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Chroniques du logement

Vivre à l’étranger : inconvénients de la colocation

Vivre à l'étranger : les inconvénients de la colocation

Partager un logement n’est pas du tout synonyme d’une bonne entente constante. Loin de là même. Après vous avoir parlé des avantages de vivre en colocation, je vous présente aujourd’hui les inconvénients. Croyez-moi, vous pourriez avoir envie de peser le pour et contre, car vivre en coloc’ n’a rien d’un conte de fée. Du moins, pas tous les jours.

Si j’étais quelqu’un d’optimiste, j’aurais pu tourner cet article sous la forme « les avantages de vivre seul(e) ». Mais ça aurait sonné moins dramatique, et j’avais envie de faire dans le théâtral aujourd’hui. On reste donc sur les inconvénients de la colocation. Si, si, j’insiste ! 😀

Les inconvénients de la colocation

1. On n’est jamais seul.

Par principe, une colocation, c’est vivre à plusieurs. Mais c’est pas non plus comme vivre avec sa famille ou un conjoint. Il y a toujours quelqu’un dans une pièce, pas loin, et ça peut vite être agaçant. Je ne sais pas pour vous mais avoir quelqu’un autour de moi, même dans une autre pièce, peut vite me taper sur le système. Ce qui m’amène à l’inconvénient suivant.

2. Il y a toujours du bruit.

Ça c’est probablement LE truc qui devient vite chiant. Entre le coloc’ qui ne sait pas marcher sans bruits (sur de la moquette, faut le faire hein), celui qui Skype à toute heure du jour ET de la nuit, celui qui claque les portes ou celui qui chante à tue-tête, c’est difficile de profiter du silence. En plus de la présence quasi-constante de quelqu’un donc, il y a aussi la présence de bruits. Partout. Tout le temps.

3. C’est parfois la guerre pour accéder à la salle de bain/aux toilettes.

Chacun a ses petites habitudes en ce qui concerne la douche & Cie. Entre ceux qui languissent sous la douche le soir et ceux qui la prenne sitôt sortis du lit, c’est chiant. À moins d’avoir un système ou un planning bien rodé. En coloc, ça prend vite des proportions désastreuses. Surtout, par exemple, quand celui qui est sous la douche met quarante-trois minutes pour se doucher et que les toilettes sont DANS la salle de bain.

4. Le ménage n’est pas inné pour tout le monde.

Dans la liste des avantages, je notais ce point précis : « On partage les tâches ménagères ». En réalité, ça relève plus du mythe que de la réalité ce truc. Le ménage sera une chose aussi variable que le temps anglais (c’est-à-dire, très variable). Certaines personnes pensent, par exemple, que tant qu’on ne voit pas que c’est sale, ce n’est pas la peine de nettoyer. Voilà, voilà.

5. La cuisine, c’est souvent le lieu de conflits.

Raison n°1 : On a toujours un coloc qui ne ferme pas la porte de la cuisine et/ou ne met pas la hotte quand il fait à manger. Résultat, tout l’appart (moquette comprise) s’imprègne d’odeurs absolument nauséabondes (surtout en lendemain de cuite tiens).

Raison n°2 : On a toujours un coloc qui oublie des aliments dans son placard ou dans le frigo. Aliments qui, bien évidemment, pourrissent/moisissent, en contaminant tout le reste. Sinon c’est pas drôle.

Raison n°3 : On a toujours ce coloc qui ne fait pas la vaisselle après avoir mangé. Résultat, si tu comptes cuisiner, tu dois d’abord te taper SA vaisselle. Ou prendre un take away, au choix.

6. Les différences culturelles sont parfois compliquées à gérer.

Si les différences culturelles sont un point fort de la colocation, à force, ça peut être difficile à gérer au quotidien. Qu’on le veuille ou pas, on est tous conditionnés par notre propre culture. L’heure des repas, du coucher et du lever, les petites choses du quotidien – tout varie d’un pays à un autre. Parfois, il est difficile de se mettre d’accord sur certains points (NON, préparer le dîner à 3h du matin n’est PAS socialement convenable).

7. Établir des règles relève de l’utopie.

Au début d’une coloc, on est tous supers motivés à faire en sorte que tout se passe pour le mieux. On établie des règles, un planning de ménage et tout. En général, ça tient deux ou trois semaines, après, c’est l’anarchie. C’est chacun pour sa peau.

8. Les clés peuvent être un problème.

Quand vous aurez ouvert la porte à votre coloc qui aura oublié ses clés pour la cent soixante-douzième fois, vous comprendrez. À moins que vous soyez celui qui oublie, là, ça vous passera au-dessus de la tête.

Cet article est plus ou moins à prendre au second degré. Toutes les choses cités ci-dessus, je les ai vécues un moment donné ou à un autre au cours de mes trois ans de coloc’ (un à Glasgow et deux à Stamford). Bien évidemment, la coloc’ c’est super chouette et ça vaut la peine d’être vécu une fois dans sa vie !

