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Le Book Club

Parenthèse littéraire

Dans ma bibliothèque

Dans cet article où je parlais de livres, je disais que je ne ferais jamais de critiques littéraires, car c’était pas mon truc. Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis il paraît, et l’idée me trotte quand même dans la tête depuis quelques temps. Alors j’ai décidé de parler de livres malgré tout. Pour ce premier article « Parenthèse Littéraire », je reviens sur 10 livres découverts et lus en 2015 qui m’ont énormément plu. Cette liste n’est pas du tout exhaustive (choisir dix ouvrages sur les 74 lus l’an dernier n’a pas été simple..), mais je voulais éviter l’effet pavé compact et imbuvable pour inaugurer cette nouvelle rubrique qui j’espère, vous plaira. 🙂

Parenthèse littéraire #1

10 livres et sagas que j’ai aimé en 2015

 

American Gods, Neil Gaiman

American Gods de Neil Gaiman (2001). Un ami me l’a mis entre les mains, mais j’ai mis beaucoup de temps avant de m’y mettre. Quelle erreur ! Si le début peut sembler (très) long à se mettre en place – et pour un livre de 500 pages, ça peut être effrayant – la fin est absolument géniale. La difficulté de ce récit réside dans les personnages, qui sont tous des versions modernes de dieux anciens (gréco-romains, nordiques, asiatiques, etc.). On passe beaucoup de temps à tenter de se souvenir où on a déjà lu ce nom, à quelle mythologie il appartient ou lesquels de ses attributs va être importants pour l’histoire. Mais cette bataille entre dieux anciens et dieux modernes (les nouvelles technologies) est très bien écrite et imagée, et après quelques chapitres, on est vite embarqués dans l’aventure sans pouvoir y échapper.

La Princesse des Glaces, Camilla Läckberg

La saga Erica Falck de Camilla Läckberg (2003-). J’avais lu les trois premiers tomes de cette série policière il y a cinq ou six ans, et j’avais littéralement accroché. L’été dernier, je me suis replongée dans l’univers de l’auteure suédoise avec beaucoup d’impatience – tout en craignant de me souvenir de trop de détails pour apprécier l’histoire. Que nenni ! Les différents tomes de la saga suivent Erica Falck, journaliste, qui enquête sur des meurtres à Fjällbacka, au cœur de la Suède. Les intrigues sont très réussies, et il est extrêmement difficile de mettre les indices dans le bon ordre pour comprendre le pourquoi du comment. Ce n’est en général que dans les derniers chapitres que toute l’histoire finit par se mettre en place. Autant vous dire que j’ai dévoré les huit tomes d’affilé, en étant parfois incapable de lâcher le livre, tant j’étais avide de connaître le dénouement.

The Language of Dying, Sarah Pinborough

The Language of Dying de Sarah Pinborough (2009). Cette auteure m’était connue pour ses réécritures de contes de fée et j’avais apprécié son univers un peu fantasy. The Language of Dying est aux antipodes de ces réécritures et s’est révélé être l’un des livres les plus difficiles qu’il m’est été donné de lire. La difficulté n’a rien à voir avec l’écriture qui est très belle, très épurée. Il est difficile de lire ce livre à cause de ce qui y est raconté. Pour faire simple, c’est une femme qui décrit la maladie puis la perte de son père, tout en s’adressant à lui. Les émotions sont décrites avec tant de puissance que je les ai ressenties de la même manière que la narratrice : avec la même douleur, les mêmes déchirements émotionnels. Ce livre est devenu l’un de mes préférés, car pour m’émouvoir à ce point, il faut beaucoup de talent.

Nous rêvions juste de liberté, Henri Loevenbruck

Nous rêvions juste de liberté de Henri Lœvenbruck (2015). Ce livre aussi m’a beaucoup touchée. Le narrateur, Hugo, nous raconte son besoin de liberté, son besoin d’échapper à une vie qui ne lui correspond pas et qui l’étouffe. Ses amis rêvent de la même chose, et c’est tous ensemble qu’ils partent en moto découvrir cette liberté à laquelle ils aspirent tant. Leur plus grande leçon sera d’apprendre que la liberté a un prix, et que celui-ci est bien trop élevé. Cet espèce de road-trip en moto qu’ils font à travers le pays nous fait voyager, aussi bien physiquement qu’émotionnellement. La fraternité, l’amitié et l’indépendance sont les idées clés de ce roman, mais pas que… Un roman qui vaut le détour.

