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Le Book Club

Les lectures de juillet 2017

Les lectures de juillet 2017

On voit bien que c’est les vacances. Entre l’attente à la gare ou à l’aéroport, j’ai eu le temps de rattraper mon retard en lisant sept romans. Bien plus que ces derniers mois, je suis ravie. En juillet 2017, j’ai donc (re)lu quatre thrillers suédois, de la fantasy américaine, une réécriture de classique et un roman autobiographique !

La Princesse des Glaces, Camilla Läckberg (2003, 2008 pour la VF)

Résumé : Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée.

Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint.

A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

Ce que j’en ai pensé : Ce livre était loin d’être une découverte, puisque je l’ai déjà lu l’année dernière (ou celle d’avant, je ne me souviens pas). Je me souvenais par contre très bien du meurtrier, sans toutefois me souvenir de ses raisons. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je me suis replongée dans le premier roman de l’auteure suédoise.

Il y a beaucoup de choses que j’apprécie dans ce roman. Les personnages, déjà, sont aux antipodes des personnages centraux. Loin des parfaits, leurs défauts et leurs traits humains les rendent tout particulièrement réalistes. Erica n’est pas bourrée de clichés, et elle me fait beaucoup penser à Bridget Jones dans sa manière de se sentir insecure. C’est un peu pareil pour Patrick, qui n’est pas LE beau gosse personnage principal.

Les différentes histoires entremêlées sont la deuxième chose appréciable selon moi. Au fil des chapitres, de nouveaux personnages font leur entrée. Difficile au départ de comprendre à quel niveau de l’histoire ils vont intervenir. En lisant, je me suis posée beaucoup de questions, me demandant ce que ces personnages faisaient dans l’histoire et quel était/est leur rôle dans le dénouement de l’enquête.

Et au final, tout finit par se mettre doucement en place. Les personnages secondaires s’imbriquent à la perfection dans l’intrigue et on se rend compte que chaque détail, même ceux qui paraissent insignifiants, de leur vie trouvent parfaitement leur place dans l’histoire.

Et dernière chose : le décor ! Il est tellement rare de lire des romans dont l’histoire se déroule en Suède que c’est vraiment chouette. En lisant, je m’imaginais sans peine les grandes étendues gelée et enneigée de la Suède, les petites maisons rouges et blanches, les grands lacs scintillants en été… Pour un dépaysement, c’était vraiment sympa.

Le fait que l’on ne puisse pas forcément mettre les pièces dans le bon ordre au cours de l’histoire est très important pour moi. En général, je trouve que les intrigues de romans policiers sont assez faciles à démêler après quelques chapitres. Or, ce n’est pas le cas avec les romans de Läckberg. Je les ai pourtant presque tous lus : à chaque fois, il me faut attendre les derniers chapitres pour avoir le mot de la fin. Et c’est franchement appréciable !

Ma note : 4.5/5


Le Prédicateur, Camilla Läckberg (2004, 2009 pour la VF)

Résumé : Dans les rochers proches de Fjällbacka, le petit port touristique suédois dont il était question dans La Princesse des glaces, on découvre le cadavre d’une femme. L’affaire se complique quand apparaissent, plus profond au même endroit, deux squelettes de femmes…

L’inspecteur Patrik Hedström est chargé de l’enquête en cette période estivale où l’incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d’Erica Falck, sa compagne.

Lentement, le tableau se précise : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt. Revient ainsi en lumière la famille Hult, dont le patriarche, Ephraïm, magnétisait les foules accompagné de ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés de pouvoirs de guérisseurs.

