Dans l’atelier d’un apprenti luthier

par Ophélie G.
4 commentaires
Dans l'atelier d'un apprenti luthier
Dans l’article précédent, je vous parlais de ma visite à Mirecourt, capitale française de la lutherie. Aujourd’hui, je continue dans cette lancée en vous parlant un peu de cet aspect de la ville – après tout, mon frère étudie pour être luthier, alors j’ai appris pas mal de choses sur le sujet. Et quand je dis luthier, c’est surtout de la fabrication d’instruments à cordes – violons, altos, violoncelles, etc.

On fabrique des violons en Lorraine depuis le XVIe siècle, mais c’est au XVIIIe siècle que la production artisanale se développe à Mirecourt. Il faut dire que les forêts vosgiennes offrent des ressources incroyables, mais surtout, inépuisables ! C’est quelque chose qui m’a marqué, ce paysage recouvert de forêts. Mirecourt a vu ce développement continuer, jusqu’au XIXe siècle. Depuis, Mirecourt reste le centre principal de production d’instruments à cordes de France.

Et c’est dans les années 1970 qu’est créée l’Ecole Nationale de Lutherie, où mon frère étudie. Une école extrêmement pointilleuse en matière de sélection d’élèves (seulement douze élèves sont admis chaque année). Bref, vous l’aurez compris, Mirecourt et la lutherie, c’est une histoire d’amour qui n’a pas connu de fin.

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Si mon bureau d’étudiante en langue était jonché de dictionnaires unilingues et bilingues, de livres sur la grammaire ou la civilisation, de pièces de Shakespeare ou de poèmes de Robert Frost, de grands classeurs emplis à craquer de prises de notes de séminaires ou encore de Stabilo soigneusement rangés, celui d’un étudiant en lutherie n’a rien à voir. Dans cette chambre qui leur sert d’atelier, mon frère et sa copine n’ont même pas un bureau.

Ici, on trouve des chutes de bois empilés le long des murs, de nombreux outils éparpillés sur le sol, mais aussi sur les grands établis en bois brut. Les fins copeaux de bois dorés craquent sous les pieds et l’odeur de la sciure rappelle doucement celle de la montagne et des forêts. On y trouve aussi des violons à différents stades de réalisation. Des manches, des corps, des pochoirs d’ouïes – ces formes taillées dans le corps du violon – jonchent les étagères déjà encombrées d’outillage. Dans la bibliothèque, toute une section est réservée aux livres sur le bois et sur les manières de le travailler. Vous l’aurez compris, l’atelier d’un apprenti luthier est aux antipodes d’un bureau étudiant..

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Je tenais à remercier mon adorable petit frère (qui est bien plus grand que moi maintenant) et son adorable amoureuse qui m’ont laissé envahir leur espace avec mon appareil photo. ♥

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4 commentaires

LadyMilonguera 21 juillet 2015 - 18:52

Vraiment très intéressant… Il faut que ces métiers perdurent…

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cakeandwhisky 21 juillet 2015 - 18:52

Lovely pictures!
Sandra | Cake + Whisky

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Ophélie G. 21 juillet 2015 - 18:52

Thanks lovely! xx

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Ophélie G. 21 juillet 2015 - 18:54

Je suis entièrement d'accord ! Le travail manuel du bois est quelque chose d'extrêmement intéressant, et il serait dommage de perdre ce savoir-faire au profit d'un travail d'usine.. xx

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