Maudit Karma, David SafierMaudit Karma de David Safier (2008). Un livre que l’on m’a offert pour noël 2014 et que j’ai beaucoup apprécié. Maudit Karma, c’est l’histoire de cette nana qui jouit d’une existence parfaite (boulot parfait avec paie parfaite, famille, maison, etc.) mais qui gâche tout : elle trompe son mari, détruit sa famille et le reste. Jusqu’au jour où une météorite lui tombe le coin de la tête (pour être polie…) et qu’elle se réincarne.. en fourmi. Là, elle fait la rencontre de la réincarnation du très célèbre Casanova, et ensemble, ils vont tenter de comprendre comment évoluer dans l’échelle des réincarnations. Une lecture légère, drôle et que je conseille pour donner le sourire. D’ailleurs, ça m’a donné envie de découvrir les autres ouvrages de cet auteur allemand.

Dracula, Bram Stoker

Dracula de Bram Stoker (1897). Ce classique traînait depuis des années entre Frankenstein de Mary Shelley et un roman de James Hogg, et je me suis enfin décidée à le lire. On connaît tous l’histoire de Dracula grâce au film de F.F. Coppola, mais le livre est d’une nature différente. C’était la première fois que je lisais un roman épistolaire et j’avoue avoir eu beaucoup de mal à accrocher au début. Le changement de narrateur peut sembler déroutant et j’avais parfois du mal à m’y retrouver (il y a beaucoup de personnages). A cause de cette narration d’un genre particulier, la chronologie s’en retrouve bouleversée et il faut bien faire attention aux dates des différentes lettres si on veut bien tout comprendre. En plus de ça, le vocabulaire est parfois un peu trop désuet.. Malgré tout ça, j’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire originale de Dracula.

Hansel & Gretel, Neil Gaiman

Hansel & Gretel de Neil Gaiman et Lorenzo Mattotti (2014). J’ai lu beaucoup d’ouvrages de Neil Gaiman l’année dernière, et celui-ci m’a énormément plu. Il s’agit d’un graphic novel : ce n’est pas vraiment une bande-dessinée, mais plutôt un conte illustré. On y retrouve le fameux conte de Hansel et Gretel, réécrite par la plume de Neil Gaiman, avec des illustrations de Lorenzo Mattotti. J’ai énormément adoré ses dessins, uniquement en noir et blanc : quand l’histoire débute, le noir dévore presque toute la page. Au fil des pages et de l’histoire qui se déroule, ces images gagnent en lumière. Ce jeu du noir et blanc apportent vraiment quelque chose à ce conte un peu sombre.

Percy Jackson, Rick Riordan

Percy Jackson and the Olympians de Rick Riordan (2005-2009). On change totalement de registre avec cette saga de cinq livres. Si j’avais moyennement apprécié l’adaptation cinématographique (comme souvent en fait), j’ai beaucoup aimé les livres. Ça reste de la lecture pour adolescents, je le conçois. Néanmoins, les personnages sont intéressants et bien développés, et ce rapport avec la mythologie grecque est très sympa. Les livres m’ont un peu fait penser à American Gods à cause des dieux anciens mis en relation avec la société contemporaine, mais en beaucoup plus simple. D’ailleurs, je les ai tellement appréciés pour me changer les idées, que je vais probablement lire les cinq tomes qui suivent, ainsi qu’un autre ouvrage de R. Riordan traitant cette fois de la mythologie nordique.

The Miniaturist, Jessie Burton

The Miniaturist de Jessie Burton (2014). Alors ça, c’est le livre qu’on voyait partout en Angleterre. Dans les grandes enseignes telles que Waterstones ou WHSmith par exemple, on le voyait en tête de rayon – c’était même le premier truc qui accrochait le regard en entrant. Il ne m’en a pas fallu davantage pour craquer et l’acheter (surtout que la couverture est très jolie). L’histoire se déroule à Amsterdam dans les années 1680 : la jeune Nella se retrouve mariée à un homme plus âgée qui ne s’intéresse pas à elle mais qui lui offre une réplique miniature de leur foyer. Au fur et à mesure que Nella remplie sa maison miniature, elle découvre les secrets de sa propre demeure, ainsi que les dangers qui les attendant tous. Difficile de décrire ce livre sans gâcher les surprises, mais bien que la fin soit prévisible, ça reste une très belle découverte et je ne regrette pas d’avoir craqué.