Depuis cette époque et un étrange suicide, la famille est divisée en deux branches qui se haïssent. Alors que Patrik assemble les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu. La liste s’allonge…

Ce que j’en ai pensé : Il n’y a rien à faire, j’aime décidément tous les romans de cette saga policière. Là encore, comme pour quasiment tous les livres, je me souvenais très bien de l’assassin, sans parvenir à me rappeler du motif…

Dans ce deuxième roman, le point de vue change un peu. Si le premier tome était plutôt tourné vers Erica, celui-ci s’oriente davantage vers Patrik – et c’est comme ça pour le reste de la saga. J’aime beaucoup ce changement progressif de point de vue. Progressif, car Erica n’est pas totalement mise à l’écart. Au contraire, on suit son évolution en parallèle de celle de Patrik, et c’est chouette.

Là encore, les personnages sont intéressants de par leur banalité. Ce sont des messieurs et mesdames tout-le-monde auxquels il est très facile de s’identifier. Ça change tellement, que j’adore !

Quant à l’histoire, elle est aussi prenante que celle du premier roman. Une nouvelle fois, les différentes histoires parallèles semblent se tourner autour, sans qu’on arrive à comprendre comment elles s’imbriquent. Il faut attendre les derniers chapitres pour que tout se mette définitivement en place, et c’est vraiment sympa. Rares sont les livres qui me tiennent autant en haleine ! Et pourtant, je les ai déjà lus…

Ma note : 4/5


Le Tailleur de Pierre, Camilla Läckberg (2005, 2009 pour la VF)

Résumé : La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l’avoir esquintée. Il jeta un coup d’œil par-dessus bord mais ce qu’il vit n’était pas le casier. C’était une main blanche qui fendit la surface agitée de l’eau et sembla montrer le ciel l’espace d’un instant.

Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs…” Un pêcheur de Fjällbacka trouve une petite fille noyée. Bientôt, on constate que Sara, sept ans, a de l’eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu’un l’a donc tuée avant de la jeter à la mer. Mais qui peut vouloir du mal à une petite fille ?

Alors qu’Erica vient de mettre leur bébé au monde et qu’il est bouleversé d’être papa, Patrik Hedström mène l’enquête sur cette horrible affaire. Car sous les apparences tranquilles, Fjällbacka dissimule de sordides relations humaines – querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles – dont les origines peuvent remonter jusqu’aux années 1920. Quant aux coupables, ils pourraient même avoir quitté la ville depuis longtemps. Mais lui vouer une haine éternelle.

Ce que j’en ai pensé : Je crois que c’est un de mes tomes préférés. Je ne vais pas revenir sur les personnages, qui deviennent de plus en plus intéressants à mesure que l’on découvre qui ils sont. Ça ferait un peu répétitif… Je dirais simplement qu’à partir de ce roman, on suit vraiment plus les aventures de Patrik que celles d’Erica… Et c’est pas plus mal, car la vie d’une mère au foyer peut rapidement devenir monotone pour un lecteur.

Il y a une petite nouveauté par rapport aux deux premiers tomes. Au début de chaque nouveau chapitre, on a le droit à un récit complètement à part. Du moins, c’est ce qu’il semble à première vue. Mais au fil des pages, on devine aisément que ce récit se rapporte à l’histoire principale… Et qu’il donne des précisions et des indications sur l’histoire en cours. Toutefois, impossible de comprendre les tenants et les aboutissants avant la toute fin, comme à chaque fois.

Ma note : 4.5/5


L’Oiseau de Mauvais Augure, Camilla Läckberg (2006, 2010 pour la VF)

Résumé : L’inspecteur Patrick Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n’a pas une minute à lui. La ville de Tanumshede s’apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue ne sera pas de trop. D’autant qu’une femme vient d’être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrick un accident similaire intervenu des années auparavant.

Tragique redite d’un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s’empare de l’inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s’emballe. L’émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge…

Ce que j’en ai pensé : La télé-réalité, quelle plaie ! Et ce n’est pas ce roman qui m’a fait changer d’avis à ce sujet. C’est nul, inintéressant et n’apporte que des ennuis. Quand la ville de Tanumshede décide d’organiser Fucking Tanum, on comprend vite que cela va dégénérer. Et pour cause !

