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Culture : TV & Cinéma

Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

Il serait utile de commencer par une déclaration. Depuis très longtemps, je voue un culte à Tim Burton, que je considère comme un véritable dieu de la réalisation cinématographique. J’ai grandi avec les chansons de The Nightmare Before Christmas (L’Etrange Noël de Mr. Jack), j’ai passé mon adolescence amoureuse d’Edward aux Mains d’Argent et j’ai rigolé comme pas possible devant Sweeney Todd. Sans oublier mon amour inconditionnel pour le personnage d’Ichabod Crane et l’univers général de Sleepy Hollow. Alors bien évidemment, Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children (Miss Peregrine et les Enfants Particuliers).

Vous l’aurez compris, je ne suis pas forcément la plus objective quand je parle d’un de ses films. Il n’y en a pas un seul que j’ai détesté, c’est vous dire. Je tenais néanmoins à vous dire pourquoi j’ai aimé Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children. Parce que oui, j’ai adoré ce film.

Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children : un univers burtonnien par excellence

Il semblerait que Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children ait été écrit dans le but que Tim Burton en fasse une adaptation cinématographique. C’est du moins l’impression que j’ai eue en le lisant. Ce roman présente en effet toutes les caractéristiques que l’on retrouve dans les films du réalisateur américain.

Il y a d’abord le héros, un adolescent en marge du monde qui ne sait plus faire la différence entre réalité et fiction. Mais il y a aussi d’autres personnages dont les particularités les rend reines et rois de leur propre monde. Sans oublier une atmosphère et des paysages sombres qui ne sont pas sans rappeler l’ère victorienne si chère à Tim Burton.

Si on mentionne ces éléments favorisés par le réalisateur, il ne faut pas oublier de préciser que tous ces trucs qu’il semble détester sont là aussi : la vie dans une banlieue américaine brûlée par le soleil de Floride, des adultes/parents inintéressants, une vie bien triste et morne.

Quand je vous disais que ce livre a été écrit dans le but que Burton en fasse un film…

Une identité visuelle prédéterminée

Le roman a de base une identité visuelle bien marquée puisque de nombreuses photos viennent imager le récit. Pour ceux qui ne le sauraient pas, Ransom Riggs collectionne des photos vintages. Celles qui se trouvent dans ses livres sont de vraies photos, dénichées ça et là au fil de sa vie. Je dis vraies, dans le sens où lui-même ne les a pas altérées. Certes, elles ont dues être trafiquées à un moment donné ou à un autre, mais c’était il y a longtemps. Il n’empêche que trafiquées ou pas, elles restent super étranges, ces photos !

Le problème de ces photos, c’est qu’elles n’ont pas d’histoire. C’est pour ça que Riggs a décidé de leur en créer une. Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children est donc né de la volonté de l’auteur d’apporter un semblant d’explication pour ces photos qui frisent le surnaturel. L’histoire a donc été tissée autour de ces photos, et non l’inverse. Plutôt creepy, non ?

Tout ça pour dire que je trouve que Tim Burton s’y est très bien pris pour donner de la vie à ces personnages photographiés. Il a su rester fidèle à l’image physique que je m’étais faite des personnages, et j’ai beaucoup apprécié les détails.

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

Un univers sombre et enchanteur

On retrouve dans Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children quelque chose de récurrent dans les films de Tim Burton. Cette opposition entre deux mondes où, en général, le monde dit « normal » n’est pas le plus attrayant. Le cas le plus flagrant, c’est dans Corpsebride (Les Noces Funèbres): le monde des vivants est terne et à mourir d’ennui, tandis que celui des morts est multicolores et plutôt cool.

Dans ce film donc, le loop de 1945 est un magnifique endroit coloré, avec une nature d’une beauté sans pareille. La maison qui accueille les enfants particuliers, une maison de type victorienne, se démarque encore davantage par la finesse de son architecture. Tous les loops font d’ailleurs bien plus envie que le monde réel. Mais c’est le but, justement, puisque les loops sont censés être des havres de paix en marge du monde, dédiés à la protection des enfants particuliers. Alors que le Pays de Galles de 2016 fait triste mine : une météo abominable, des bâtisses en pierre délabrées. La maison des enfants elle-même est flippante, puisqu’il ne reste que les ruines d’une maison détruite par une bombe allemande.

