je suis fan de tes pages, elles sont vraiment sympas! Ton future log est très joli je trouve et super pratique, je n’avais pensé à faire une liste des jours alors que ça aurait été bien pratique… Et ton idée de faire tous les mois à l’avance et de mettre des onglets, c’est du génie !! Et c’est marrant, moi aussi j’écris tout en anglais dedans haha ^^
    Des bisous xx

    1. Ophélie G.

      29 janvier 2019 at 20:44

      C’est marrant que tu dises ça, je n’avais même pas attention que j’écrivais en anglais dedans ! Je ne sais pas pourquoi mais ça a toujours été le cas ! Pour le Future Log, ça fait déjà trois ans que je le fais comme ça et je trouve ça super pratique pour y voir plus clair sur du long terme !).
      Je suis tellement d’accord avec toi en ce qui concerne les gens qui disent que ça doit être comme ça et c’est tout ! Sans citer le nom, je suis tombée sur le blog d’une nana qui expliquait que non, si on ne suivait pas les règles à la lettre, il fallait trouver un autre nom. Ca m’avait gonflé comme pas possible – mais bon, elle a fait tout un business autour du BuJo alors j’imagine que ça lui monte à la tête (alors que perso, je trouve qu’elle dénature tout autant le principe que moi avec toutes ses fioritures !). Pareil que toi, les agendas sont trop restrictifs pour moi, ils manquent vraiment de flexibilité pour le coup. Et les carnets type BuJo tout prêts ne me tentent pas plus que ça non plus, parce qu’il y a un tas de pages qui me seraient inutiles… Enfin bref, merci pour ton long commentaire et partage d’expérience ! Je vais vite aller lire ton article ! xx

  • lewerentz

    30 janvier 2019 at 05:42

    Ravie de lire qqn qui ose critiquer cette méthode. Je n’ai jamais essayé car franchement, j’aurais l’impression de perdre mon temps. J’adore dessiner mais n’ai pas pour autant le temps de faire 15’000 fioritures, etc. Mais entre toi et Clem, je constate que d’autres solutions sont possibles.

    1. Ophélie G.

      30 janvier 2019 at 17:01

      En réalité je ne cherche pas à critiquer la méthode de Ryder Carroll parce qu’à la base, c’est un système très épuré. Ce sont toutes celles (parce que bon, la plupart des adeptes du BuJo sont des femmes) qui rajoutent des fioritures à gogo qui dénaturent le côté simple et minimaliste de base. L’idée que je garde, c’est que c’est un outil très flexible qu’il est très aisé d’adapter à ses propres besoins. xx

  • Anaïs – A BUNCH OF FUTILITIES

    7 février 2019 at 18:29

    J’aime tellement la façon dont tu as fait ton Bujo, enfin de compte c’est de l’adapter à nos besoins, et les gens qui disent que tel ou tel chose doivent être faite de tel manière sont supra énervant. Chacun est libre de faire ce qu’il à envie.
    Je pense te piquer quelques une de tes idées pour mon prochain Bujo, voir si elles me servent etc. Perso de mon côté j’aime bien tout condenser dans le mois. J’aime me faire une jolie page du mois, pis ensuite, faire mes onglets récurrents du type (planning du mois, intentions & goals, gratitudes et Bilan du mois) mais j’aime aussi y mettre des souvenirs ça et là. Je ne fais pas de dessins, ou très peu, mais je l’aime comme ça, et il est plutôt bien adapté à mes besoins. Faque c’est tout ce qui compte :)!

    1. Ophélie G.

      9 février 2019 at 19:46

      Merci mon chaton ! 😀 Tu penses piquer quelles idées du coup ? J’aimais bien mettre des souvenirs dans les miens avant, mais maintenant je préfère me concentrer sur ce dont j’ai vraiment besoin parce qu’après, c’est le bordel et j’aime pas ça.. 🙁 xx

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