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Apprendre à parler une langue

Apprendre à parler une langue

Aujourd’hui, parler une seconde langue n’est plus quelque chose de superflu. Çà peut même être un véritable atout dans plusieurs aspects de votre vie. Que ce soit pour voyager, pour travailler ou même pour sociabiliser, la deuxième langue est toujours un grand plus – voire même une troisième. Aujourd’hui, devant me remettre à l’espagnol, j’avais envie de vous parler de mes méthodes pour apprendre une langue une langue.

J’ai toujours aimé les langues. Après bibliothécaire à cinq ans, c’était professeur d’anglais que je voulais être à dix ans. Lectrice assidue du Journal de Mickey, je découpais systématiquement la BD en anglais pour la coller dans un grand cahier. Et tous les soirs, je relisais ces pages en essayant d’apprendre un maximum de mots. J’adorais ça. Cet amour de la langue anglaise ne m’a pas quitté et aujourd’hui, c’est à l’espagnol que je redonne une chance.

Redonne une chance, parce que c’était ma LV2 au lycée et que j’ai détesté. C’est un peu idiot de détester une langue, je l’admets. C’est probablement dû à ma toute première enseignante. Une femme inintéressante avec qui je n’accrochais pas du tout (et ça allait dans les deux sens).

Je donne l’exemple de l’anglais dans cet article, car ces petites astuces m’ont aidée à améliorer cette langue que je parle aujourd’hui au quotidien, mais elles peuvent s’appliquer à tout apprentissage linguistique.

Apprendre une nouvelle langue : quelques astuces

Aujourd’hui, l’apprentissage des langues en solo n’a plus rien à voir avec les cours ennuyeux et répétitifs auxquels nous avions le droit il y a quelques années. Plus besoin de se ruiner en livres d’exercices ou en livres de grammaire, puisque tout est accessible gratuitement (ou presque) en ligne. Apprendre une langue peut être ludique et intéressant, si on sait vers quoi se tourner.

S’immerger dans la langue

Bien évidemment, l’idéal est de partir quelques temps dans un pays où la langue étrangère que l’on veut apprendre est couramment parlée. Quand on se retrouve entouré de personnes qui communiquent dans une langue différente de la notre, on n’a pas le choix : il faut se débrouiller si on veut pouvoir vivre. Quand je suis partie neuf mois à Glasgow dans le cadre de ma licence, j’ai appris plus de choses linguistiquement parlant qu’en deux ans sur les bancs de la fac (j’étais pourtant en licence d’anglais).

Si vous êtes étudiant, il existe aujourd’hui de nombreuses manières de partir dans ce cadre :

  • Les programmes d’échanges interuniversitaires (je pense notamment au programme Erasmus pour l’Europe) ;
  • Partir dans le cadre d’un échange CIEP, c’est-à-dire devenir assistant de français dans un pays étranger ;
  • Effectuer un stage à l’étranger.

Pour les autres, il y a les PVT (Programme Vacances-Travail) qui permettent de partir un peu partout dans le monde. Être au-pair est une solution de plus en plus choisie, et pas uniquement par les jeunes filles. Sinon, il y a toujours l’expatriation pure et simple, celle qui ne laisse pas le choix. 😉

Bannir les versions françaises/doublées

C’est la règle numéro 1, celle que j’inflige à mes étudiants anglophones : bannir les versions doublées. Même si le doublage reste omniprésent en France, que ce soit à la télévision ou au cinéma, il est super facile de changer ces paramètres pour avoir accès à la version originale. Or, regarder une série ou un film en VO, ça change tout.

Outre le fait que c’est quand même bien plus sympa d’entre les voix des acteurs, ça aide à plusieurs niveaux. On apprend :

  • A s’habituer aux sons phonétiques et à la prononciation des mots.
  • Du nouveau vocabulaire et de nouvelles expressions idiomatiques utiles au quotidien.
  • A faire la différence entre les différents accents (il n’y a rien à voir entre un accent écossais et un accent anglais, par exemple).