 Barbe-Bleue, Amélie Nothomb

Barbe-Bleue d’Amélie Nothomb (2012). J’aime bien lire du Nothomb pendant l’été, je ne sais pas pourquoi. Ses livres ont un effet catégorique chez moi : soit j’aime totalement (Les Combustibles, Journal d’Hirondelle), soit je déteste complètement (La Métaphysique des Tubes, Le Sabotage Amoureux). J’ai adoré lire Barbe-Bleue, ouvrage dans lequel la jeune Saturnine joue au jeu du chat et de la souris avec Don Elemirio, chez qui elle loue une chambre, un homme plus âgé et riche qui s’est entiché d’elle. Comme souvent avec cette auteure, le style est étrange, mais l’écriture est jolie. Le roman se lit vite et la fin est sympa.

C’est ici que s’achève cette première « parenthèse littéraire » qui, je l’espère, vous aura plu. Si c’est le cas, je rédigerais des articles de façon plus régulière, ce sera probablement un peu plus digeste. 😉 En tout cas, j’ai déjà envie de vous parler de quelques pépites littéraires dénichées en ce début d’année.. J’espère aussi que cet article s’affichera de manière potable, ça a été un véritable casse-tête de positionner les images en fonction des paragraphes.

Des livres à me conseiller pour 2016 ?

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8 Commentaires

  • Reply Aemilia

    Merci pour cette parenthèse, que j’ai lue avec grand plaisir !
    Les vacances approchant, je vais craquer pour plusieurs des livres que tu évoques :
    – American Gods, qui est dans ma « liste d’envie » depuis des mois (mais c’est en rapport avec mon métier, donc ça ne compte pas vraiment comme un « craquage » :-p)
    – Maudit Karma, dont je n’avais jamais entendu parler mais le speech me convainc !
    – The miniaturist, car j’adore les romans qui se passent à des époques différentes
    Vile tentatrice ! >:-(

    4 février 2016 at 10:23
    • Reply Ophélie G.

      Je suis contente que cet article t’ait plu ! N’hésite surtout pas à me dire ce que tu auras pensé de « American Gods », « Maudit Karma » et « The Miniaturist » surtout !
      « The only way to get rid of temptation is to yield to it… I can resist everything but temptation » a dit Oscar Wilde, et il n’avait pas totalement tort ! 😉 xx

      4 février 2016 at 20:39
  • Reply Aemilia

    J’adore la citation ! 😉
    Elle me fait penser à cette image :
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/54/79/14/5479142bd0428f7e30c32651c3286f67.jpg

    4 février 2016 at 20:41
  • Reply Marion

    AAhhh ton article tombe à pic!
    En ce moment je lis The Martian de Andy Weir (le film avec Matt Damon) et j’ai mis un temps fou à vraiment m’y plonger, mais maintenant que j’ai plein de boulot et que j’ai pas vraiment le temps de lire, quand je prends le temps de l’ouvrir, c’est difficile de le refermer!!!
    Je te remercie de partager tes trouvailles, ça m’inspire pour participer à un reading challenge.
    Par contre : 74 livres lus en 2015???? punaise mais c’est énoooorme!!! 🙂

    4 février 2016 at 23:25
    • Reply Ophélie G.

      Je note le titre, tu m’as rendue curieuse ! Tu comptes participer à ce challenge du coup ? 😀
      Je rigole pas quand je dis que je passe mon temps libre à lire hein.. J’ai toujours lu, du coup je lis super vite ! 😉 xx

      7 février 2016 at 09:38
  • Reply Anaïs

    Super,quelques lectures de plus à ajouter sur ma liste :p!

    15 février 2016 at 18:27
    • Reply Ophélie G.

      Tu me diras ce que tu penses de ces lectures ! 😀 xx

      16 février 2016 at 21:37

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