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Le Book Club

Les lectures de septembre et d’octobre 2017

Lectures de septembre et d'octobre 2017

Depuis que j’ai repris la fac, je n’ai plus tellement le temps de lire… Mis à part les lectures académiques, dont je vous ferai grâce, rassurez-vous, c’est un peu le néant littéraire chez moi. Du coup, j’ai dû regrouper les lectures de septembre et d’octobre pour pouvoir écrire un article digne de ce nom. C’est parti pour les lectures de septembre et d’octobre 2017 !

On ne meurt qu’une fois, et c’est pour si longtemps, de Patrice Pelloux (2013)

Résumé : Délaissant momentanément nos maux contemporains, qui forment son quotidien de médecin urgentiste, Patrick Pelloux se penche ici sur de curieux patients : quasi morts, et tous illustres. Et si leur agonie en disait plus sur l’époque que l’époque elle-même ? Partant de cette intuition, Patrick Pelloux s’est lancé dans une recherche inédite, à la fois médicale et historique : retracer les derniers moments de ces personnalités qui ont fait l’Histoire. Le résultat en est une trentaine de chroniques – de Jésus à Churchill -, écrites d’une plume aussi précise qu’un bistouri. On y croise des rois, bien sûr (Charles IX, Henri IV, Louis XIV), des révolutionnaires (Danton, Robespierre), un résistant (Jean Moulin), une savante (Marie Curie), mais aussi des soldats (à Waterloo ou le 6 juin 1944), des écrivains (La Fontaine, Voltaire, Zola), des saltimbanques (Molière, Laurel et Hardy), et même un canard (Saturnin) et un faux philosophe. Au gré des époques, une promenade passionnante au chevet des grands hommes.

Ce que j’en ai pensé : Quelle lecture plaisante que celle-ci ! Je dois vous avouer quelque chose : je voue un intérêt particulier à l’Histoire. Le seul problème, c’est que les romans ou biographies historiques se cantonne souvent à la vie des grands personnages historiques. Ce livre est donc une petite pépite puisqu’il se concentre uniquement sur les derniers jours, voire les dernières heures de ces grands noms de l’Histoire.

Ces histoires, qui ne font pas plus de quelques pages, sont parfois drôles, parfois touchantes, parfois tristes. Quoi qu’il en soit, je les ai lu avec beaucoup de plaisir. Ça fait du bien de se rendre compte que les Grands Hommes (et Grandes Femmes aussi) restent des hommes justement. Et que la mort, quand elle frappe, se fout un peu du statut social de la personne. J’ai même l’impression que plus on est important dans l’histoire, plus la mort en est risible.

Un petit bijou à découvrir !

Ma note : 4/5

Lectures

Antigone, de Jean Anouilh (1944)

Résumé : Après Sophocle, Jean Anouilh reprend le mythe d’Antigone. Fille d’Oedipe et de Jocaste, la jeune Antigone est en révolte contre la loi humaine qui interdit d’enterrer le corps de son frère Polynice. Présentée sous l’Occupation, en 1944, l’Antigone d’Anouilh met en scène l’absolu d’un personnage en révolte face au pouvoir, à l’injustice et à la médiocrité.

Ce que j’en ai pensé : Antigone est incontestablement mon classique préféré. Depuis que l’on m’a obligée à le lire, quelque part au cours de mon cursus collégien, mon amour pour cette pièce de théâtre ne s’est pas émoussé. Il y a plein de raisons à cela, mais la première, c’est la justesse de certains passages.

S’il n’y en a qu’un à retenir, c’est celui qui parle de la tragédie en tant que telle, et de la sureté de ce qu’elle implique : la mort. Aucun espoir, aucun échappatoire. Juste la tranquille certitude que tout sera bientôt terminé. Cela peut sembler un peu cru, un peu difficile à avaler et pourtant, c’est quelque chose que j’ai toujours trouvé rassurant.

Il y a aussi les personnages. Antigone, qui représente la résistance à un pouvoir qui ne signifie rien et qui est caractérisée par une résolution infaillible. Créon, qui symbolise le pouvoir et qui est caractérisé par des choix qui le dépassent. Et tous les autres aussi, qui viennent tranquillement jouer leur rôle, sans pouvoir y échapper.