Dans ce quatrième tome, deux enquêtes sont menées en parallèle. Et pour couronner le tout, une nouvelle inspectrice débarque au commissariat de Patrik. Que de nouveautés qui apportent un grand plus dans l’histoire. C’est vrai qu’au bout de quatre tomes, on commence à connaître les personnages principaux. Bien qu’il reste un tas de choses à savoir sur leurs histoire respectives, on a quand même fait le tour du principal. Un peu de sang neuf, c’est vraiment agréable à lire.

Bref, j’ai beaucoup aimé ce quatrième tome, plein de nouveautés et de rebondissements. Dans celui-ci aussi, chaque nouveau chapitre est introduit par une histoire a priori dénuée de lien avec les meurtres principaux. Mais on finit par s’en douter, ce n’est pas le cas. Bien que l’on puisse deviner quelque chose, rien ne laisse présager le pourquoi du comment. Il faut attendre les derniers chapitres pour que tout se mette en place. Je ne sais pas comment l’auteure réussit ce tour de main, mais c’est la raison pour laquelle j’aime dévorer ses romans. Le suspens reste intact jusqu’à la fin.

Ma note : 4/5


An Ember in the Ashes, Sabaa Tahir (2016)

Résumé : Dans un monde où l’armée a pris le pouvoir, l’obscurantisme domine, mais deux adolescents vont s’unir pour tenter de renverser ceux qui ont imposé ce règne de la force.

Autrefois le royaume était savant et cultivé. Il était partagé entre les Scholars (ceux qui détiennent le savoir) et les Martials (les soldats qui tirent leur puissance de la force brute). Jusqu’au jour où les Martials ont pris violemment le dessus et écrasé les Scholars. Désormais, quiconque est trouvé avec un livre ou en train d’écrire risque la prison ou la mort. Le royaume a sombré dans l’obscurantisme et les Scholars ont peu à peu oublié leurs connaissances…

Laia, une Scholar de 16 ans, voit sa famille assassinée car son frère, qui détenait un carnet mystérieux, est accusé de trahison. Pour venger sa famille et empêcher que son frère ne soit exécuté, Laia rejoint la résistance. Celle-ci l’envoie en mission d’espionnage dans l’école militaire de Blackcliff qui forme l’élite de l’armée, où elle devient vite l’esclave de la terrible directrice.

De son côté, Elias, jeune Martial de 20 ans, fils de la directrice et possible futur empereur, rêve d’échapper à son destin tant il hait les exactions du pouvoir en place… et sa mère despotique.

Dans cette école-prison, les chemins de Laia et d’Elias se croisent. Ensemble, ils vont tenter de gagner leur liberté… et rejoindre la rébellion.

Ce que j’en ai pensé : C’est avec un mélange d’impatience et de méfiance que j’ai ouvert ce livre. En début d’année, j’ai été méchamment déçue par Rebel of the Sands et ouvrir An Ember in the Ashes me faisait peur. Parce que tout comme le roman d’Alwyn Hamilton, celui de Sabaa Tahir se passe dans un univers différent de celui de la littérature pour ados super en vogue. Là encore, on retrouve des génies, des goules et d’autres créatures sorties d’un univers et d’une culture bien particuliers. Heureusement, les premières pages ont balayé mes a priori, pour mon grand bonheur.

Il y a bien une chose que j’ai apprécié : un des personnages centraux, Laia. Laia n’est pas une héroïne parfaite. Pour ainsi dire, ce n’en est même pas une, du moins au début du roman. C’est une jeune fille timide et sans histoire. Mais quand son monde s’écroule autour d’elle, elle n’a pas ce qu’il faut pour survivre. Elle manque de bravoure et de force, deux traits qui sont souvent bien trop présent dans les romans. Sa bravoure et son courage vont se construire, peu à peu, au fil des pages. Certains naissent héros, mais certains héros se construisent au cours de l’histoire. Ce sont ceux que je préfère.