De la page à l’écran

Ayant très souvent été déçue par les adaptations de livres, je n’ai jamais mis la barre très haut en matière d’attentes. Dans ma tête, les romans n’ont rien à voir avec les adaptations, et vice versa. C’est probablement pour ça que je n’ai pas été déçue de l’adaptation de Miss Peregrine, malgré les différences avec les romans.

Parce que oui, des différences, il y en a. Prenez les particularités des enfants, par exemple. Celles d’Emma et d’Olive ont été interverties. J’imagine que si Emma ne contrôlait pas l’air, la scène de l’épave aurait été bien moins classe.

L’histoire des enfants particuliers est complètement passée à la trappe, alors que le livre offre un tas de détails à ce sujet. La fin m’a surprise, de par les différences avec le roman, mais ne m’a pas déplu. Je trouve même que pour ceux qui, comme moi, ont lu le livre, ça apporte quelque chose d’assez chouette.

La seule chose que je n’ai pas vraiment aimé, c’est le fait que Samuel L. Jackson ne soit pas super crédible en super méchant. L’acteur surjoue un peu le personnage, ce qui du coup le rend moins abominable que dans le livre. Par contre, les Hollows sont terriblement bien faits et méchamment flippants !

Je recommande ou pas ?

Sans hésitation, je recommande vraiment ce film. Que l’on connaisse ou non la trilogie, l’histoire est bien ficelée à l’écran, et le casting est vraiment intéressant. C’est un film qui permet de passer un bon moment, surtout si vous appréciez l’œuvre et le style cinématographique de Tim Burton.

Oh, gros point en plus : l’Original Soundtrack du film est absolument géniale !

 Vous l’avez vu ? Vous en avez pensé quoi ?

 Si non, vous comptez aller le voir ?

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6 Commentaires

  • Reply Laurie

    Ahah, je ne vois que maintenant ce billet. ^^’ Comme toi, je voue un culte à Burton et l’histoire était faite pour être réalisée par lui au cinéma. Je te rejoins totalement concernant Samuel L. Jackson. Je le trouvais pas si crédible à surjouer comme il le faisait.
    Par contre, la toue fin m’a laissée pantoise. J’ai l’impression que les conséquences suite à l’histoire d’espace-temps de Jacob ne sont pas logiques … (j’ai trop regardé Doctor Who…)

    9 décembre 2016 at 13:44
    • Reply Ophélie G.

      Tim Burton = Dieu. J’avoue que les histoires d’espaces temps me laissent souvent perplexes, c’est souvent difficile à suivre. 😉 xx

      11 décembre 2016 at 16:27
  • Reply AMBROISIE

    On est d’accord, Tim Burton c’est l’un des génies de notre siècle même si je lui en veux encore pour Alice aux pays des merveilles, c’est l’un des seuls films qui m’a déçu. J’ai regardé Miss Peregrine hier soir et j’ai pris plaisir à retrouver les acteurs (surtout Eva Green) et le style burtonien par excellence.

    3 janvier 2017 at 12:07
    • Reply Ophélie G.

      Entièrement d’accord même ! Tim Burton, c’est le meilleur du monde. Je comprends que tu lui en veuilles pour Alice.. 😉 Miss Peregrine a vraiment été une belle surprise à mes yeux, tout à fait dans le style que l’on aime ! xx

      4 janvier 2017 at 17:04
  • Reply Aurélie

    Tu me donnes envie de lire le livre, tiens ! (je n’ai pas vu le film)

    5 janvier 2017 at 15:00
    • Reply Ophélie G.

      Sans hésitation, fonce ! Les deux sont géniaux ! xx

      7 janvier 2017 at 17:25

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