Et puis, parfois, le jeu vocalique des acteurs est très important. Vous connaissez The King’s Speech (Le discours d’un roi en français) ? Ce film raconte comment Georges VI, le père de l’actuelle reine d’Angleterre, est devenu monarque tout en étant bègue (à l’époque de grands orateurs comme Hitler ou Mussolini). Toute la magie et la beauté de ce film tiennent en grande partie à la prestation de Colin Firth. En français, c’est franchement naze.

En résumer, s’immerger dans la langue à la maison est une excellente manière de débuter un apprentissage. Pour commencer, on peut mettre des sous-titres (dans la langue apprise, c’est mieux) pour pouvoir associer graphie et phonie. Pour ceux qui ont une mémoire visuelle, c’est pratique. Pour le cinéma, certaines salles proposent la projection de films en VO sous-titré français, alors pourquoi ne pas en profiter ?

Ecouter la radio, regarder la télé

Internet, c’est la vie ! Non seulement c’est super pratique au quotidien, mais pour apprendre des langues, c’est tellement pratique. Cela permet notamment d’écouter des radios du monde entier, ou de pouvoir suivre la télé étrangère rien qu’en restant à la maison. Au début, on ne fait pas forcément attention à ce qui est dit, surtout pour la radio, mais avec le temps, on reconnaît des sons, puis des mots, puis des phrases entières. Le but n’étant pas de tout comprendre dès le début, mais de se familiariser avec la langue et ses sonorités.

Lire en langue originale

Lire les informations dans une autre langue, c’est très sympa aussi. On apprend du vocabulaire un peu différent, un peu plus adapté au discours journalistique, mais du vocabulaire dont on peut se resservir.

Mais on ne s’arrête pas là ! Lire des pièces littéraires dans la langue dans laquelle elles ont été écrites est très utile aussi (j’ai appris récemment dans Wuthering Heights d’Emilie Brontë que ‘bitch’ voulait avant tout dire ‘chienne’, dans le sens chien femelle).

Pour débuter, prenez un livre dont vous connaissez déjà l’histoire : familier avec l’intrigue, vous pourrez davantage vous concentrer sur la langue. Les livres pour enfants peuvent également être une bonne alternative : en plus des BDs du Journal de Mickey, j’ai toujours eu une passion pour les romans pour enfants de Roald Dahl. C’est à travers ses livres que j’ai commencé à lire en anglais. Et croyez-moi, il n’y a rien de plus sympa que de lire un livre dans sa véritable langue (les traductions peuvent être très mal faites).

Utiliser des applications et des sites internet

A l’ère d’Internet et des appareils intelligents, pourquoi ne pas se tourner vers des applications pour apprendre les langues ? Parmi les plus connues on retrouve Duolingo, Memrise ou encore Babbel (qui est payante). Elles permettent une fois encore de se familiariser avec les sons et les mots, d’apprendre du vocabulaire de la vie de tous les jours, ou encore donnent quelques points de grammaire nécessaires.

Quant à Internet, non seulement vous pouvez accéder à un tas d’applis sympas, mais également à des sites dédiés à l’apprentissage des langues étrangères. On peut ainsi apprendre du vocab ou faire des exercices tout en s’amusant.

Apprendre à parler une langue

Avoir un professeur particulier

Apprendre une langue étrangère, c’est bien, la parler, c’est encore mieux. Surtout qu’apprendre une langue tout seul chez soi, enfermé avec sa tablette ou son cahier de notes peut très vite devenir lassant. Rien de plus sympa pour éviter d’abandonner que de faire appel à un prof particulier (moyennant bien sûr un coût). L’avantage de ces cours, c’est qu’ils se font en tête à tête avec quelqu’un dont la langue apprise est la langue maternelle : on peut très rapidement progresser dans son apprentissage, sans même s’en rendre compte. Votre « prof » corrigera vos défauts de prononciation, ce qui est intéressant.

Pour trouver un tuteur, cherchez en ligne ou dans les petites-annonces affichées dans les universités, beaucoup d’étudiants donnent des cours pour se faire un peu d’argent.