Néanmoins, il faut quand même avoir conscience qu’une coloc, ça ne se passe pas toujours façon New Girl. Parfois, c’est vraiment très, très insupportable. Ceci étant dit, les bons moments vous feront vite oublier les mauvais !

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14 Commentaires

  • Reply Tiphaine

    Pour avoir vécu deux fois en colocation (mes deux semestres en Allemagne), cela ne m’a pas du tout réussi…
    Je suis une introvertie / solitaire (raye la mention inutile) et ce genre d’expérience ne m’a pas du tout aidé à sortir de ma coquille. Dommage !

    18 octobre 2016 at 11:59
    • Reply Ophélie G.

      J’étais un peu dans cette optique-là à Glasgow malheureusement.. Maintenant, je sais que la coloc n’est pas faite pour moi ! xx

      18 octobre 2016 at 16:02
  • Reply prettylittletruth

    Pour avoir vecu en coloc aussi, je me reconnais bien dans ta liste! 🙂

    18 octobre 2016 at 12:44
    • Reply Ophélie G.

      Ça me rassure alors, je ne suis pas une vieille mégère aigrie (ou alors, je ne suis pas la seule) ! xx

      18 octobre 2016 at 16:04
  • Reply Les Flâneuses

    Je n’ai pas vécu longtemps en colocation, à peine 4 mois, mais ça m’a franchement suffit !
    Entre les soirées arrosées (quand on ne boit pas ce n’est pas très fun ^^’) et la salle de bain occupée… Enfin bref je me retrouve pas mal dans cet article ^^

    23 octobre 2016 at 15:40
    • Reply Ophélie G.

      Je ne suis pas d’accord, quand t’es la seule à ne pas boire au milieu d’une bande d’alcolique, tu peux quand même t’éclater.. 😉 Par contre, la salle de bain TOUJOURS occupéee, merci mais l’horreur ! Xx

      27 octobre 2016 at 09:59
  • Reply Stephanie

    Je m’y retrouve aussi, mais d’un autre côté… vivre seule c’est ma pire angoisse, je sais c’est débile… je préfère supporter du bruit et des petits conflits au quotidien que me lever seule, rentrer le soir dans un appartement vide, passer des journées seules quand j’ai la flemme de sortir…
    Chacun son truc ! J’ai eu des colocations dans plusieurs pays, j’ai dû composer avec pas mal de nationalités différentes, mais au final aujourd’hui j’en rigole (oui même la meuf qui utilisait son sèche cheveux dans notre chambre tard le soir 😀 )

    1 novembre 2016 at 13:02
    • Reply Stephanie

      Ah et pour la vaisselle j’ai souvent eu ma parade : j’achetais mes trucs, j’utilisais mes trucs et je les rangeais dans MA chambre. Toujours propre, toujours dispo, et pas besoin de se taper la vaisselle des autres MDR !

      1 novembre 2016 at 13:03
      • Reply Ophélie G.

        Je faisais ça aussi.. Mais dans une coloc telle que je l’imagine, je trouve ça un peu relou d’en arriver à de telles mesures ! xx

        1 novembre 2016 at 13:44
    • Reply Ophélie G.

      T’es bien courageuse ! Je suis du genre ermite, alors rentrer chez moi en sachant qu’il n’y aura personne me remplit de joie ! 😀
      Sérieux, comment tu fais pour rire du sèche-cheveux ?! xx

      1 novembre 2016 at 13:44
  • Reply Anaïs

    Alors tout d’abord je tiens à dire une chose: je valide ce nouveau design absolument super cool, ainsi que ton nouveau header chaton ♥.
    Pour ce qui est de ton article, j’ai bien bien bien ris, parce que même avec seuelement 3 mois de colloc en Irlande, j’ai retrouvé certaines situations et pas les plus plaisantes XD!

    16 novembre 2016 at 22:13
    • Reply Ophélie G.

      Merci mon Chaton ! ♥♥♥
      Trois mois, c’est court mais quand on vit en coloc ça peut être une horreur ! xx

      17 novembre 2016 at 10:46
  • Reply Aurélie

    Après 6 mois de coloc dans un « railroad apartment » à NYC, dans une chambre situé entre celle de ma coloc et la sdb + cuisine, je m’étais dit « plus jamais ça »… Et puis j’ai remis ça à la Réunion depuis 4 mois et tout se passe à merveille, comme quoi ! La clé est d’avoir vraiment son espace à soi…

    31 janvier 2017 at 17:37
    • Reply Ophélie G.

      J’imagine que ça dépend aussi des personnalités.. A Glasgow on était six, avec chacun son espace à nous… Mais c’était quand même chiant à la longue ! xx

      1 février 2017 at 11:41

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