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Le Book Club

Les lectures d’août 2017

Les lectures d'août 2017

Avec un peu de retard sur le planning, je vous présente mes lectures d’août 2017. Mon Kindle adoré m’a accompagnée en France, puis en Ecosse avant de retourner en Angleterre avec moi. Et puis, il y a eu mon anniversaire, avec de jolies surprises littéraires emballées avec soin. Ce mois-ci, donc, j’ai lu de la fantasy française (pour changer un peu), des mangas japonais et des thrillers suédois (encore) !

La Mémoire de Babel, de Christelle Dabos (2017)

Résumé : Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Ce que j’en ai pensé : Depuis le temps que j’attendais la suite de cette saga ! À peine reçu pour mon anniversaire que je me suis plongée entre les pages, avec du mal à en sortir. Comme pour les deux premiers tomes quoi !

Le début m’a pourtant semblé un peu longuet. Je crois que j’ai eu du mal à m’intégrer au nouvel environnement proposé par Christelle Dabos. Babel a de quoi étonner… Pourtant, après plusieurs chapitres, j’ai commencé à trouver ce nouveau décor absolument fascinant. La dichotomie entre Hélène et Pollux m’a particulièrement attirée. Il faut dire que depuis le début de l’histoire, je trouve les Esprits de famille intrigants. On ne sait pas grand-chose sur eux, et c’est toujours un plaisir d’être confronté à leurs différences.

Mais surtout, c’est l’absence de Thorn qui m’a beaucoup « dérangée » Ce qui est, somme toute, logique – c’est le but de l’histoire après tout. Son absence prolongée m’a rendue un peu parano, probablement parce que c’est mon personnage préféré après Ophélie. Où était-il ? Dans quel état se trouvait-il ? Au final, je me suis encore plus identifiée à Ophélie dans sa manière de réagir et de réfléchir.

Maintenant, il n’y a plus qu’à prendre patience en attendant la sortie du quatrième tome !

Ma note : 4.5/5

Les lectures d'août 2017

Black Butler Vol. 22 et 23, de Yana Toboso (2016 et 2017 pour la traduction française)

Résumé : Ciel Phantomhive est l’héritier d’une grande famille de la noblesse anglaise. C’est sur les épaules de ce jeune garçon d’une grande beauté, très intelligent et mature pour son âge, que repose l’empire familial commercialisant entre autres des jouets et des friandises. Ciel fait également partie des « chiens de garde de la reine », ces membres de la gentry travaillant pour le gouvernement en vue d’éradiquer le crime du pays. Ce qui ne manquera pas de le placer dans des situations plutôt périlleuses. Ciel vit seul dans un grand manoir. Enfin, seul, pas vraiment, puisque Sebastian, son majordome, toujours en livrée noire, impeccablement stylé dirige la maison, accompagne Ciel partout et lui sert en quelque sorte de garde du corps. Sebastian doit également s’occuper de May Linn, la femme de chambre et de Finnian, le jardinier, tous deux plutôt loufoques. En matière d’érudition, d’éducation, d’art culinaire, rien à redire, Sebastian est parfait. Mais il ne faut pas se fier à ses belles manières car des gangsters menaçant la vie de son jeune maître ont entre autres découvert à leurs dépends, sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!

Ce que j’en ai pensé :  Difficile de proposer un résumé de manga… L’histoire se déroule souvent sur de (très) nombreux tomes. C’est le cas pour Black Butler (et ses 23 tomes), que je lis assidument depuis ses débuts français. C’est toujours un plaisir de me replonger dans cette histoire qui se déroule à l’ère victorienne en Angleterre. Mais ne parlons surtout pas de l’animé, qui est vraiment décevant.

Le problème des mangas en cours, c’est qu’entre la publication des tomes, il est facile d’oublier ce qu’il s’est passé dans les tomes précédents.

L’avantage (qui peut aussi être un inconvénient, selon le point de vue), c’est que certains tomes vont être géniaux alors que d’autres vont être nuls. Du coup, on se sent obligé de continuer à lire pour pouvoir savoir. Du coup, j’ai beaucoup plus aimé le tome 23 que le 22.

Pour en revenir au manga en question, les personnages sont drôles et attachants, les décors sublimes et les dessins vraiment beaux. Pour moi c’est un point important pour les mangas. Si les dessins ne me plaisent pas, je n’arriverais pas à me plonger dans l’histoire. Logique, non ? 😀

Étant plutôt intéressée par l’époque victorienne, c’est toujours chouette de voir les protagonistes du manga évoluer à côté de personnages célèbres. Jack l’Eventreur ou la Reine Victoria par exemple. D’ailleurs, on la voit assez régulièrement, puisque Ciel travaille pour elle.

Bref, c’est un manga que je conseille.

