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Chroniques anglaises

Chroniques anglaises #15 : L’angoisse de la fin de l’hiver

Chroniques anglaises #15 : L'angoisse de la fin de l'hiver

Ces dernières semaines ont été assez paradoxales. Elles se sont étirées à l’infini, mais sont pourtant passées très très vite. C’est l’heure de vous raconter mon quotidien anglais de ces deux dernières semaines ! Un quotidien principalement tourné vers l’angoisse et les maths (vous sentez le lien ? :D).

Le retour de l’angoisse

Je suis une personne très angoissée et nerveuse. Ajoutez à ça de l’hypersensibilité plutôt exacerbée, ça donne un mélange pas forcément très sympa. Ces dernières semaines ont été particulièrement difficiles à ce niveau. Je me suis sentie dépassée par un tas de choses : le départ d’une amie, le test de maths qui arrivait et un je-ne-sais-quoi assez désagréable qui m’a fait me sentir au plus bas. Ce qui n’était pas arrivé depuis des mois.

Cependant, il y a une certaine tendance annuelle chez moi. À la fin de l’hiver, moment où mon taux de fer est toujours au plus bas, je suis toujours un peu déprimée. Ça se calme assez vite en général, mais c’est systématique. À cette période, mon humeur joue au yoyo. Si le matin je suis assez motivée et de bonne humeur, à l’approche du déjeuner je deviens grincheuse, triste voire carrément déprimée. Quoi que je fasse, il semblerait que je ne puisse pas y échapper.

Mes astuces anti-angoisse

D’habitude donc, quand vient cette vague d’intenses angoisses existentielles (non non, je ne suis pas DU TOUT du genre à dramatiser :D), je me laisse complètement submerger, sans même chercher à aller mieux. Je ne mange pas, me lamente sur mon sort et j’attends bêtement que ça passe.

Cette année, ça a été différent ! Dès que les premières crises d’angoisses sont arrivées, j’ai mis en place deux-trois choses pour sortir la tête du trou.

  • J’ai fait une cure de fer en gélules, pour limiter la casse. Je tiens d’ailleurs à préciser que mes anémies en fer n’ont rien à voir avec mon alimentation végétarienne. Mon organisme n’assimile pas le fer, et je suis constamment anémiée. Mais ça s’aggrave en hiver.
  • Plus récemment, je suis allée à la salle de sport tous les jours de semaine. À chaque pause-déjeuner, je vais religieusement enfiler mon jogging et mes baskets pour me défouler. Et il n’y a pas à dire, c’est très efficace ! À tel point que je continue.
  • J’écoute du heavy metal, du power metal et du folk metal à fond sur mon enceinte Sonos. Bon pas à fond, mais très fort. Ça m’empêche de trop réfléchir.
  • Je passe encore plus de temps à lire, mais seulement des romans fantasy qui me sortent un peu du quotidien.
  • Je travaille beaucoup. Ça me laisse moins de temps pour réfléchir aussi.

Aujourd’hui, ça commence à doucement aller mieux. Encore quelques semaines et je serai opé’ pour le printemps ! Et puis, ce sera les vacances et mon petit frère sera là !

Je hais les maths, mais moins qu’avant

Ça c’est un titre mensonger, mais ça sonnait bien. Grâce à ma professeur particulière, j’ai appris à aimer les maths. Elle me les explique si bien que je comprends absolument tout. D’ailleurs, j’aurais pu rajouter ça dans ma liste d’activités anti-déprime : faire des exercices de maths. Je peux faire ça pendant des heures, et ça me prend tellement d’énergie cérébrale que je ne pense à rien d’autre.

Hier, je suis allée à Leicester pour passer mon Numeracy Skill Test, un test de maths obligatoire pour entrer à l’université en Angleterre pour faire un PGCE. Contre toute attente, je l’ai eu du premier coup, malgré la difficulté de l’épreuve. C’est vraiment chouette de se dire que mes efforts et mon acharnement (je vous assure, c’est de l’acharnement à ce niveau-là) ont payé ! Plus que l’équivalent du GCSE en maths à passer et je pourrais ENFIN vous parler sereinement de tout ça.

Prise de bec et excuses

Depuis quelques semaines, je travaille un peu différemment avec une de mes classes d’années 11 (secondes). Au lieu de voir les élèves un par un pour leur faire pratiquer leur prononciation, je les prends par groupe de cinq. Pendant toute l’heure de cours (une heure quinze exactement), on fait la même chose que le reste de la classe, mais en petit comité. C’est vraiment sympa de changer un peu. Pour eux autant que pour moi.

Sauf que, j’ai eu un groupe il y a quelques semaines avec qui je me suis sentie complètement dépassée. Deux des cinq étaient insupportables puisqu’ils n’avaient pas envie de travailler. Ils ont donc empêché les autres de travailler. Vous imaginez donc que ça c’est très mal terminé. Mais personnellement, j’ai vite oublié l’affaire. Les trucs nazes, ma mémoire les relègue dans un coin où ils y sont oubliés.

Sauf que, surprise la semaine dernière quand l’un de ces deux chieurs est venu, la queue entre les jambes, pour me faire ses plus plates excuses. Bien évidemment, je ne comprenais pas de quoi il parlait, puisque ça m’était sorti de la tête. Tout ça pour dire que j’ai eu mes premières vraies emmerdes avec un élève (en deux ans et demi !) et que c’était chouette de le voir s’excuser. Il m’a presque fait de la peine avec ses yeux de Chat Potté et sa coupe de Jack dans Titanic. 😀

Les petits plaisirs de ces dernières semaines

  • Refaire le plein de livres à Waterstones et en Charity Shops.
  • Voir les bébés moutons trop mignons dans les champs.
  • Avoir plus de responsabilité à l’école.
  • Se réveiller avec le pépiement des oiseaux.
  • Les jours qui rallongent.
  • Les jonquilles qui fleurissent absolument partout.

A lire

En images

Le joli ciel de Stamford // La récompense post-test de maths // Devant chez moi

La « mini » tarte au chocolat de The Olive Branch // Le retour des oies // Etranges jeux à l’école des filles

Bon dimanche à tous ! ♥

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2 Commentaires

  • Reply Aurélie

    Les filles balancent des éponges sur les profs ?!

    19 mars 2017 at 14:48
    • Reply Ophélie G.

      C’est l’idée oui.. Il se passe des trucs étranges dans l’école où je bosse ! xx

      19 mars 2017 at 15:43

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