Le monde construit dans ce roman change de l’ordinaire, et c’est très rafraîchissant. Au final, l’histoire est d’avantage axée sur l’évolution des deux personnages principaux. J’ai trouvé ça très chouette.

L’alternance des points de vue n’est pas mon truc en général, surtout avec une narration à la première personne du singulier. Pourtant, alterner point de vue de Laia et celui d’Elias rythme vraiment l’histoire. Parfois, c’est même un peu rageant, puisqu’il faut attendre un chapitre supplémentaire pour continuer l’histoire du personnage que l’on apprécie le plus. Mais ça change et ça fait du bien.

Pour conclure, c’est un premier roman sympa à lire et il me tarde de découvrir la suite !

Ma note : 4/5


Lost Boy, Christina Heny (2017)

Résumé : Il y a une version de mon histoire que tout le monde connaît. Et puis, il y a la vérité. Voilà ce qu’il s’est passé. Comment je suis passé du premier – et préféré – garçon perdu de Peter Pan à son plus grand ennemi.

Peter m’a conduit sur son île parce qu’il n’y avait pas de règles ni d’adultes pour nous raisonner. Il a ramené des garçons de l’Autre Endroit pour s’amuser, mais la manière dont Peter conçoit l’amusement est plus aiguisée qu’une épée de pirate. Parce que ça n’a jamais uniquement été du rire et des jeux sur l’île. Nos voisins sont des pirates et des monstres. Nos jouets sont des couteaux, des bâtons et des pierres – le genre de jouets qui fait mal.

Peter nous a promis que nous resterions tous jeunes et heureux pour toujours.

Il a menti.

Ce que j’en ai pensé : Quelle jolie surprise de découvrir un autre aspect de l’histoire de Peter Pan ! Et quoi de mieux que de faire cette découverte à travers le récit du Capitaine Crochet ? Je ne sais pas vous, mais je me suis toujours demandée ce qui avait pu déclencher cette guerre sans fin entre les deux personnages…

J’ai lu Peter Pan il y a des années, et je me souviens avoir été choquée par l’aspect monstrueux du jeune homme. Il est loin du joyeux gai luron du film de Walt Disney ! Lost Boy renforce l’image du petit garçon cruel, à des années lumières d’un gamin de son âge.

Le personnage principal du roman, Jamie – aka le Capitaine Crochet – est attachant. La manière dont il essaye de protéger les plus jeunes de Peter Pan et des dangers de l’île est vraiment touchante. On comprend d’ailleurs très vite pourquoi ce personnage devait grandir à un moment donné. Narrateur de l’histoire, il nous fait découvrir l’île et Peter de son point de vue. C’est assez marrant de voir son point de vue évoluer au fil du roman. D’un garçon, il devient adolescent, puis adulte.

La violence de ce roman m’a quand même beaucoup touchée. Ça m’a fait pensé au détestable Lord of the Flies (détestable pour moi hein !). Des enfants qui jouent à des jeux d’adultes en se faisant la guerre, c’est d’une violence sans nom. Parce que dans l’univers de Peter Pan, les jeux de guerres n’en sont pas vraiment. Entre les monstres qui dévorent les enfants et les raids contre les pirates pendant lesquels les enfants tuent les adultes, et vice-versa, c’est quand même difficile à lire – mais pas à imaginer malheureusement.

Bien que j’ai trouvé ce roman chouette à lire, je l’ai un peu trouvé long par moment, ce qui m’a empêchée de pleinement l’apprécier. Certains passages sont très répétitifs et auraient pu être raccourcis, voire carrément coupés. Ça n’aurait pas changé l’histoire, mais ça aurait facilité la lecture.

Ma note : 3.5/5


Wild de Chreyl Strayed (2012)

Résumé : Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s’en remettre à la nature et de marcher. Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l’Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie.