C’est une lecture qui m’apaise toujours, malgré le côté sombre de l’histoire. Quand je l’ai étudié, notre professeur avait insisté sur le côté symbolique du roman : la Résistance versus le nazisme et l’oppression. Ce n’est pas un aspect que je retiens quand je relis ce livre, même s’il est bel et bien présent. Pour moi, c’est juste une pièce de théâtre qui parle d’affirmer ses choix jusqu’au bout, quelle qu’en soit l’issue. Et j’aime cette idée.

Ma note : 5/5

Lectures

Le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry (1944)

Résumé : J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassé dans mon moteur.

Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours.

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan.

Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait : … « S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! – Hein ! – Dessine-moi un mouton… »

Ce que j’en ai pensé : Je me demande s’il existe des personnes qui ne connaissent pas Le Petit Prince… Comme Antigone, c’est l’un de mes romans préférés. Là encore, je l’apprécie pour son côté rassurant. Allez savoir pourquoi. Toujours est-il que j’aime cette histoire en apparence si innocente, mais teintée de mélancolie.

Ce livre, j’aurais aimé le découvrir quand j’étais jeune. Parce qu’on ne voit pas l’histoire de la même manière une fois adulte. Pour un enfant, c’est une histoire douce, celle d’un petit prince qui voyage à travers les étoiles et qui s’étonne de la bizarrerie des grandes personnes. De ceux qui ont grandi en oubliant ce que c’était d’être enfant. À la fin de ses aventures, le petit prince repart chez lui, fort de ses découvertes. Pour un adulte, les choses sont un peu différentes. L’histoire est plus sombre, plus triste.

J’aime beaucoup cette idée, celle de voir quelque chose différent selon l’âge à laquelle on découvre ce roman. Malgré tout, lire Le Petit Prince me laisse toujours un goût légèrement amer, plein de mélancolie. À lire et à relire !

Ma note : 5/5

Lectures octobre 2017La Faiseuse d’Anges, de Camilla Läckberg (2011, 2014 pour la VF)

Résumé : Pâques 1974. Sur l’île de Valö, aux abords de Fjällbacka, une famille disparaît sans laisser de traces. La table du dîner est soigneusement dressée, mais tous se sont volatilisés, à l’exception de la fillette d’un an et demi, Ebba. Sont-ils victimes d’un crime ou sont-ils tous partis de leur plein gré ? L’énigme ne sera jamais résolue. Des années plus tard, Ebba revient sur l’île et s’installe dans la maison familiale avec son mari. Les vieux secrets de la propriété ne vont pas tarder à ressurgir…

Ce que j’en ai pensé : Après vous avoir bassiné avec chacun des romans de Camilla Läckberg, j’en arrive presque au bout ! Promis, encore un après celui-ci et je change de registre. 😉 Je ne sais pas vous, mais j’ai du mal à me plonger dans une saga sans la relire en entier…

Dans ce tome-ci, l’auteure suédoise aborde un sujet un peu spécial, celui du meurtre d’enfant. Vous me direz, un meurtre reste un meurtre, quelle que soit la victime. Là, c’est quand même un peu triste. Toujours est-il que l’histoire de ce roman est particulièrement intéressante. L’auteure nous replonge dans un mystère policier non élucidé datant d’il y a plusieurs décennies. Et comme toujours, impossible d’avoir le fin mot de l’histoire… avant la fin bien sûr !

C’est définitivement un de mes romans préférés de la saga !

Ma note : 4/5

Lectures

Le Dompteur de Lion, de Camilla Läckberg (2014, 2016 pour la VF)

Résumé : C’est le mois de janvier et un froid glacial s’est emparé de Fjällbacka. Une fille à demi nue, surgie de la forêt enneigée, est percutée par une voiture. Lorsque Patrik Hedström et ses collègues sont prévenus, la jeune fille a déjà été identifiée. Il s’agit de Victoria, portée disparue depuis quatre mois. Son corps présente des blessures qu’aucun accident ne saurait expliquer : ses orbites sont vides, sa langue est coupée et ses tympans percés. Quelqu’un en a fait une poupée humaine. D’autres cas de disparitions dans les environs font redouter que le bourreau n’en soit pas à sa première victime.