Ma note : 3/5 & 4/5

Les lectures d'août 2017

L’Enfant Allemand, de Camilla Läckberg (2007, 2011 pour la VF)

Résumé : La jeune Erica Falck a déjà une longue expérience du crime. Quand à Patrick Hedström, l’inspecteur qu’elle vient d’épouser, il a échappé de peu à la mort, et tous deux savent que le mal peut surgir n’importe où, qu’il se tapit peut-être en chacun de nous, et que la duplicité humaine, loin de représenter l’exception, constitue sans doute la règle. Tandis qu’elle entreprend des recherches sur cette mère qu’elle regrette de ne pas avoir mieux connue et dont elle n’a jamais vraiment compris la froideur, Erica découvre, en fouillant son grenier, les carnets d’un journal intime et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d’une croix gammée. Pourquoi sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé un tel objet ? Voulant en savoir plus, elle entre en contact avec un vieux professeur d’histoire à la retraite. L’homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné…

Ce que j’en ai pensé : Après plusieurs tomes d’une même saga, il peut arriver qu’on se lasse. Toujours les mêmes personnages, les mêmes lieux d’intrigue… Ce n’est pas du tout ce que je ressens en me plongeant dans cette saga policière. J’en ai déjà beaucoup parlé dans les lectures de juillet 2017, mais j’aime vraiment l’univers créé par l’auteure suédoise. Pourtant, les romans policiers ne sont pas mon fort, à cause de leur côté bien trop terre-à-terre. Je préfère ce qui sort de la réalité, ce qui me fait voyager dans d’autres mondes. Il faut aussi dire que je trouve ça un peu étrange d’aimer lire des récits qui racontent certaines abominations, alors que le monde est déjà assez cinglé comme ça. Bref, reprenons.

Dans ce nouveau tome, on en apprend plus sur le passé de l’héroïne, et notamment sur l’histoire de sa mère. Dans les tomes précédents, il est toujours fait mention d’Elsy Falck comme d’une femme froide, incapable de témoigner de l’amour à ses deux filles. C’est un point crucial de l’histoire, puisque toute la relation d’Erica et de sa sœur cadette, Anna, est entachée par cette absence d’amour physique et moral du côté de leur mère.

J’ai donc aimé ce tome pour la simple raison qu’il donne une explication à cette absence. Il ne la justifie pas, mais l’explique assez facilement. Cela donne une profondeur assez incroyable aux personnages d’Erica et d’Anna. On comprend mieux la nature de leur relation, et c’est important. Dans les romans policiers, j’ai l’impression que l’histoire est exclusivement tournée vers le meurtre et l’enquête qui va avec. J’ai rarement lu de livres qui s’intéressaient aussi bien à l’enquête qu’à ceux qui la menaient. Après, je n’ai peut-être pas suffisamment lu ce genre de romans pour m’étaler sur le sujet.

Toujours est-il que c’est vraiment sympa que l’auteure soit parvenue à mélanger l’histoire de l’héroïne à celle d’un meurtre. On reste dans la lancée des romans policiers, mais en prenant le temps d’approfondir l’histoire des protagonistes. Je crois vraiment que c’est tout ce qui fait la force de ce roman.

Ma note : 4/5

Les lectures d'août 2017

La Sirène, de Camilla Läckberg (2008, 2012 pour la VF)

Résumé : Un homme a mystérieusement disparu à Fjällbacka. Toutes les recherches lancées au commissariat de Tanumshede par Patrik Hedström et ses collègues s’avèrent vaines. Impossible de dire s’il est mort, s’il a été enlevé ou s’il s’est volontairement volatilisé.

L’affaire se complique lorsque la police découvre que l’une des proches connaissances de la victime, l’écrivain Christian Thydell, reçoit des lettres de menace depuis plus d’un an. Lui ne les a jamais prises au sérieux, mais son amie Erica, qui l’a aidé à faire ses premiers pas en littérature, soupçonne un danger bien réel. Sans rien dire à Patrik, et bien qu’elle soit enceinte de jumeaux, elle décide de mener l’enquête de son côté…

Ce que j’en ai pensé : Attention, ce qui suit contient quelques spoilers. 😉

Dans ce nouvel épisode des aventures de la famille Hedström, le lecteur est confronté à une maladie mentale qui me fascine depuis longtemps : la schizophrénie. Je sais, c’est un peu morbide dit comme ça, mais j’ai toujours été curieuse de comprendre le fonctionnement d’une telle maladie. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais été déçue par le film Split et par le traitement et l’usage faits de cette maladie.

Revenons à nos moutons. Il est fait mention de La Sirène dans le tome précédent, et ça c’est le genre d’anecdote qui, même si elle n’a pas grande importance, m’amuse beaucoup. Les auteurs qui sont capables de se projeter dans le temps et de savoir ce qu’ils vont écrire par la suite, je trouve ça vraiment chouette.

Pour en revenir à l’histoire, je l’ai trouvée vraiment bien ficelée. C’est toujours délicat dans les romans de Camilla Läckberg, de comprendre le pourquoi du comment avant d’arriver aux derniers chapitres. Dans celui-ci, quelques éléments prennent sens assez rapidement, mais il y a tellement de zones d’ombre que c’est compliqué de comprendre le pourquoi du comment. Je ne sais pas vous, mais j’adore cette frustration éprouvée quand on a l’impression d’avoir la réponse sous les yeux, ou au bout de la langue, sans être toutefois capable de déterminer la vue d’ensemble. C’est probablement la raison pour laquelle j’aime autant cette saga de romans policiers.

