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Le Book Club

Les lectures de novembre 2017

Les lectures de novembre 2017

Qui dit fin du mois de novembre 2017, dit l’heure du bilan lecture ! Ce mois-ci, malgré la charge de travail et les sorties entre copains, j’ai quand même trouvé le temps de lire. Entre autres, il y a eu un roman français, une saga britannique, de la poésie féministe et un classique littéraire britannique. De la variété, par rapport à ces derniers mois de lecture ! 

Kiffe-Kiffe Demain de Faïza Guène (2004)

Résumé : Doria a quinze ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves pleins la tête. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan entourée d’Hamoudi, un grand de la cité qui l’a connue «haute comme une barrette de shit», Mme Burlaud, la psychologue au porte-jarretelles, Nabil le nul ou encore Aziz, l’épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Dora essaie en vain de caser sa mère…

Ce que j’en ai pensé : Ce livre étant au programme de mes terminales à l’école, j’ai décidé de le lire pour pouvoir échanger avec eux sur le sujet. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre car avant de bosser dans cette école, je n’en avais jamais entendu parler. Je dois admettre que ça a été une jolie surprise. Bien évidemment, ce n’est pas de la grande littérature dans le sens où la narratrice n’a que quinze ans (seize à la fin du roman d’ailleurs). Bien qu’elle soit plutôt intelligente, ses pensées restent celles d’une adolescente de cet âge. Pourtant, ce roman a un petit quelque chose qui donne vraiment envie d’en connaître le dénouement.

A mon avis, la force de ce roman ressort de deux éléments : la langue et le contexte. La langue d’abord car c’est Doria qui parle/écrit, avec le langage des ados d’aujourd’hui, auquel se mêle quelques mots en arabe et des quartiers français. Ça donne un mélange nouveau, un peu osé, parfois vulgaire mais très intéressant à mes yeux.

Ensuite, le contexte, car Doria est issue d’une famille musulmane et que son plus grand péché, c’est d’être née fille. J’ai appris beaucoup sur la vision de la femme dans certains contextes musulmans (je précise certains) mais aussi sur les relations entre membres de cette communauté religieuse. Doria ne mâche pas ses mots, et affirme par écrit ce qu’elle pense tout bas. J’ai trouvé ça innovateur !

Malgré tout, l’histoire est assez banale et la fin ne connaît pas vraiment de grand rebondissement, ce qui est un peu dommage. D’un autre côté, c’est le quotidien typique de toute adolescente qui écrit son journal intime je crois. En tout cas, c’était une jolie lecture, je suis ravie de l’avoir faite !

Ma note : 3.5/5

Lectures

Le Monde Perdu de Sir Arthur Conan Doyle (1912)

Résumé : Le monde perdu : univers oublié, disparu ? Pas pour tous : Édouard Malone, reporter à la Daily Gazette, va tenter de prouver à la belle Gladys et à l’effrayant professeur Challenger qu’il existe encore. L’aventure commence dans les méandres de l’Amazone, mais les serpents venimeux et les esprits des bois ne sont pas les moindres dangers. La découverte des monstres du jurassique inaugure une série de catastrophes que le courage des aventuriers et l’intelligence des scientifiques ne parviennent pas toujours à maîtriser.

Ce que j’en ai pensé : C’est bien évidemment le fait de regarder Jurassic Park qui m’a donné envie de lire ce classique qui traînait dans ma PAL depuis des mois, voire même des années. Je n’ai lu qu’une histoire de Conan Doyle jusqu’à présent, et c’est bien évidemment un récit de Sherlock Holmes. En tout cas, je suis bien contente d’avoir pris le temps de découvrir Le Monde Perdu.

J’ai adoré suivre les aventures d’Édouard Malone et de ses prises de tête avec le professeur Challenger. Ce dernier m’a fait pensé à une version hargneuse de Rubeus Hagrid, allez savoir pourquoi. Ce livre m’a véritablement fascinée : petite, je rêvais d’être paléontologue et de voir des dinosaures en cher et en os ! Alors imaginez, cette aventure m’a plongée droit dans mes rêves de gamine ! J’aurais adoré lire ce livre quand j’étais plus jeune je crois.

Toujours est-il qu’à vingt-sept ans, je l’ai apprécié comme il se doit ! De l’aventure, du danger, une petite histoire d’amour qui déclenche toutes les péripéties (ou les malheurs, question de point de vue) du jeune Malone, c’est un peu la recette magique d’un roman.