De son côté, Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire pour son nouveau bouquin. Une femme purge sa peine depuis plus de trente ans pour avoir tué son mari, un ancien dompteur de lions, qui maltraitait leur fille avec sa complicité passive. Mais Erica est persuadée que cette mère de famille porte un secret encore plus sombre. Jonglant entre ses recherches, une maison en perpétuel désordre et des jumeaux qui mettent le concept de l’amour inconditionnel à rude épreuve, elle est loin de se douter que pour certains, l’instinct maternel n’a rien de naturel…

Ce que j’en ai pensé : Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir lu toute la saga d’une traite, mais j’ai l’impression que mon intérêt a fini par s’étioler. Toujours est-il que j’avais hâte de commencer la lecture du Dompteur de Lion, le seul ouvrage qui me manquait.

Contrairement aux huit tomes précédents, il est m’a été assez aisé de comprendre le pourquoi du comment. Certains détails m’échappaient – et m’ont échappé jusqu’à la toute fin – mais j’avais l’idée d’ensemble qui se dessinait dans la tête. Résultat, je n’ai pas autant apprécié ce roman que les autres. C’est probablement le fait de tous les avoir lus d’un coup. Je m’en souviendrai pour le prochain : ne pas me re-farcir toute la saga, histoire de pouvoir pleinement apprécier le nouveau tome !

Ma note : 3.5/5

LecturesEn vrac, j’ai aussi (re)lu la saga Twilight, que j’apprécie toujours autant pour sa simplicité (même si je trouve Bella toujours aussi insupportable qu’il y a dix ans), Les EmmurésPèlerins des Ténèbres et La Captive de l’Hiver de Serge Brussolo. Du coup, je ne sais pas encore si j’ai vraiment envie de parler de ces lectures, puisque je suis quasiment sûre l’avoir déjà fait aux débuts du blog… Il faudra donc que je vérifie dans mes archives pour éviter le sentiment de déjà vu. 😉

J’ai également commencé Réparer les Vivants de Maylis de Kerangal mais je n’ai pas vraiment accroché au style d’écriture. Je réessayerai dans quelques mois, voir ce que ça donne.

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6 Commentaires

  • Reply Mylia

    J’ai découvert Antigone au lycée, je crois bien, et je suis tout de suite tombée en amour pour ce livre. Je trouve l’histoire poignante, l’écriture magnifique, les dialogues émouvants, bref je le relis inlassablement depuis au moins une fois par an.
    C’est le seul livre de ta liste que j’ai lu, d’ailleurs il serait temps que je lise le petit prince, ne serait-ce que pour ma culture générale…

    7 novembre 2017 at 08:15
    • Reply Ophélie G.

      As-tu lu Médée du même auteur ? Si ce n’est pas le cas, je pense qu’il te plairait ! Il m’a moins touchée que Antigone, mais je l’ai adoré quand même et le recommande vivement. OH MON DIEU, tu n’as PAS lu Le Petit Prince ?! Il faut que tu t’y colles ! 😀 (Pas de pression ahah) xx

      11 novembre 2017 at 21:23
  • Reply prettylittletruth

    Figure-toi que je n’ai lu Le Petit Prince que tres recemment et j’ai beaucoup aime. je suis contente d’avoir tant attendu pour le lire car je pense avoir plus apprecie que je ne l’aurai fait etant jeune 🙂

    7 novembre 2017 at 14:57
  • Reply September Lullaby

    Je n’arrive pas à croire que Twilight ait déjà dix ans !!! Personnellement, j’avais adoré les livres (même pas honte !) … J’ai d’ailleurs lu le Petit Prince et Antigone a la même époque, quand j’étais au lycée … Ca ne nous rajeunit pas tout ça 🙂

    9 novembre 2017 at 18:50
    • Reply Ophélie G.

      Et oui… Onze ans en vrai ! 😀 On devient vieilles je crois… Mais en tout cas, aucune honte non plus ! D’ailleurs, j’ai bien aimé Life and Death, la réécriture qu’en a fait l’auteur, dans laquelle les rôles sont inversés (aka c’est un ado gars qui tombe amoureux d’une vampire !). xx

      11 novembre 2017 at 21:26

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