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Vie pratique

Quand ton banquier est ex-prêtre

Ouvrir un compte bancaire en Angleterre

Le jour où j’ai officiellement commencé à travailler à l’école, ça a été une journée dédiée à la paperasse diverse et variée. Entre les papiers à remplir pour obtenir le DBS Check (l’équivalent du casier judiciaire français, indispensable pour travailler avec des enfants), les contrats à signer, etc. Ça nous a pris quasiment toute la matinée, mais ce n’était pas tout puisque dans l’après-midi, je devais aller prendre rendez-vous à la banque pour ouvrir un compte.

Parce que bon, si on s’expatrie pour une certaine durée, c’est quand même bien plus pratique d’avoir un compte bancaire local pour être payé et payer ses factures (et acheter des livres). Coup de chance à Lloyds, un employé s’ennuyait cruellement et a pu me recevoir sans délai. L’ouverture du compte aurait dû prendre quelques minutes à peine, mais ça a duré plus d’une heure (il s’ennuyait vraiment hein), car il nous a raconté les détails cruciaux de sa vie… d’ex-prêtre.

Vous n’imaginez pas à quel point on a pu rire dans ce petit bureau sans fenêtre, ma copine Noélia et moi-même, a écouter les histoires sordides et marrantes de ce jeune prêtre qui, par inadvertance, s’est vu contraindre de changer d’orientation professionnelle après avoir giflé un évêque. J’ai d’ailleurs appris une expression typiquement anglaise ce jour-là (et totalement sexuelle) : to slap the bishop (littéralement « gifler un évêque »). Je vous laisse le soin d’aller voir sur l’Urban Dictionary pour la définition..

Ouvrir un compte bancaire

A part ça, ouvrir un compte en banque a été bien plus facile qu’en Ecosse. A Glasgow, le jeune homme qui nous avait reçu mon amie et moi était un vrai Glaswegien, couvert de tatouages des doigts au cou, avec un accent qui nous paraissait abominable à l’époque. Il nous avait d’ailleurs gentiment menacées de ne pas ouvrir nos comptes si on ne comprenait pas ce qu’il nous racontait.

En tant qu’étudiant, ouvrir un compte en banque peut s’avérer compliqué : certaines banques refusent les étudiants, tout simplement. Il faut parfois changer plusieurs fois de banque pour en trouver une qui vous acceptera. 🙂 Après, votre passeport, un justificatif de domicile et toute votre paperasse étudiante (les documents Erasmus, par exemple), devraient être suffisant pour ouvrir un compte en banque sans frais.

En tant que salarié, c’est beaucoup plus rapide et plus simple. Bien évidemment, le banquier a dû s’assurer de mon identité et de ma résidence dans le pays. Mon passeport m’a été d’une grande aide, car la carte d’identité n’existant pas au Royaume-Uni, elle n’est pas prise en compte partout. Puis, le contrat de location de l’appartement, ainsi qu’une attestation rédigée par mon employeur ont permis de confirmer ma résidence sur le sol britannique. Quelques clics plus tard, tout était réglé : ouverture du compte, accès à l’espace bancaire en ligne, carte de débit en cours d’envoi.

A ce propos : en fonction de votre situation, on vous proposera plusieurs types de comptes bancaires, et le choix entre une carte de débit et une carte de crédit. Vous pourrez également demander un carnet de chèque, si cela vous dit.

Récapitulons.

Pour ouvrir un compte en banque, dans l’idéal, il vous faut :

Un passeport à jour ;

Un bail de location ou une facture avec votre nom et votre adresse ;

Une attestation de votre employeur confirmant l’adresse au Royaume-Uni.

Il n’est pas toujours possible de fournir une attestation de l’employeur, notamment quand on arrive tout juste sur le sol anglais. Celle-ci n’est pas indispensable, elle facilite juste les démarches. Par contre, vous ne pourrez pas entamer les démarches d’ouverture de compte tant que vous n’aurez pas d’adresse fixe.

Moins d’une semaine plus tard, vous recevrez un courrier avec votre carte bancaire, et un autre avec le code. Code que vous pourrez d’ailleurs changer par la suite. 🙂

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