Le style d’écriture est également très agréable et le livre se laisse terminer rapidement. Peut-être même un peu trop… J’ai lu d’autres aventures du Professeur Challenger et de Malone depuis, mais aucune ne m’a autant plu que Le Monde Perdu, que je vous recommande vivement !

Ma note : 4/5

Lectures

L’Epouvanteur, de Joseph Delaney (2005-2017)

Résumé : L’histoire se déroule à Chipenden, comté d’une Angleterre habitée par diverses créatures de folklore comme les sorcières ou les gobelins. L’Épouvanteur est chargé de contrôler les manifestations du surnaturel. Au début de la série, L’Épouvanteur du comté prend un nouvel apprenti, Thomas J. Ward, le narrateur, qui devra apprendre à lutter contre les diverses manifestations de l’Obscur et du Malin.

Note : On remercie Wikipédia pour ce résumé. Difficile de résumer une dizaine de tomes sans entrer dans les détails…

Ce que j’en ai pensé : Je cherchais une (re)lecture facile, sans prise de tête et je me suis souvenue de cette série lue il y a quelques années déjà. Je les avais alors beaucoup aimés. Sans surprise, mon avis n’a pas changé là-dessus. Le style d’écriture est assez fluide, très simple à lire. Je précise que je les ai lus en français, par flemme plus qu’autre chose.

J’apprécie énormément la dualité entre vieilles et jeunes générations qu’on trouve dans ces livres. Ça a beau être une série fantsay, il y a des aspects intemporelles. Par exemple, alors que John Gregory reste coincés dans ses croyances d’un temps passé concernant les sorcières, son apprenti Tom fait preuve de beaucoup plus d’ouverture d’esprit. Cette dualité d’opinion est d’ailleurs la cause de toutes les querelles entre l’Epouvanteur et son apprenti, quel que soit le tome.

Les personnages sont très attachants, tous autant qu’ils soient, mais ma préférence va pour Grimalkin, la sorcière meurtrière du clan Malkin. On pourrait croire que c’est un monstre aux premiers abords – après tout, c’est une meurtrière et une sorcière, qui coupe les pouces de ses victimes pour en récupérer les os -, mais elle s’avère être bien plus que ça.

Ma note : 4/5

Lectures

milk and honey de Rupi Kaur (2014)

Résumé : Construit autour de courts poèmes en prose, « Lait et Miel » parle de survie. De l’expérience de la violence, des abus sexuels, de l’amour, de la perte et de la féminité. Le recueil comprend quatre chapitres, et chacun obéit à une motivation différente, traite une souffrance différente, guérit une peine différente. « Lait et Miel » convie les lecteurs à un voyage à travers les moments les plus amers de l’existence, mais y trouve de la douceur, parce qu’il y a de la douceur partout si l’on sait regarder.

Ce que j’en ai pensé : Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pris le temps de lire de la poésie, alors que j’adore ça. Ce livre me faisait de l’oeil depuis un moment et puis j’ai fini par craquer et me l’offrir. Pour commencer, j’aime la simplicité, le minimalisme de la couverture. C’est le genre de livre que je suis capable d’acheter juste parce qu’il est beau. Seulement voilà, j’ai trouvé ce livre aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Il y a des sujets qui ne me touchent pas, et ces poèmes ne m’ont pas plu plus que ça. Cependant, quand il s’agit des aspects de la vie auxquels je peux aisément m’identifier, c’est autre chose. Comme je le disais dans mes chroniques anglaises, c’est le genre de poésie que j’écris et je trouve dans les mots de Rupi Kaur un certain écho à ce que j’ai pu vivre/ce que je vis parfois. Le lire écrit noir sur blanc de la main de quelqu’un d’autre, c’est parfois étrange, mais ça fait du bien. Étonnement, malgré la dureté de certaines sujets abordés, ce livre m’a apaisée. J’en suis ressortie bien plus sereine qu’avant.

En résultat, il me tarde de lire the sun and her flowers, sorti en octobre dernier et qui traîne gentiment dans ma bibliothèque. Je me le réserve pour un soir de pluie, quand je pourrais le lire emmitouflée dans mon plaid.


Des lectures à me proposer pour le mois de décembre ?

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