Franche, dynamique et un brin déjantée, Cheryl Strayed nous entraîne grâce à ce récit humain et bouleversant sur les chemins d’une renaissance.

Ce que j’en ai pensé : Ce livre et moi, c’est un peu une histoire d’amour/haine. Ce qui ne m’a pas empêchée de le dévorer en quelques jours, que l’on se le dise.

La raison principale du départ de Cheryl, c’est la mort de sa mère qu’elle n’arrive pas à digérer, même quatre ans après. Ça, je peux le comprendre aisément. Seulement voilà, elle en parle beaucoup, beaucoup trop au court des 500 pages de ce roman. Pour le lecteur, ça peut parfois être ennuyeux. Du moins, cette répétition latente m’a souvent ennuyée, au point de sauter quelques paragraphes que je jugeais un peu trop redondants.

Ce qui me gêne avec les autobiographies, c’est ce sentiment de self-centered qui ne quitte jamais le personnage. Ce qui est logique, puisque Cheryl raconte sa propre histoire. Sauf qu’à force d’être dans sa tête, on finit un peu par tourner en rond, et c’est dommage.

J’ai regretté la quantité de descriptions du paysage. Je suis sûre que Cheryl a dû voir des paysages à couper le souffle pendant ses six semaines de rando. Seulement voilà, elle est tellement concentrée sur ses problèmes qu’on dirait qu’elle n’en profite même pas. Ce qui est vraiment dommage, puisque bon, ça a l’air d’être un environnement vraiment beau à voir.

Par contre, j’ai apprécié d’en apprendre plus sur le trail en lui-même. Savoir que les randonneurs laissent des traces de leur passage pour que d’autres randonneurs les suivent et les rattrapent, cette entente et entraide entre les randonneurs qui ne se connaissent pas, le fonctionnement des points de passage (je me demandais comment des randonneurs pouvaient avoir tout ce dont ils avaient besoin dans un seul sac !).

En somme, en quelques 500 pages, j’ai retenu quelques détails qui au final ne sont pas si intéressants que ça. 1. Ses chaussures sont trop petites, elle a les pieds niqués. 2. Sa mère est morte, ça a détruit sa vie. 3. Elle s’est lancée dans une randonnée sans savoir où elle mettait les pieds. Et voilà.

Ma note : 3.5/5


Pour le mois d’août, j’ai déjà une petite PAL : Lord of Shadows de Cassandra Clare, la suite des romans de Camilla Läckberg et le troisième tome de la Passe-Miroir, que je recevrai pour mon anniversaire dans quelques jours (vous entendez mes cris de joie ?!).

Vous avez lu quoi en juillet ?

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2 Commentaires

  • Reply Nathalie CookieetAttila

    La collection « Actes noirs » d’Actes Sud est ma préférée. Je n’ai jamais lu « La princesse des glaces » donc je n’ai pas lu ta critique (je déteste savoir le moindre détail d’une histoire avant de la lire/ regarder) mais je ne doute pas que c’est très bien.
    Depuis que j’ai lu ton article sur le Kindle ( il y a très longtemps), j’ai terriblement envie d’en acheter un (que de bons arguments) mais je ne l’ai toujours pas acheté (trop pauvre et surtout trop radine). J’ai envie de lire tous ces livres mais pas envie d’acheter la version papier. Aaaah dilemme. Il y en a tellement de Camilla Läckberg, j’ai envie de tous les lire!

    11 août 2017 at 20:51
    • Reply Ophélie G.

      J’espère que tu sauteras le pas avec La Princesse des Glaces et que tu viendras me donner ton avis. 🙂
      Je t’avoue que les Läckberg sont les rares livres que j’ai en version numérique et pas en version papier, et ce, sans les avoir achetés.. Mais ça ne saurait tarder ! Ceci dit, je comprends ta réticence vis-à-vis du prix, c’est quand même un investissement. xx

      17 août 2017 at 12:03

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