Ma note : 4/5

Les lectures d'août 2017

Le Gardien de Phare, de Camilla Läckberg (2009, 2013 pour la VF)

Résumé : Dans ce septième volet de la série qui lui est consacrée, Erica est sur tous les fronts. Non contente de s’occuper de ses bébés jumeaux, elle enquête sur l’île de Gräskar dans l’archipel de Fjällbacka, et s’efforce de soutenir sa sœur Anna, victime, à la fin de La Sirène, d’un terrible accident de voiture aux conséquences dramatiques.

Ce que j’en ai pensé : J’adore les histoires de fantômes, alors vous imaginez bien que j’ai été ravie de les voir à l’œuvre dans ce roman. Ne vous méprenez pas, nous restons dans le roman policier avec cet opus littéraire. Une enquête terre-à-terre, certes, mais derrière laquelle se dessine un autre schéma, qui l’est beaucoup moins.

Là, on se retrouve face aux vieilles superstitions léguées oralement par les habitants d’une petite ville (ou d’un grand village ?). Des superstitions au cœur desquelles se trouvent des fantômes. Dans les lectures de juillet, je vous parlais de l’introduction de ces histoires parallèles à l’intrigue principale. Des histoires d’un autre temps, racontées en début de chaque chapitre. On ne comprend pas forcément le lien entre ces récits du passé et l’enquête au présent avant la fin. Le Gardien de Phare ne déroge pas à cette règle. Dans ce roman, c’est au cours de ces récits passés que les fantômes prennent corps – à défaut de prendre vie. J’ai beaucoup aimé que le côté sérieux de l’enquête soit confronté au surnaturel, même si cela reste fictif. Je ne sais pas vraiment si vous comprenez ce que j’entends par là. L’enquête, c’est une chose sérieuse, réelle (même si je parle bien d’un roman). Tandis que les histoires de fantômes, on y croit ou non, ce n’est pas quelque chose de sérieux. Il y a des morts et des disparitions réelles, et des fantômes qui n’existent qu’à travers l’imagination des habitants de Fjällbacka.

Quoi qu’il en soit, au-delà de cet aspect surnaturel, j’ai beaucoup apprécié la tournure des événements au cours du livre. Il y a plein de petites histoires qui semblent évoluer chacune de leur côté, avant de parfaitement s’imbriquer à la fin du récit. Une fin surprenante d’ailleurs, encore plus que pour les autres tomes.

Ceci conclut ce qui est probablement la « critique » de livre la plus décousue du monde. Je m’en excuse. 😉

Ma note : 4/5


Vous avez lu des choses intéressantes ces derniers temps ?

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8 Commentaires

  • Reply Tiphaine

    J’en suis au 3ème tome d’Erica Falk (encore à acheter, mais ça ne saurait tarder) et comme toi, je ne me lasse pas de ses enquêtes venus du froid ! Et j’imagine tout à fait un petit road trip du côté de Göteborg et Fjällbacka 😉

    19 septembre 2017 at 12:39
    • Reply Ophélie G.

      Je suis ravie que tu aimes alors, parce qu’il va encore être question de ses livres dans les lectures de septembre ! Tu me diras quel roman tu préfères une fois que tu les auras tous les ! xx

      19 septembre 2017 at 12:45
  • Reply prettylittletruth

    J’aime beaucoup Camilla Lackberg aussi 🙂

    19 septembre 2017 at 12:40
    • Reply Ophélie G.

      Tu les as tous lus ? C’est quel tome que tu préfères ? xx

      19 septembre 2017 at 16:56
  • Reply Frenchie au Canada

    J’adore les livres de Camilla Läckberg . J’avais commence la serie mais impossible de trouver le reste avec ma bibliotheque et je n’aime pas acheter des livres electronique, a moins qu’ils soient vraiment en solde. Si j’achete un livre, j’aime acheter un objet. Du coup j’attends de peut-etre un jour tomber dessus (je n’achete pas beaucoup de livres neufs en ligne ou ailleurs) ou que ma bilbiotheque les aient 🙂

    19 septembre 2017 at 16:26
    • Reply Ophélie G.

      Je suis comme toi en ce qui concerne les livres papiers – je tiens trop à avoir l’objet en tant que tel dans ma bibliothèque. Du coup, j’achète systématiquement les livres que je veux lire, mais je me débrouille toujours pour acquérir la version électronique aussi. 😉 xx

      19 septembre 2017 at 16:57
  • Reply lewerentz

    Une cure de Läckberg ;-D C’est une auteur que j’aime aussi, des lectures faciles, rien d’exceptionnel mais toujours sympas. Je te recommande vivement son court « Cyanure », un huis-clos à Noël qui est, à mon avis, nettement son meilleur écrit.

    24 septembre 2017 at 11:20
    • Reply Ophélie G.

      C’est le seul que je n’ai pas encore lu tiens ! Il va falloir que j’y remédie alors. Merci du conseil ! xx

      24 septembre 2017 at 11:45

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