Suivre des cours en centre linguistique

Suivre des cours dans un centre linguistique agréé est une autre solution. Bien évidemment, cette méthode d’apprentissage à un coût qui peut parfois être élevé, mais c’est une excellente manière d’apprendre une langue étrangère. En général, les professeurs de ces centres sont natifs, c’est-à-dire que la langue qu’ils enseignent est leur langue maternelle. En plus de cela, vous serez avec des gens qui ont votre niveau, et c’est très bénéfique.

C’est ce que je fais comme travail, et j’avoue que mes élèves s’en sortent vraiment bien. Ils aiment bien m’entendre parler français et adorent que je corrige leur prononciation.

Apprendre à parler une langue

Quelques derniers conseils en vrac

  • Soyez régulier dans votre apprentissage. Quand j’étais au lycée, mon prof d’anglais ne nous donnait jamais d’autres devoirs que l’obligation de regarder 15 à 20 minutes d’un film en anglais sous-titré anglais par jour. Ca a été un très bon exercice.
  • Restez motivé. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mais (toujours avec Interner), il est très facile de rencontrer des gens qui ont les mêmes objectifs d’apprentissage que vous. En discuter avec eux peut être motivant et peut aider à maintenir le cap.
  • Parlez le plus possible. Trouvez quelqu’un avec qui parler cette fameuse langue, car au fond, c’est ce qui importe le plus.

Voilà mes conseils, ceux que je vais suivre un maximum pour me remettre à l’espagnol et apprendre à l’aimer. L’idée la plus importante, c’est qu’il faut vivre dans la langue que l’on veut apprendre, que ce soit regarder des émissions, écouter la radio ou encore changer la langue de son téléphone. Plus on en fait, plus on a de chance d’apprendre vite et bien.

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4 Commentaires

  • Reply prettylittletruth

    Bon courage pour ta reprise de l’espagnol! Moi c’est mon italien que je devrais travailler 🙂

    20 février 2017 at 10:17
    • Reply Ophélie G.

      Merci beaucoup et bon courage à toi ! xx

      21 février 2017 at 09:04
  • Reply Camomille

    En tant que passionnée d’anglais et ex-étudiante en anglais moi aussi, je ne peux qu’approuver tous tes conseils! J’ai commencé à regarder tout en VO et à lire en anglais vers mes 14-15 ans et c’est à partir de là que mon niveau a bondi. Je conseille depuis à tous ceux qui me demandent comment se mettre à lire en anglais de lire Harry Potter en VO. J’ai aussi passé un an en Erasmus au Pays de Galles ce qui m’a énormément fait progresser aussi! (et comme tu dis avoir un anglais plus quotidien et moins littéraire) Maintenant, pour maintenir mon niveau, je continue à tout regarder et tout lire en VO, je pars aussi souvent au Royaume-Uni, et c’est un plaisir de continuer à apprendre des nouveaux mots même quand on parle couramment!

    J’ai fait espagnol aussi et j’adorais ça mais j’ai bien perdu, du coup je refais des exercices via duolingo pour remonter un peu mon niveau car bien que niveau compréhension ça aille encore bien, niveau expression je cherche beaucoup trop mes mots.

    Mon objectif cette année c’est de vraiment me mettre au japonais, mais c’est une autre paire de manches: autre écriture, deux syllabaires et des idéogrammes, une grammaire et une conjugaison complètement différente des langues que je parle déjà… Il y a juste la prononciation qui est facile à maîtriser pour un français débutant. Cela dit ça me fascine d’autant plus même si je sais que l’apprentissage va être long et difficile! 😉

    20 février 2017 at 19:56
    • Reply Ophélie G.

      Bon courage pour le Japonais, ça a l’air méga compliqué. Au moins avec l’espagnol, je me mouille pas trop ! Sauf les accents, je n’ai jamais su où les placer, je sens que ça va être funky. 😀 xx

      21 février 2017 at 09:09

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